Imiter le prophète

La vie du prophète Mohammed : Une courte biographie

La vie du prophete Mohammed

Ceci est un court récit de la vie du prophète Mohammed  , Le prophète était une miséricorde pour l’univers. Sa vie brille toujours comme un symbole de lumière et de direction pour tous les temps et pour toute l’humanité. Il était le dernier messager de Dieu envoyé à l’humanité, le Sceau des prophètes. Il appela à l’unicité divine -Là ilâha illa Allah, Muhammadun rasûlu Allah : il n’y a de dieu que Dieu, Mohammed est Son Messager. Telle est sa vie et le message de l’Islam.

Chronologie de la vie du prophète Mohammed

Ci-dessous une chronologie de la vie du prophète avec les principaux événements qui s’y sont déroulés ainsi que l’âge approximatif du prophète sws lors des événements :

DateAge du ProphèteEvènement majeur
570Décès de son père, Abdullah
5700Date de naissance possible: 12 ou 17 Rabi al Awal: à La Mecque en Arabie
5776Décès de sa mère, Amina
58312–13Il se rend plusieurs fois avec son grand-père pour faire du commerce en Syrie
59524–25Rencontre et épouse Khadijah
59928–29Naissance de Zainab, sa première fille, suivie de: Ruqayyah, Umm Kulthum et Fatima Zahra
61040La révélation coranique commence dans la grotte de Hira sur le Jabal an-Nour, la « Montagne de Lumière » près de La Mecque. À 40 ans, Angel Jebreel (Gabriel) aurait apparu à Muhammad sur la montagne et l’appelait « le prophète d’Allah »
Commence l’appel a l’islam secretement à la Mecque
61343Commence à diffuser publiquement le message de l’islam à tous les Mecquois après que ce soit en secret
61443–44Une lourde persécution des musulmans commence
61544–45Émigration d’un groupe de musulmans vers l’Éthiopie
61645–46Début du boycott du clan Banu Hashim
61949Fin du boycott du clan Banu Hashim
L’année des douleurs: Khadija (sa femme) et Abu Talib (son oncle) meurent
62049–50Isra et Mi’raj (ascension au ciel pour rencontrer Dieu)
62251–52Hijra, émigration vers Médine (appelée Yathrib)
62352–53Début des raids en caravane
62453–54Bataille de Badr: les musulmans battent les Mecquois
Invasion de Banu Qaynuqa
Invasion de Sawiq
Invasion d’Al Kudr
Raid sur Dhu Amarr, Muhammad attaque les tribus Ghatafan
62554–55Bataille d’Uhud: les Mecquois battent les musulmans
Invasion de Hamra al-Assad, terrifie avec succès l’ennemi pour provoquer une retraite
Tragédie d’Al Raji et Bir Maona
62655–56Expédition de Badr al-Maw’id, Dhat al-Riqa et Dumat al-Jandal
62756–57Bataille de la tranchée (également connue sous le nom de siège de Médine)
Invasion de Banu Qurayza, siège réussi
62857–58La tribu mecque de Quraysh et la communauté musulmane de Médine ont signé une trêve de 10 ans appelée Traité d’Hudaybiyyah
Conquête de l’oasis de Khaybar
62958–59Premier pèlerinage du hajj
L’attaque de l’empire byzantin échoue: bataille de Mu’tah
63059–60Conquête de la Mecque sans effusion de sang
Bataille de Hunayn
Siège de Ta’if
Attaque réussie contre l’empire byzantin: expédition de Tabuk
63160–61Contrôle de la majeure partie de la péninsule arabique
63261–62Pèlerinage d’adieu au hajj

La jeunesse du prophète Mohammed

Une illustration imaginée de la Mecque au temps du prophète Mohammed

Mohammed, le dernier des prophètes, est né en 570 dans le désert aride d’Arabie, environ six cent ans après Jésus (Paix sur lui) dans la ville de la Mecque, située dans une profonde vallée entourée par un rideau de montagnes dentelées, brunes et noires.

Sa généalogie

Il est Muhammad Fils de Abdullah, Fils de Abdul Muttalib, Fils de Hachim,
 Fils de Abdou Manaf, Fils de Qousay, Fils de Kilab, Fils de Mourra, Fils de Kaab, Fils de Louay, Fils de Galib, Fils de Fahr, -et c’est lui qu’on surnomme Quraich et de lui vient le nom de la tribu- Fils de Malik, Fils de Annadr,
 Fils de Kinana, Fils de Khouzaima, Fils de Moudrika, Fils de Ilyas, Fils de Moudar, Fils de Nazar, Fils de Maad, Fils de Adnan.

Adnan est l’arrière grand père du prophète et il descend ddu prophète Ismael Fils d’Abraham Paix sur eux tous .
 

L’orphelin solitaire

Mohammed  était un orphelin. Son père était mort avant même sa naissance. Il a donc été élevé et sevré dans le désert, selon la coutume arabe de l’époque. À l’âge de six ans, sa mère Âmina décéda à son tour, il fut dès lors élevé par son grand-père, ‘Abd-al-Muttalib, et plus tard, par son oncle paternel, Abu Talib.

La Mecque était une ville importante et très connue, principalement parce qu’elle abritait la Ka’ba, la première maison jamais construite pour l’huma­nité à la gloire du Dieu unique. Elle avait été construite environ trois mille ans plus tôt par le prophète Abraham avec l’aide de son fils Ismaël (Paix sur lui). C’était là, dans cette vallée déserte et aride, qu’Abraham, selon la volonté divine, avait laissé sa femme Hajar avec leur enfant Ismaël. Petit à petit,avec le temps, la Mecque devint une ville de pèleri­nage et un centre culturel et commercial important dans laquelle, passaient de grandes caravanes qui allaient au Nord vers la Syrie et au Sud vers le Yémen. Mohammed (PBSL) était un descendant direct d’Abraham par Ismaël, appartenant à la noble et célèbre famille des Bani Hashim.

En tant que berger, Mohammed avait l’habi­tude de garder, sous un soleil de plomb, les moutons et les chèvres aux environs des collines entourant la Mecque : un entraînement familier, semble-t-il, pour tous ceux qui étaient destinés à porter la prophétie.

Le digne de confiance

Le prophète Mohammed était nommé Al Amin – L honnête

Jeune homme, Mohammed était connu auprès de tous comme al-Amîn, « celui sur qui l’on peut compter », grâce à son honnêteté et à son noble carac­tère. Son oncle l’aimait profondément et l’emmenait avec lui en Syrie lors de ses voyages d’affaires. Cela donna à Mohammed  la possibilité d’apprendre à gagner sa vie en tant que commerçant. Il menait ses affaires avec succès. Bien qu’il fut relativement pauvre, son honnêteté et sa nature généreuse faisaient qu’il était aimé et qu’il avait la confiance de tous ceux qui le connaissaient.

À cette époque, vivait à la Mecque une des femmes les plus honorables. Elle s’appelait Khadija. Mohammed (PBSL) travailla pour elle et lorsqu’il attei­gnit l’âge de 25 ans, il reçut de sa part une demande en mariage indirecte. Bien qu’elle fût son aînée et déjà deux fois veuve, Mohammed  accepta son offre. Ils se marièrent et vécurent heureux. Elle donna naissance à deux garçons et quatre filles. Malheureusement, les deux garçons moururent en bas âge ; ce fut, cependant, un mariage idéal et ils vécurent une vie de famille comblée de bonheur.

La pierre noire

Photo de la pierre noire de nos jours

La compagnie de Mohammed , ainsi que ses sages conseils, étaient grandement recherchés par tous. Il est rapporté qu’une fois, alors que l’on était entrain de réparer la Ka’ba à cause de violentes inondations qui en avaient dévasté les murs, il y eut un désaccord entre les quatre principales tribus des Qurai’sh pour savoir laquelle parmi les quatre aurait l’honneur de replacer la pierre noire sacrée.

Une dispute était sur le point d’éclater quand un des anciens proposa : « Que la première personne qui entre soit notre juge ! » À leur grande joie, le premier à entrer fut Mohammed. « C’est al-Amîn, l’honnête », s’écrièrent-ils. Mohammed  fut mis au courant de la situation et il demanda qu’on lui apporte un morceau de tissu. Il plaça la pierre noire sur le vête­ment et demanda aux membres de chaque tribu d’en tenir un coin de façon à pouvoir soulever la pierre et il la remit lui-même à sa place. Il sut donc, avec intelligence, mettre fin à cette querelle et il évita, de surcroît, un risque de guerre.

Les Arabes de l’époque avaient de grandes qualités. Ils étaient courageux, généreux et loyaux, et néanmoins, ils se trouvaient souvent impliqués dans de petites disputes, se querellant sans cesse, prêts à répandre le sang à la moindre occasion. Ils avaient peu de respect pour le faible, l’orphelin et la veuve, et se livraient fréquemment à des beuveries et à des frivolités. À cause de l’important statut donné aux garçons, les pères avaient la détestable habitude d’enterrer vivantes les petites filles qu’ils ne voulaient pas à leur naissance. Au demeurant, à l’origine de ces maux, on trouve le polythéisme.

Polythéistes et IDOLES

Les arabes avaient délaissé la religion d’Abraham psl et ont commencé a dorer des idoles : hubal , allat , manat …

Le polythéisme, le culte des idoles, était pratiqué, à l’époque, par la presque totalité de la population. La religion éternelle laissée en héritage par Abraham(Paix sur lui) – l’adoration du Dieu Unique – avait avec le temps été enterrée et oubliée. Au fil des ans, environ trois cent soixante idoles et statues représen­tant de faux dieux avaient été installées à l’intérieur et autour de la Maison Sacrée et étaient adorées comme des seigneurs et des intercesseurs. Même les fidèles de Moïse et de Jésus s’étaient écartés du monothéisme originel d’Abraham et ils s’étaient divisés en tribus et en sectes séparées.

Mohammed  était une personnalité excep­tionnelle. Il ne prit part à aucune des pratiques poly­théistes. Il prit l’habitude, très tôt, de se retirer dans une grotte isolée dans les environs de la montagne appelée Hirâ’, non loin de la Mecque, pour purifier son cœur et prier pour la recherche de la Vérité. Avec le seul bruit du vent dans sa solitude, il contemplait les signes de l’univers.

La prophétie

CE fut LÀ, pendant une nuit du mois de Ramadan, à l’âge de 40 ans, que le Très-Haut appela Mohammed  à son service. Cette nuit-là, connue sous le nom de Laylatu al-Qadr, « La nuit du Décret », l’esprit de Vérité descendit avec le décret de Dieu et une lumière pour l’humanité : le Coran. Un chapitre nouveau pour le monde allait commencer.

La grotte

Photo de la grotte de Hira ou le prophète se retirait et méditait , c’est ici qu’il recut la première révélation : Lis .

La lune blanche décroissante brillait dans le ciel quand, soudainement, Mohammed  perçut une présence. Dans le silence de la nuit une voix se fit entendre : « Lis ! » Mohammed  était bouleversé. « Je ne sais pas lire », répondit-il. Lorsque la voix répéta l’ordre, c’était comme si la terre s’était mise à trembler : « Lis ! » – « Je ne sais pas lire. » II se sentit paralysé de peur, incapable de bouger. « Lis ! », répéta l’im­pressionnante voix. « Que dois-je lire? » Puis, soudainement, il se sentit libéré ; le temps et l’espace étaient comme suspendus, les cieux et la terre réunis. Paix – à l’instant où l’humanité se trouvait au seuil d’une aube nouvelle.

. Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
. qui a créé l’homme d’une adhérence.
. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,
. qui a enseigné par la plume [le calame],
. a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. Coran  96.1,5 sourate ALALAK

Ce furent les cinq premiers merveilleux versets du glorieux Coran. La voix était celle de l’Ange Gabriel, l’esprit de Foi et de Vérité, qui fut envoyé au dernier des prophètes de Dieu. La mission de Mohammed  venait de commencer, le Messager de Dieu, une bénédiction pour les Mondes.

Le Prophète Mohammed  venait de recevoir les premiers mots de son Seigneur sur le mont Hirâ’. Il dévala la montagne, le visage luisant de sueur, le cœur battant à tout rompre. Les versets du Coran faisaient encore écho en son âme. Quel avait été ce type de vision, quels mots avaient donc été pronon­cés ? Il courut vers Khadija en s’exclamant : « Couvre-moi ! Couvre-moi ! » Elle le réconforta tendrement tandis qu’il racontait ce qui venait de lui arriver. « Je crains qu’un mal ne m’atteigne ! » dit-il. « Jamais, par Dieu », lui répondit sa femme avec foi, « Dieu ne te voudra jamais de mal. Tu as de bonnes relations avec ta famille, tu aides le pauvre et le nécessiteux, tu accueilles tes invités généreusement et tu assistes les malheureux qui le méritent. »

Quelques jours plus tard, Khadija l’emmena chez son cousin, un scribe érudit nommé Waraqa, qui connaissait bien la Torah et l’Évangile. Après lui avoir décrit la fameuse nuit, le vieil homme, sans hésitation, affirma que cela avait vraiment dû être un rendez-vous avec l’Ange Gabriel, celui-là même que Dieu avait envoyé à Moïse : « J’aurais tant souhaité être jeune pour vivre jusqu’au temps où ton peuple te repoussera », lui dit le vieil homme’. Il savait que le Prophète, mentionné dans les Écritures, était arrivé. Ainsi commença la mission du dernier des prophètes (es) qui allait désormais influencer le monde entier, annonçant un nouvel âge dans l’histoire de la conscience et du progrès humains. Ainsi naquit l’Islam.

L’ouverture

La première a croire au Prophète fut sa femme Khadija, suivie très rapidement par le cousin de Mohammed  , ‘Ali, fils de Abu Talib, qui vivait avec eux. Certains s’opposaient violemment à admettre la mission de Mohammed  , mais d’autres ouvraient grand leur cœur et acceptaient l’appel, à l’instar des proches amis de Mohammed  , Abu Bakr, son servi­teur Zayd et tant d’autres encore. Après un certain temps, tandis que la révélation des versets cora­niques se poursuivait, il fut demandé au Prophète de délivrer publiquement le message de l’islam et de réciter les versets qui lui avaient été révélés.

. Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
. Louange à Dieu, Seigneur de l’univers.
. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
. Maître du Jour de la rétribution.
. C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
. Guide-nous dans le droit chemin,
. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. Coran 1.1,6  sourate alfatiha

Un jour, le Prophète (pbsl) monta au sommet de Safa, un petit mont proche de la Maison Sacrée, et parla à son peuple, les gens de Qurai’sh. Tandis qu’ils se rassemblaient autour de lui, ils lui demandèrent quelle en était la raison. Mohammed  répondit : « – Dites-moi, ô gens de la Mecque, si je vous disais que je voyais une armée se diriger contre nous, de l’autre côté de la colline, me croiriez-vous ?

– Certainement, répondirent-ils tous, car nous te faisons confiance, tu ne mens jamais.

– Alors, poursuivit Mohammed   sachez que je suis un avertisseur et que je vous annonce un terrible châtiment… Dieu m’a demandé de vous avertir, vous qui m’êtes proches, et je ne peux rien vous garantir de bon sur la terre ni dans les cieux. »

En entendant cela la foule devint muette de stupeur. Comme ils restaient immobiles sous un soleil de plomb, Abu Lahab », l’oncle du Prophète, s’écria alors : « Puisses-tu périr ! » Ils tournèrent tous leurs dos et se dispersèrent, laissant Mohammed  seul.

Le rejet

Les gens de la Mecque entendirent ces paroles nouvelles les appelant à se soumettre à Dieu, à entrer dans l’islam. Mais les divisions apparurent bientôt. Beaucoup rejetèrent l’aveuglante vérité. Après de nombreuses années de reconnaissance de sa gentil­lesse et de sa piété, ils commencèrent à l’insulter, à le ridiculiser, et même à le traiter de fou. Malgré cela, jamais Mohammed  ne répondit à l’insulte par l’insulte. Il avait l’habitude de dire : « Celui qui croit en Dieu et au jour du Jugement dernier doit être bon avec ses invités. Celui qui croit en Dieu et au jour du Jugement dernier doit honorer son voisin. Celui qui croit en Dieu et au jour du Jugement Dernier doit dire le bien ou se taire. »

Rien ne l’arrêtait. Il continuait patiemment à inviter ses concitoyens au premier pilier de l’islam : qu’il n’y a de dieu que Dieu et qu’il en était le Messager.

. Dis : « Il est Dieu, Unique.
. Dieu, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus.
. Et nul n’est égal à Lui ». Coran 112.1,4 Sourat ALIKHLASS 

Plus il appelait son peuple à se soumettre au Dieu unique, plus les chefs des différentes tribus enra­geaient ils disaient : «Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante ». » Coran 38.5  Ce qui les surprenait le plus était que ces nouveaux mots miraculeux – les versets du Coran – provenaient d’un homme qu’ils savaient être illettré. Jamais Mohammed  n’avait appris à lire ni à écrire, peu d’Arabes en étaient capables à l’époque. Alors comment ces mots, à nul autre pareils quant à leur beauté et à leur agencement, pouvaient-ils sortir de sa bouche ?

Les chefs de Quraïsh, la tribu la plus influente de la Mecque, devinrent de plus en plus excédés. Lors de l’une de leur réunion, ils décidèrent de deman­der à Abu Talib, l’oncle et le protecteur du Prophète, d’essayer de stopper Mohammed  dans sa mission consistant à appeler les gens à se départir des cou­tumes et de la religion de leurs pères.

Lorsque Mohammed  entendit cela, il fut très ému car il éprouvait beaucoup d’amour et d’affec­tion pour son oncle, mais sa réponse fut sereine et calme : « Par Dieu ! S’ils plaçaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche, je n’abandonnerais jamais ma mission jusqu’à ce que Dieu me donne la victoire ou jusqu’à ma mort . »

Lentement, un par un, le nombre des musul­mans augmentait, guidés par le Prophète bien-armé. Le premier groupe de croyants suivit le chemin de la vérité et de la soumission. Leur amour de la Vérité resplendissait, illuminant la pâle société païenne de cette époque. La recherche des biens matériels – prin­cipal objectif et objet de toutes les ambitions ici-bas -avait été substituée par la recherche de la lumière et de la sagesse éternelles. « Quiconque recherche le chemin de la connaissance, Dieu lui facilitera le chemin du Paradis’», dit le Prophète.

Les musulmans furent l’objet de persécutions dès les premiers temps de l’Islam. Ceux qui étaient pauvres, ceux qui avaient peu de moyens et pas de statut social souffrirent le plus cruellement. On riait et on se moquait d’eux, et quand cela ne suffisait pas, les non croyants avaient même recours à des attaques et à des tortures physiques. On leur jetait des pierres ou des ordures. Quelques centaines de musulmans réus­sirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne’.

Ceux qui restèrent, subirent des persécutions de plus en plus violentes. Bilal, un esclave noir d’Abys­sinie qui s’était converti à l’islam, fut ligoté sur le sable brûlant sur l’ordre de son maître, tandis qu’on plaçait d’énormes pierres sur sa poitrine. « Où est ton Dieu, maintenant ? » lui demandèrent-ils, en se moquant de lui. Mais aucune torture ne pouvait ébranler sa foi. Jamais les croyants ne renonceraient à l’islam.

Le boycott

Une nouvelle tactique fut mise en place par les chefs de la Mecque. Le Prophète et ses Compagnons furent chassés et contraints de vivre dans un endroit isolé de la ville. Aucune provision ne leur parvenait et ils eurent à souffrir de la faim et de la soif durant de longues périodes, ne mangeant presque rien pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Cet embargo commença pendant la septième année de la Révélation et dura trois ans. Néanmoins, grâce à Dieu, quelques personnes de bonne volonté parmi les persécuteurs ne purent supporter davantage cette pratique inhumaine. La situation se modifia quelque peu et le ban fut finalement levé.

Les gens purent à nouveau observer et écouter le Prophète (pbsl). C’était un bel homme, de taille moyenne, les cheveux et la barbe noirs. Ses dents brillaient quand il souriait. Mais c’était surtout son caractère et sa conduite personnelle qui faisaient la plus grande impression. Ses paroles étaient toujours pleines de conseils et de sagesse. Les habitudes et les traditions des sociétés tribales d’Arabie furent ébran­lées etreconsidérées à la lumière de l’incroyable esprit de ses enseignements. Il dit : « Soutiens ton frère, qu’il soit juste ou injuste. » Un homme demanda : « O Messager de Dieu ! Je peux l’aider s’il est juste mais comment puis-je l’aider s’il est injuste ? » II répondit : « Empêche-le de commettre l’injustice, c’est ainsi que s’exprimera ton aide à son égard’ . »

La gentillesse et la miséricorde de la person­nalité de Mohammed  était inégalables. Souvent, quand il passait près d’un groupe d’enfants, il cares­sait leur tête affectueusement et parfois même se mettait à jouer avec eux. Il dit : « II existe auprès de Dieu une centaine de grâces dont une seule est descendue parmi les djinns, l’humanité, les bêtes, les oiseaux et les insectes. Par cette grâce, ils tendent les uns vers les autres ; par elle, ils se témoignent mutuellement de la bonté ; par elle encore, ils mani­festent de l’affection aux plus jeunes parmi eux. Dieu s’est réservé, pour Lui, quatre-vingt dix-neuf grâces au moyen desquelles II manifestera Sa bonté à Ses servants le Jour de la Résurrection. »

II accorda une place d’honneur à la femme. D’un bond, l’Islam lui donna une place dans la société qui était inimaginable à l’époque, lui garantissant des droits et des libertés que l’on ne trouvait nulle part ailleurs. « Le Paradis se trouve aux pieds des mères »», dit-il. Mais la plupart persistait toujours dans leur ignorance et continuait à le repousser.

Ce fut lors de la dixième année de la Révélation que Mohammed  eut le plus intense chagrin de sa vie. Son oncle Abu Talib, qui l’encourageait et le protégeait, mourut. Ce deuil fut suivi de très près par le décès de sa chère épouse Khadija. S’ajoutant encore à ce chagrin, le peuple de Ta’ if, vers qui il était allé annoncer le message de l’islam, le repoussa sans état d’âme en lui lançant des pierres et en le blessant. Ce fut pendant cette période de difficulté extrême que fut accordé au Prophète (pbsl) le plus grand honneur de la part de Son Seigneur le Très-Haut, le miraculeux Voyage nocturne.

Le voyage nocturne

Trajectoire du Israe

Durant cette nuit très étrange, l’Ange Gabriel vint trouver Mohammed  et le réveilla. Il l’invita à monter sur un animal nommé al-Buraq. Aussitôt, il fut transporté à la vitesse de la lumière jusqu’à la mosquée d’al-Aqsa, à Jérusalem. Là, en ce lieu sacré, au cœur de Jérusalem, Mohammed  rencontra une assemblée de prophètes du passé et il guida leur prière commune.

L’Ange Gabriel le prit alors et le fit monter à travers les sept cieux pour qu’il soit témoin des mystères invisibles de l’univers et pour qu’il puisse contempler certains signes de Dieu.

D’après la tradition, le Prophète dit : « Quand je pénétrai dans le ciel le plus bas, je vis un homme assis alors que passaient devant lui les âmes des hommes et des femmes. À celle de sa droite, il sourit et dit : « Une bonne âme tirée d’un bon corps » et vis-à-vis de l’autre, sur sa gauche, il se renfrogna et dit :« Une âme mauvaise tirée d’un corps malsain. » Je dis : « Qui est-ce, ô Gabriel ? – C’est Adam et les personnes à sa droite et à sa gauche sont sa descen­dance. Ceux de la droite sont les gens du Paradis, ceux de la gauche sont les gens de l’Enfer. »

Ensuite, Mohammed  monta avec l’Ange Gabriel à travers les cieux successifs, rencontrant différents prophètes : Jésus, Jean, Joseph, Aaron, Moi’se (que la Paix soit sur eux) jusqu’à ce qu’ils atteignent enfin le septième ciel. Il y avait un homme assis sur un trône à la porte de la demeure immortelle. « Je n’ai jamais vu un homme qui me ressemblait autant », dit le Prophète. « C’était mon père Abraham.. , » Puis Gabriel apparut à nouveau au Prophète dans toute sa lumière et son angélique splendeur. Ils avaient atteint le Jujubier de la plus extrême limite, au plus haut des cieux, le Sidrat al-Muntaha, entouré de mystérieuses couleurs, parfaitement indescriptible.

. Le coeur n’a pas menti en ce qu’il a vu.
. Lui contestez-vous donc ce qu’il voit ?
. Il l’a pourtant vu, lors d’une autre descente,
. près de la Sidrat-ul-Muntaha,
. près d’elle se trouve le jardin de Maawa :
. au moment où le lotus était couvert de ce qui le couvrait.
. La vue n’a nullement dévié ni outrepassé la mesure.
. Il a bien vu certaines des grandes merveilles de son Seigneur. Coran 53.11,18 Sourate annajm

L’hégire

Hégire du prophète Mohammed

Mohammed  s’était élevé au zénith des sommets divins. Ce fut au cours de cette nuit d’élévation suprême du corps et de l’esprit qu’il reçut de Dieu, le Très-Haut le second pilier de l’islam : les cinq prières quotidiennes, et quelque chose qui n’avait été donné à aucun Prophète avant lui, le monde entier comme espace de prosternation et de prière pour tous les musulmans. C’était al-Isrâ’ wa al-Mi’râj, le Voyage nocturne et l’Ascension .

À son retour, le lendemain matin, après avoir entendu le récit du miraculeux voyage, les incrédules profitèrent de cette occasion pour se moquer à nouveau de Mohammed . Ils l’avaient traité de fou, de devin, de poète, ils le traitèrent désormais de men­teur. Les persécutions redoublèrent, et la vie devint de plus en plus insupportable pour le Prophète et ses Compagnons. Ils étaient constamment en danger et ils décidèrent donc de se préparer, dans la tranquillité, à quitter la Mecque.

Médine

Une délégation de nouveaux convertis de la ville de Yathrib, située à environ quatre cent kilomètres de la Mecque, offrirent leur maison et souhaitaient la bienvenue à tous les musulmans qui désiraient vivre en sécurité dans leur ville. Ils voulaient tout particu­lièrement que le Prophète (pbsl) amène la paix dans leur ville rongée par d’interminables querelles tribales.

Le Prophète accepta. Ce fut ce qu’on appela la Hijra, la migration, l’Hégire. Ce fut un moment décisif dans l’histoire de l’Islam, celui du commencement du calendrier islamique, la naissance du premier État islamique ; Yathrib fut appelée « la ville du Prophète », Madinatou an-Nabi.

Mohammed , le Messager de Dieu, après treize ans d’appel à l’islam et après avoir souffert amèrement de la persécution des mains des arabes païens, quitta la Mecque en compagnie d’une communauté de musulmans, et se rendit là où on lui avait offert la paix et la sécurité, la ville de Médine. Ainsi débuta la deuxième phase majeure de la mission et de la vie de Mohammed .

La première constitution

À Médine, le Prophète devint le chef de l’État. Là, l’Islam put s’épanouir et un nouvel ordre social naquit. Son socle fut la mosquée. Ce fut là également que se développa la vision islamique de la paix entre tous les peuples de la terre, sans différence de fois ou de races, c’est là que prit forme effectivement la première constitution et charte des Droits et Libertés humaines ayant jamais existé. Elle garantit à chaque citoyen la liberté, la sécurité et la justice.

1. La liberté de conscience et de culte pour les musulmans et les non musulmans de la même façon.

2. La sécurité et la protection contre n’importe quelle menace ou attaque venant de l’exté­ rieur.

3. La justice et l’abolition de tous crimes et pratiques immorales

La caractéristique principale de cette nouvelle société était la charité. L’avidité et l’égoïsme furent remplacés par la compassion et le souci de toute créature vivante. Le Prophète (pbsl) dit : « Faire la justice entre deux personnes est une aumône ; assister un homme sur sa monture et lui monter ses bagages est une aumône ; répondre à une question avec douceur est une aumône ; enlever ce qui est un obstacle sur la route d’un homme (comme des épines ou des pierres) est une aumône ; sourire à ton frère est une aumône »

Et ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier de Dieu, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants : à eux, le pardon et une récompense généreuse. Coran , sourate alanfal

Un jour, un homme vint trouver Mohammed  et le supplia de lui donner quelques moutons. Il y en avait un grand nombre broutant entre deux collines, il ordonna qu’ils lui furent entièrement donnés. Quand l’homme retourna à son village, il dit : « Ô mon peuple, embrassez l’islam car, par Dieu, Mohammed  donne tellement ; il ne craint pas la pauvreté . »

Là, à Médine, deux autres importants piliers de l’islam furent établis. Il fut ordonné aux musulmans de payer la zakâtzi, l’impôt social purificateur deman­dé pour venir en aide aux pauvres et aux nécessi­teux, et le jeûne du mois de Ramadan30. Pendant cette période, le Prophète se remaria. Il était demandé par de nombreuses femmes, mais hormis ‘Aisha, la fille d’Abû Bakr, ses épouses furent généralement des veuves de musulmans tués ou morts martyrs. Cependant, il garda toujours dans son cœur une place particulière pour Khadija, sa première femme, sa compagne tant chérie31.

Les gens du livre

Les environs de Médine étaient également peuplés de quelques tribus juives. Les musulmans ressentaient déjà une certaine affinité avec ces « Gens du Livre » à qui l’arrivée d’un Prophète était annoncée dans la Torah. Dieu avait dit à Moi’se :

« J’élèverai parmi leurs frères un prophète, semblable à toi, et je mettrai mes mots dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je leur commande . »

Qui donc étaient, dans l’Ancien Testament, les frères des fils d’Israël, si ce n’est les fils d’Ismaël ? Qui d’autre aurait pu être le prophète semblable à Moi’se ? Qui donc lui ressemblait plus que Mohammed  ? Et d’après les paroles de Jésus, la prophétie était aussi accomplie :

« Si je ne pars pas, le Paraclet, le Consolateur, ne pourra point venir à vous, mais si je m’en vais, je vous l’enverrai… Il vous guidera vers la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même mais il ne dira que ce qu’il entendra …»

Jusqu’à cette période, les musulmans avaient toujours prié dans la même direction que les Gens du Livre, faisant face à la ville sacrée de Jérusalem. Il fut désormais demandé aux croyants de se tourner dans la direction de la mosquée sacrée de la Mecque – la Ka’ba . Ce changement quant à la direction de la prière fut le symbole de la distinction et de l’honneur octroyés à la nouvelle communauté des musulmans -la Umma. Les musulmans revenant à la foi originelle d’Abraham, se tournaient naturellement vers la première maison que celui-ci construisit pour Dieu.

Permission de se battre

Non seulement les Gens du Livre furent mécon­tents de ce changement, mais également les chefs mecquois 3. Ils étaient toujours déterminés à éliminer la nouvelle communauté musulmane, et ils prépa­raient une attaque contre Médine. Cette fois, enfin, après des années de persécution et de torture, Dieu leur donna la permission de se défendre :

Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) – parce que vraiment ils sont lésés; et Dieu est certes Capable de les secourir  Coran 22.39  Sourate alhajj

Bataille de badr

Le résultat fut la bataille de Badr qui eut lieu durant la deuxième année de l’Hégire, pendant le mois de Ramadan. L’armée mecquoise forte de mille hommes – trois fois plus que son adversaire -attaqua la petite armée des musulmans. Mais, par la volonté divine, l’issue fut une spectaculaire victoire des musulmans. Quelques chefs mecquois qui avaient persécuté les musulmans furent tués, d’autres furent faits prisonniers et rachetés à bon prix. Pour la première fois de l’Histoire, les prisonniers de guerre furent nourris et protégés à l’égal de leurs ravisseurs et traités avec humanité. Cette bataille fut décisive : la force et le courage des croyants choqua les mecquois et leurs alliés, bien qu’ils persistaient à vouloir détruire l’Islam.

Bataille après bataille, les musulmans prouvè­rent qu’ils pouvaient résister à toutes les attaques. Cependant, ils échappèrent de justesse à une défaite l’année suivante, lors de la bataille de Uhud ‘, ce qui donna aux Quraï’sh l’idée de les attaquer et de les exterminer une fois pour toutes. Ces derniers complo­tèrent avec certains bédouins et certaines tribus juives ainsi que quelques hypocrites vivant à l’intérieur même de Médine.

Ce fut donc pendant la cinquième année de l’Hégire qu’une armée de plus de dix mille hommes se dirigea sur Médine. Mais les musulmans étaient prêts à se défendre. Sur les conseils de Salman le Persan, ils avaient creusé de larges fossés autour de la ville. Le Prophète lui-même participa aux préparatifs, et tandis qu’ils creusaient, ils chantaient ce refrain :

ALLAHUMMA LAWLA ANTA MA HTDAYNA

WA MA TASADDAKNA WA LA SALLAYNA

ALLAHUMMA LAWLA ANTA MA HTDAYNA

WA MA TASADDAKNA WA LA SALLAYNA

FA ANZIL AL-SAKINATA ALAYNA

WA THABBIT AL-AQDAMA IN LAKAYNA

Traité de hudaibya

Après un long mois de siège, les mecquois étaient toujours incapables de pénétrer dans la ville et commencèrent à s’impatienter. Petit à petit, la méfiance commença à se répandre parmi les forces alliées. Suite aux querelles internes et aux conditions météorologiques difficiles, ils finirent par plier leurs tentes et ils se retirèrent.

Ce fut une grande victoire pour l’Islam. Médine ne fut plus jamais attaquée. L’année qui suivit, la sixième après l’Hégire, une trêve fut décrétée entre les mecquois et le Prophète (PBSL). Bien que les termes du traité furent nettement en faveur des Quraï’sh, ce fut encore une victoire pour l’Islam. On l’appela le « Traité d’al-Hudaybiyya ». La période de paix qui s’ensuivit fut la chance pour de nombreux non musulmans de voir par eux-mêmes les bienfaits du mode de vie islamique. Ainsi, un très grand nombre de mecquois et des membres de différentes tribus embrassèrent l’islam.

Un jour, un homme aux cheveux ébouriffés venant d’une région lointaine vint trouver le Messager et le questionna au sujet de l’islam. Le Prophète dit : « – Tu dois prier cinq fois par jour. L’homme demanda : – Est-ce tout ? Le Prophète répondit :
– Oui, mais si tu désires accomplir des prières supplémentaires, tu le peux. Tu dois jeûner pendant le mois de Ramadan.
 – Ne dois-je pas jeûner davantage ?
 Le Prophète répondit :
 – Non, mais tu peux, si tu le désires, ajouter des jours de jeûne volontaire.
 Puis le Prophète (ij£) ajouta :
 – Tu dois payer la zakât, l’impôt social purificateur.
 L’homme dit :
– Y a-t-il autre chose que la zakât que je doive payer ?
 L’Envoyé dit :
– Non, à moins que tu ne veuilles offrir des aumônes de ton propre chef.
Alors l’homme dit :
– Par Dieu, je ne ferai ni plus ni moins que cela !
 Le Prophète conclut :
 – Si cet homme dit vrai, il obtiendra le succès. »

Durant cette période le Prophète envoya des lettres à de nombreux gouverneurs, dont les empe­reurs des deux superpuissances de l’époque, la Perse et Byzance, en les invitant à l’islam. L’empereur Héraclius était sur la route de Jérusalem quand il reçut la lettre portant le sceau du Prophète. Il lut : « De la part de Mohammed , Messager de Dieu, à Héraclius, Empereur de Byzance, paix soit sur celui qui suit la vraie voie. Je t’invite à l’islam. Accepte-le et tu auras la paix et la prospérité et Dieu t’offrira une double récompense. Si tu le rejettes, les péchés de tes sujets seront à ta charge. » Et la lettre se terminait par un verset du Coran :

Dis : « Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors de Dieu ». Puis, s’ils tournent le dos, dites : « Soyez témoins que nous, nous sommes soumis ». Coran 3.64

bien que l’empereur reconnut qu’il s’agissait bien du prophète annoncé par les Ecritures, il se sentit contraint, par loyauté envers ses chefs et ses courtisans, de rejeter le message. Et ainsi, tristement, les vents de la destinée soufflèrent et accomplirent la prédiction : la bonne nouvelle fut ignorée et les mots du Prophète (PBSL) se réalisèrent.

Le retour a la Mecque

La Mecque conquise

Le prophète est retourné a la Mecque avec 10000 de ses compagnons , comme prophétisé dans la torah

Pendant ce temps en Arabie, la force de l’Islam croissait rapidement. Deux ans après la trêve conclue avec les mecquois, dont les termes étaient constamment violés par les Quraish, le Prophète Mohammed  décida de marcher sur la Mecque avec une armée forte d’environ dix mille hommes. Ce qui se passa alors fut un miracle sans précédent et un fait remarquable dans l’histoire des conquêtes religieuses. Le Prophète s’empara de la ville sans qu’une goutte de sang ne soit pratiquement versée. Il passa la porte de la ville sur son chameau, la tête baissée en signe d’humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient.

À leur grand étonnement, il pardonna à tous ceux qui furent les plus grands ennemis de l’Islam et annonça une amnistie générale. Ce fut le Jour de la Victoire et le dernier chapitre de la vie du Prophète allait commencer.

Les idoles renversées

Ainsi se termina la conquête de la Mecque. Les ennemis de l’Islam s’étaient rendus et ils furent gracieusement pardonnes. Témoins de cette clémence et de la miséricorde du Prophète (pbsl) les gens de la Mecque embrassèrent l’islam sans contrainte. Le Prophète entra dans l’enceinte de la Ka’ba où se trou­vaient les trois cent soixante idoles et statues repré­sentant les faux dieux, devant lesquels les Arabes se prosternaient et qu’ils adoraient depuis longtemps. Une par une, sur l’ordre du Prophète, les idoles furent détruites. Ceci mit fin aux symboles de l’ido­lâtrie dans la péninsule arabique.

Enfin la Ka’ba, érigée par le prophète Abraham et son premier fils Ismaël fut purifiée et dédiée à l’adoration du Dieu unique, Allah, le Seigneur des mondes.

C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la Religion de Vérité, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l’aversion des associateurs. Coran 61.9

Cela faisait maintenant vingt et un ans que le Prophète avait commencé à appeler l’humanité à reconnaître le Dieu unique et que la révélation avait commencé. La mission de Mohammed  parvenait à son terme.

Il s’installa à Médine qui devint la capitale du nouveau monde musulman. Des délégations venant de l’Arabie entière venaient au Prophète (pbsl) pour embrasser l’islam. De plus, il envoya des groupes de croyants dans différents pays et différentes provinces invitant leurs habitants à l’islam.

Pourtant, à la tête de toute l’Arabie et des contrées environnantes, Mohammed  continua de vivre comme un humble serviteur de Dieu. Il avait l’habitude de réparer ses propres chaussures, de coudre ses vêtements et de servir sa famille comme n’importe quelle autre personne.

L’adieu

Le pèlerinage d’adieu

Cela se passait au vir siècle, dix ans après l’Hégire ; le Prophète se rapprochait de la fin de sa vie sur terre. Ce fut l’année pendant laquelle il accomplit le pèlerinage (al-Hajj), le cinquième et dernier pilier de l’islam. Sous un soleil de plomb, sur les plaines de ‘Arafat, le Prophète Mohammed  délivra son dernier sermon :

« Ô gens, écoutez attentivement mes paroles et comprenez car je ne sais pas si je pourrai vous rencontrer en cet endroit, passée cette année. Ô Gens ! votre sang, vos biens et votre honneur doivent être choses sacrées, de même que ce jour sacré, en ce mois sacré et en ce territoire sacré, jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur ! Vous allez indubitablement rencontrer votre Seigneur, et vous serez interrogés à propos de vos actes. Soyez donc vigilants ! Vous ai-je donc fait parvenir fidèlement le message ? O Dieu, sois témoin ! Quiconque reçoit un dépôt, qu’il le rende à celui qui le lui avait confié. Ne retirez aucun intérêt de l’argent prêté comme on faisait au temps de l’ignorance ; mais vous avez le droit sur vos capitaux; ne soyez ni oppresseurs ni opprimés… Et le droit du sang du temps de l’ignorance est supprimé et ses meurtres ne seront plus vengés…

Ô gens ! Le Diable a perdu tout espoir d’être adoré sur l’une de vos terres. Néanmoins, il cherchera à vous tromper au sujet de vos petites affaires. Soyez donc vigilants à son égard pour la sécurité de votre religion… Vous ai-je délivré fidèlement le message ? Ô Dieu, sois témoin ! En vérité, le temps est revenu à sa condition initiale, dans laquelle Dieu l’avait créé, le jour où il créa les deux et la terre. Le nombre des mois pour Dieu est douze, parmi eux quatre sont sacrés durant lesquels la guerre et les combats sont interdits… Ô gens, vos femmes ont un droit sur vous et vous avez aussi un droit sur elles… Traitez les femmes avec douceur ! Elles sont vos partenaires et vos soutiens engagés… Vous les avez prises comme un dépôt de Dieu et leur plaisir vous est licite par une permission de Dieu. Soyez donc pieux en ce qui concerne les femmes, et veillez à leur vouloir du bien. Ai-je fait parvenir le message ? Ô Dieu, sois témoin… Ô gens ! J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : une orientation bien claire, le Livre de Dieu et la tradition de Son Prophète (Sunna)4″… Ô gens, tout croyant doit être un véri­table frère pour tout autre croyant. Les biens d’un frère sont inviolables sauf s’il consent à en donner de bon gré. Ne vous trompez pas les uns les autres. »

Sur quoi, le Prophète leva son index vers le ciel, puis en direction de la foule et s’exclama : « Ô Dieu, sois témoin ! Ô Dieu, sois témoin ! » Et il ajouta : « Que les présents fassent parvenir ce message aux absents ! »

C’est alors que furent révélés quelques-uns des derniers mots du Coran :

Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. Coran 5.3

La mort du prophète

Quelques mois plus tard, à l’âge de 63 ans, Dieu le Très-Haut rappela son âme. Le Prophète Mohammed  mourut dans sa maison à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds, mais sans un dinar à son nom. L’esprit de son message demeure aujourd’hui aussi clair et vivant que lorsqu’il fut délivré ; tellement que l’être humain peut être le témoin du miracle de sa vie et de sa mission, de la beauté et de la perfection de son appel :

IL n’y a de dieu que dieu , Mohammed  est le messager de dieu .

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