Imiter le prophète

Les valeurs du prophète Mohammed

Les valeurs du prophète mohammed

Le prophète Mohammed sws , était un bon modèle et un exemple à imiter en tout, sa morale était un exemple pour l’individu et le groupe, et une preuve sûre de sa prophétie. Avec l’approche divine à laquelle elle s’est révélée, il a pu construire une nation à partir de rien, et établir une civilisation qui ne s’est jamais produite auparavant . Cette civilisation était basée sur la morale. le prophète Dit par ailleurs : C’est pour cela que le prophète, que les prières et la paix de Dieu soient sur lui, a dit: « Je n’ai été envoyé que pour parfaire les hautes moralités »[Rapporté par Ahmad et boukhari ]

La suite de cet article détaille quelques exemples de valeurs du prophète Mohammed sws comme rapporté par ceux qui ont vécu avec lui et observé chaque élément de sa personnalité.

La clémence et le pardon du prophète

La clémence est définie comme étant la renonciation à la réparation d’une offense subie par soi-même alors qu’on a le droit et le pouvoir de le faire.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم , avait atteint le sommet et le plus haut degré de pardon et de clémence, de sorte que son pardon incluait ses ennemis aussi bien que des amis, Dieu l’a éduqué a être clément envers ses pires ennemis :

Le Coran Sourate 15-Al-Hijr Verset 85 :
        
Et Nous n’avons créé les cieux et la terre, et ce qui est entre eux, que pour une juste raison. Et l’Heure [sans aucun doute] arrivera! Pardonne-[leur] donc d’un beau pardon.
وَمَا خَلَقْنَا السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ وَمَا بَيْنَهُمَا إِلَّا بِالْحَقِّ ۗ وَإِنَّ السَّاعَةَ لَآتِيَةٌ ۖ فَاصْفَحِ الصَّفْحَ الْجَمِيلَ
Allah dit aussi :
Le Coran Sourate 43-L'ornement (Azzukhruf) Verset 89 :
        
Et bien, éloigne-toi d’eux (pardonne-leur); et dis: «Salut!» Car ils sauront bientôt.
فَاصْفَحْ عَنْهُمْ وَقُلْ سَلَامٌ ۚ فَسَوْفَ يَعْلَمُونَ
Le Coran Sourate 5-La table servie (Al-Maidah) Verset 13 :
        
Et puis, à cause de leur violation de l’engagement, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs: ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d’un petit nombre d’entre eux. Pardonne-leur donc et oublie [leurs fautes]. Car Allah aime, certes, les bienfaisants.
فَبِمَا نَقْضِهِم مِّيثَاقَهُمْ لَعَنَّاهُمْ وَجَعَلْنَا قُلُوبَهُمْ قَاسِيَةً ۖ يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَن مَّوَاضِعِهِ ۙ وَنَسُوا حَظًّا مِّمَّا ذُكِّرُوا بِهِ ۚ وَلَا تَزَالُ تَطَّلِعُ عَلَىٰ خَائِنَةٍ مِّنْهُمْ إِلَّا قَلِيلًا مِّنْهُمْ ۖ فَاعْفُ عَنْهُمْ وَاصْفَحْ ۚ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ

‘Aicha (رضي الله عنها) dit : « l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) ne fut placé devant deux possibilités sans qu’il ne choisisse la plus simple, tant qu’elle n’était pas un pêché. Si c’était un pêché, il en était le plus éloigné. Il n’a pas tiré vengeance pour lui-même, sauf s’il s’agissait d’une transgression à l’égard d’Allah, le Très Haut. Il le faisait alors en vu d’Allah ».

Boukhari & Mouslim

Lors de l’entrée de la Mosquée sacrée, au matin de la Victoire, il trouva les grands personnages de Qoreych, têtes basses, attendant la sentence de l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم), victorieux sur eux. Il dit alors :
« Peuple de Qoreych ! Qu’attendez-vous que je fasse avec vous ? »
« Un frère généreux, fils d’un frère généreux », répondirent-ils !
« Allez, vous êtes libres », dit-il alors ! Ainsi, il leur pardonna, après tous les torts qu’ils lui firent subir ainsi qu’à ses compagnons. Il n’a ni réprimandé, ni battu, ni tué.

Rapporté par Al Azraki

Sur le chemin de Médine, lors de son retour de Taboûk, les hypocrites complotèrent contre sa vie. Il le sut. On lui suggéra, alors contre eux (des sanctions). Cependant, il leur pardonna et dit : « On n’aura pas à dire que Mohamed tue (ce qui paraît pour les infidèles être) ses compagnons ! »

Rapporté par mouslim
Le Prophète sws s’est souvent montré clément envers ceux qui tenté de l’assassiner

Lors d’une expédition , alors que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait la sieste seul, à l’ombre d’un arbre, Ghawrath ben Hârith vint pour le tuer, jusqu’à ce qu’il le vit debout devant lui, l’épée dégainée.
« Qui peut te sauver de moi, lui dit l’homme ? »
« Allah », lui répondit le Prophète (صلى الله عليه و سلم).
L’épée tomba soudain de la main de l’agresseur. Alors l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) s’en saisit et lui dit : « Qui peut te sauver ? »
« Sois le meilleur redresseur », lui dit Ghawrath. L’Apôtre lui accorda son pardon et le laissa partir. L’homme retourna auprès des siens. « Je reviens de chez le meilleur des hommes », leur dit-il !

Rapporté par Ibn Hibban

Un homme vint pour attenter à sa vie et fut découvert. Ses compagnons dirent :  » Il est venu pour te tuer !  » L’homme trembla de peur.
« N’aie rien à craindre, n’aie rien à craindre, lui dit-il. Et si même tu l’avais voulu, tu n’aurais pu m’atteindre ». En effet, Allâh l’informa qu’il était protégé contre les hommes. Il lui pardonna, alors que celui-ci avait voulu le tuer. Bénédiction et salut d’Allâh soient sur lui, sa famille et ses compagnons.

Rapporté par Ahmad

Mohammed : une miséricorde pour l’humanité

Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers
Le prophète Mohammed est une bienfaisance universelle

Et une miséricorde particulière pour les croyants:

Le Coran Sourate 9-Le repentir (At-Tawbah) Verset 128 :
        
Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants.
لَقَدْ جَاءَكُمْ رَسُولٌ مِّنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُم بِالْمُؤْمِنِينَ رَءُوفٌ رَّحِيمٌ
 

Lorsque son peuple le démentit, Gabriel vint lui dire : « Allâh le Très Haut a entendu ce que t’a dit ton peuple et comment ils t’ont répondu. Il a ordonné à l’ange des montagnes de servir tes volontés à ton sujet. L’ange des montagnes l’appela alors et le salua, puis dit : « Ordonne-moi ce que tu veux, et si tu le désires, je ferai effondrer sur eux les deux montagnes (entre la Mecque et Mina) ». Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit alors : « Non, j’espère plutôt qu’Allâh fasse surgir de leur descendance qui adore Allâh uniquement, sans rien Lui associer ».

Boukhari et Mouslim
La miséricorde du prophète concernait aussi les animaux :

« Nous étions en voyage avec l’Apôtre de Dieu صلى الله عليه وسلم et il nous a laissé un moment.
Durant son absence, nous avons vu un oiseau avec ses deux petits et avons pris les petits.
La mère-oiseau décrivait des cercles au-dessus de nous, battant des ailes de chagrin,lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم est revenu, il a dit : « Qui a blessé les sentiments de cet oiseau en prenant ses petits ? Rendez-les-lui

Abu Dawud , Par Ibn Masoud

ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un groupe de bédouins vint chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ils lui demandèrent :  » Embrassez-vous vos enfants ? – Il répondit : Oui ! – Ils dirent : Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais !  » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors :  » Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ?  » »

Boukhari et Mouslim

Lisez aussi : Le prophète de la miséricorde

Son savoir-vivre

Il ne suivait, ni ne fixait les choses du regard pesant. Le coup d’œil rapide était chez lui le plus courant et son regard vers le sol était plus long que celui vers le ciel.

Quand il marchait avec ses compagnons, il ne les devançait pas et saluait le premier, celui qu’il rencontrait.

Il parlait avec le « summum du langage »[jawâmi’ al-kalim] : donner en peu de mots la plus grande utilité par la richesse des significations, la facilité à être compris, la maîtrise de la langue….

Sa parole était distincte, sans verbiage ni brièveté, selon le besoin. Car cela fait partie de la sagesse. (Et car) il disait :

« Parmi la bonne façon qu’a la personne de pratiquer l’islam, il est pour elle de laisser ce qu’il ne la regarde pas ».

Rapporté par Thirmidi

Il disait aussi :

« Celui qui croit en Allâh et au Jour Dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ».

Boukhari et Mouslim

Il articulait bien ses mots pour se faire entendre et comprendre. Il ne parlait pas inutilement et avait de longs silences.

Il était souvent sujet à la tristesse et constamment dans la réflexion. Facilement abordable, ni hautain ni banal. Il exaltait le bienfait, si minime soit-il, sans critique ni flatterie.

Le manque d’un avantage matériel ne le met pas en colère. Par contre, lorsqu’il s’agit de la vérité et du droit, sa colère est indomptable et il devient intransigeant jusqu’à la victoire. Mais, pour sa propre personne, il ne s’emportait, ni ne se vengeait.

S’il se fâchait, il se détournait, et s’il se réjouissait, il abaissait le regard. Le plus souvent son rire était un sourire, laissant voir des dents blanches comme neige.

Quand il parlait ou saluait ou demandait la permission d’entrer, il le répétait trois fois, pour être mieux entendu et compris. Le devoir qu’il avait de transmettre la religion, l’incitait à le faire.

Il s’associait à la discussion courante avec ses compagnons. S’ils discutaient des choses de la vie, de la vie dernière, de nourriture ou de boisson, il le faisait avec eux.

En s’asseyant, il dressait les genoux et les entourait des mains. Et s’il s’asseyait pour manger, il dressait la jambe droite et s’asseyait sur la gauche.

« Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم n’a jamais dit du mal d’un repas.S’il lui plaisait, il mangeait, sinon, il le laissait. »

Boukhari et Mouslim

Sa noblesse de caractère

Et tu es certes, d’une moralité éminente.
Allah témoigne de la noblesse du caractère du prophète

Dans le hadith authentique, on cite : « Les plus nobles en caractère parmi les croyants sont les plus accomplis dans la foi ».

Rapporté par AThirmidi

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes ceux d’entre vous que j’aime le plus et ceux d’entre vous qui seront assis le plus proche de moi le jour de la résurrection sont ceux parmi vous qui ont le meilleur comportement ».

Rapporté par Tirmidhi

D’après Abou Dhar Al Ghifari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Pratique la taqwa d’Allah (*) où que tu sois, fais suivre le péché par une bonne action car elle va l’effacer et comporte toi avec les gens avec un bon comportement ».

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1987 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

‘Aicha (qu’Allah l’agrée) relate que le prophète (sur lui la paix et le salut) a dit: « Grâce à son bon caractère, le croyant atteint le degré de celui qui jeûne [le jour] et prie [la nuit]. »  

Rapporté par Abou Dawud et Ahmad

De ce fait, avoir un bon caractère vaut mieux que posséder or et argent. La voie pour cela est de prendre exemple de l’Apôtre, grâce et salut sur Lui.

La générosité du prophète Mohammed

Sa générosité était proverbiale. Jamais il ne refusait de donner ce qu’on lui demandait, s’il le possédait. Jamais personne ne quittait sa maison les mains vides et il faisait toujours passer les besoins des nécessiteux avant les siens.

Sa générosité se manifestait de différentes façons. Parfois, il offrait un présent, d’autres fois, il empruntait une chose et la remboursait généreusement. Parfois, aussi, il achetait quelque chose et payait au vendeur plus que le prix demandé et d’autres fois, il donnait simplement en charité. Il acceptait les cadeaux qu’on lui offrait, mais en donnait toujours plus en retour.

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était le plus généreux des gens. Le moment où il était le plus généreux était le mois de Ramadan, quand Jibrîl venait à sa rencontre. Il venait le voir chaque nuit de Ramadan et lui enseignait le Coran. Là, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était encore plus généreux que le vent qui souffle ».

Boukhari et Mouslim

Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme apporta au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges, puis qu’elle dit : « Je l’ai tissé moi-même et je te l’offre pour t’en vêtir. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’accepta car il en avait besoin. Il le porta et sortit vers nous. Un homme s’exclama : « Qu’il est beau ! Offre-le-moi ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Puis il s’assit dans l’assemblée, plia le manteau et le lui fit parvenir.

Les personnes présentes dirent à l’homme : « Tu as mal agi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’a porté parce qu’il en avait besoin et tu le lui demandes, sachant bien qu’il ne refuse pas lorsqu’il est sollicité ! » L’homme répondit : « Je ne le lui ai certainement pas demandé afin de le porter, je ne le lui ai demandé qu’afin qu’il soit mon linceul ! » Sahl (qu’Allah l’agrée) dit : « Il fut effectivement son linceul. »

( Rapporté par Boukhari)

D’après Jaber ben ‘AbdAllâh (رضي الله عنه) : « L’Envoyé d’Allâh n’a jamais répondu par non à une demande ».

(Al-Boukhâri, Mouslim)

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), on n’a jamais demandé une chose au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pour l’islam sans qu’il ne l’ai donné. Un homme et venu et il lui a donné tout le bétail qu’il y avait entre deux montagnes. Alors cet homme est retourné vers son peuple et a dit: Ô vous le peuple, rentrez dans l’islam ! Certes Muhammad fait des dons et ne craint pas la pauvreté.

Rapporté par Mouslim

Interrogé sur la libéralité du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) répondit : « Le Prophète d’Allâh était le plus généreux des hommes, particulièrement au mois de Ramadân, lorsque le rencontrait l’Ange Gabriel avec la révélation et lui enseignait le Coran. Sa générosité était ininterrompue comme le souffle continu du vent bénéfique ».

Boukhâri et Mouslim

Le Prophète (saws) dit un jour à Abû Dharr, que Dieu l’agrée : « Ô Abû Dharr ! Vois-tu la montagne d’Uhud ?! »  « Je n’aimerais pas avoir en ma possession l’équivalent d’Uhud en or sans que je ne le donne entièrement en aumône à l’exception de trois dinars »

Boukhari et Mouslim

Uqbah ibn Al-Ḥârith relate : « J’ai prié la prière de l’après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Après avoir prononcé le salut final, il se leva avec empressement et passa entre les gens afin d’entrer dans les appartements de l’une de ses épouses. Les gens furent stupéfaits par sa précipitation. Quand il sortit et vit leur étonnement à l’égard de sa précipitation, il dit : « Je me suis rappelé qu’une certaine quantité d’un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu’elle ne me retienne, j’ai ordonné qu’on la distribue. » Et dans une autre version : « J’avais laissé une certaine quantité d’un métal précieux issu de l’aumône et il me déplut qu’il passât la nuit chez moi. »

Boukhari

Sa pudeur

Elle est inséparable de la foi, elle est bien en tout. C’est le sentiment éprouvé par peur de commettre un acte répréhensible ou de dire un propos désobligeant. Cela apparaît par une rougeur au visage et le renoncement à ce qui pourrait dégrader ou attirer des critiques. Elle est chez la femme au rang du courage chez l’homme.

Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était plus pudique qu’une vierge la nuit de ses noces. Ainsi, lorsque quelque chose l’incommodait, on le voyait sur son visage.

(Al-Boukhâri, Mouslim)

‘Aicha (رضي الله عنها) a dit : « Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il lui était apparu de quelqu’un ce qu’il réprouve, ne nommait pas alors la personne en question, mais disait : « Qu’en est-il de gens qui font telle ou telle chose ou disent telle ou telle chose… » Il dénonçait la chose mais ne nommait pas la personne ».

Rapporté par Abu dawoud

Anas ben Mâlik (رضي الله عنه) a dit : « Un homme entra en présence du Prophète (صلى الله عليه و سلم) avec des traces jaunâtres, mais il ne lui fit aucune remarque. En effet, personne n’avait à faire face, de sa part, à quelque chose de blessant. Ainsi, lorsque l’homme sortit, il dit (à ceux avec lui) : « Si vous pouviez lui dire qu’il lave cela ».(*) C’est-à-dire les traces jaunâtres sur son vêtement ».

(Abou Dâwoud)

‘Aicha (رضي الله عنها) a dit : « L’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) n’était ni indécent, ni grossier, ni criard dans les souks. Il ne rendait pas le mal (à son égard) par le mal, mais il pardonnait et effaçait ».

(Al-Boukhâri)

Ceci d’ailleurs, est sa description dans la Thora

Son courage

‘Ali ben Abou Talib (رضي الله عنه), connu pour son héroïsme exemplaire, dit : « Quand la bataille fait rage et que les faces rougissent (de colère), nous nous retranchions derrière l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) ».

Noble qualité, surtout lorsqu’il est aussi dans l’esprit et le cœur, et que son auteur est un homme de foi et de science.
Celui du cœur, fait que l’homme ne craint pas ce qui est redouté d’habitude. Il brave résolument ce qui menace.
Celui de la raison, est de persévérer dans sa conviction sans appréhender les conséquences, tant qu’il Combats apparaît qu’elle est vraie et juste.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était le plus courageux des hommes. Jamais, on n’a vu de semblable. Ainsi, Allâh le Très Haut le chargea de mener le combat (même) seul : 

Le Coran Sourate 4-Les femmes (An-Nisa') Verset 84 :
        
Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition.
فَقَاتِلْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ لَا تُكَلَّفُ إِلَّا نَفْسَكَ ۚ وَحَرِّضِ الْمُؤْمِنِينَ ۖ عَسَى اللَّهُ أَن يَكُفَّ بَأْسَ الَّذِينَ كَفَرُوا ۚ وَاللَّهُ أَشَدُّ بَأْسًا وَأَشَدُّ تَنكِيلًا

A Ouhoud, lorsque les combattants battirent en retraite et que les plus braves furent désespérés, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit front fougueusement jusqu’à ce que ses compagnons revinssent l’entourer et combattre autour de lui, jusqu’à la fin de la bataille.

A Hounayn, ses compagnons furent mis en déroute par l’ennemi qui leur tendit les embuscades. L’Apôtre d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) resta seul sur le champ de bataille. Au dos de sa mule, il disait alors : « Je suis l’Apôtre en vérité (lâ kadihb), je suis fils de ‘AbdelMottalib ! « 
Il ne cessa de se battre et appelait les croyants : « Vers moi, serviteurs d’Allah… ! »(Boukhari )
Ses compagnons reprirent le combat et infligèrent une défaite immédiate à l’ennemi.

A la bataille d’Ouhoud, en plein combat, le damné Obey ben Khalaf s’écria : « Où est Mohamed ? Que je périsse si je ne le tue pas ! » Il fonça à cheval en direction du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Des hommes parmi les musulmans lui barrèrent le chemin.
« Laissez lui la voie », leur dit l’Envoyé d’Allâh !
Puis, se saisissant de la lance à la main d’al-Hârith ben çamma, il s’élança brusquement d’entre ses compagnons qu’ils en furent désespérés, tels les poils du chameau lorsqu’il s’agite. Puis, lui faisant face, il le transperça largement au cou. Obey tomba soudainement de son cheval, au sol, en hurlant :  » Mohamed m’a tué !  » Il mourut à Sarif, au retour à la Mecque avec l’armée Qoreychite.


Les Médinois furent mis en émoi, une nuit, par des cris et se dépêchèrent vers la source du bruit. Mais le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était déjà de retour et les avait déjà devancés. Il était parti immédiatement s’en enquérir, l’épée au cou, monté sur un cheval descellé appartenant à Abou Talha.  » N’ayez crainte, leur dit-il ! « 
Sur cela, Anas ben Mâlik dit : « Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était le meilleur des hommes ». Puis, Anas, rapporta l’épisode. ( Boukhari )

‘Omrân ben Hosayn (رضي الله عنهما) atteste, et il est véridique : « L’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) ne rencontra une troupe ennemie qu’il ne fût le premier (d’entre nous) à frapper ». ( َAl Asbahani )

Sa patience

Qualité par laquelle on maîtrise son âme à persévérer dans l’obéissance à Allah, à s’abstenir de Lui désobéir et à accepter Ses arrêts sans emportement ni mécontentement. Ceux sont là, les trois domaines où doit se manifester la patience. C’est une qualité des plus noble, qu’il faut s’efforcer d’acquérir et à laquelle on s’habitue petit à petit.

Durant sa mission, qui dura vingt trois ans, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit preuve d’une grande patience, sans s’alarmer ni se lasser de transmettre le message qui atteignit les horizons qu’Allâh a voulus.

Il a également supporté les mauvais traitements des Qoreychites : ils l’ont frappé, jeté sur son dos (lors de sa prière) l’enveloppe fœtale d’un chamelon. Ils l’ont mis en quarantaine trois ans, avec les Beni Hâchem, dans le vallon d’Abou Talib, l’ont condamné à mort et envoyé des hommes pour l’exécuter.

Mais Allâh le protégea.

Tout cela ne l’a pas ébranlé, il continua sa mission et diffusa la religion au proche et à l’éloigné.

Sa patience, l’année de la peine, où mourut Khadidja, l’épouse chère et Abou Talib, le défenseur dévoué. Tout cela ne l’abattit pas ni ne l’affaiblit.

Sa patience apparut lors des batailles, telles que Badr, Ohod, le Fossé, la prise de la Mecque, Honeyn, Taef, Taboûk…

Lors de ces batailles, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ne faiblit pas, ni ne fléchit, ni perdit le moral et cela durant dix ans sans relâche.

Sa patience face au complot des juifs à Médine, et de leur attisement des arabes en coalition, pour venir au bout de lui et de sa mission..

Il supporta patiemment la faim et quitta ce monde sans avoir été rassasié de pain d’orge, deux fois en un jour.

En face de telles épreuves, il ne faiblit pas et ni sa noblesse, ni son honneur ne furent atteints.

Mais Allâh a préservé le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Il l’a doté de patience, l’a réconforté, l’a protégé et fortifié pour accomplir sa mission et faire de lui un exemple pour tous les hommes. Que le salut et la bénédiction d’ Allâh soient sur lui.

Sa sociabilité

Parmi ce qui fait l’accomplissement de la personne, est sa sociabilité et sa relation bienfaitrice avec sa famille. Le comportement du Prophète d’Allâh (صلى الله عليه و سلم), en ce domaine, est proverbial.

Anas ben Mâlik (رضي الله عنه) dit : « J’ai servi l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) pendant dix ans et il ne m’a pas dit une seule fois « ouf », ni d’une chose que je fis, pourquoi l’as-tu faite, ni d’une chose que je ne fis pas, pourquoi l’as-tu délaissée ? »

Boukhari et Mouslim

‘Aicha (رضي الله عنها) dit : « Personne n’avait un meilleur caractère que l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم). Personne ne l’appelait, parmi ses compagnons ou les gens de sa maison, sans qu’il ne réponde « Me voici vers toi » ». ( َ

Abou Naim

Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « N’importe laquelle esclave parmi les esclaves de Médine pouvait prendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) par la main et le conduire là où elle le désirait. »

Boukhari

Un de ceux qui le connaissait l’a décrit ainsi : « Il plaisantait avec ses compagnons, se mêlait à eux, s’entretenait avec eux, jouait avec les enfants, les mettait sur son genou. Il répondait à l’appel de libre, de l’esclave, du pauvre, visitait les malades aux endroits éloignés de Médine et acceptait les excuses ».

Sa plaisanterie juste

Est-ce que le Prophète (صلى الله عليه و سلم), par sa personnalité éminente, sa mission, la charge de la direction des hommes, plaisantait ?
Oui, il plaisantait, mais quelques fois, car ses charges ne lui en laissaient pas le temps. Seulement, quand il plaisantait, il ne disait que la vérité. Il faisait ainsi acte de bienfaisance, en faisant entrer dans le cœur de ses compagnons la gaieté et en s’amusant avec leurs enfants pour les distraire et les divertir.

Ana ben Mâlik (رضي الله عنه) dit : « Un homme vint voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui demanda de quoi être transporté, un chameau ou autre monture. Il lui répondit : « Nous te porterons sur l’enfant de la chamelle ».
« Envoyé d’Allah, que ferais-je avec le petit de la chamelle ? »
« Est-ce que les chameaux n’engendrent pas que des chameaux ? » dit alors l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم).

Abou Dawoud

Hasan al-BaSri (رضي الله عنه) rapporte qu’une femme vient s’enquérir de son époux. L’Apôtre (صلى الله عليه و سلم) lui dit alors : « Ton époux qui a dans l’œil du blanc ? » Elle pleura alors, pensant que son mari devint aveugle. Elle fut alors informée qu’il n’y avait pas d’œil sans blanc.

Son humilité

Il lui fut donné (par son Seigneur) de choisir entre être un Prophète roi ou un Prophète simple adorateur. Et il nous informe que Allâh le Très Haut, le récompensa de son choix d’être simple serviteur, en faisant de lui le plus illustre des fils d’Adam, le premier à sortir de terre (ressusciter) et le premier à intercéder. Son choix fut la marque éclatante de son humilité.

Abou Oumêma (رضي الله عنه) dit : « L’Envoyé d’Allâh vint vers nous, appuyé sur un bâton. Alors, nous nous levâmes. Il dit alors : « Ne vous levez pas comme se lèvent les peuples étrangers pour vénérer certains d’entre eux …  » Et il ajouta : « Je ne suis qu’un serviteur. Je mange comme mange l’esclave et m’assois comme s’assoit l’esclave ».

َAboud dawoud et ibn majah

Ce qui est connu de lui et rapporté par plusieurs de ses compagnons : qu’il montait sur l’âne, prenait en croupe derrière lui sur sa monture, visitait les pauvres, s’asseyait avec les démunis, répondait à l’invitation de l’esclave, s’asseyait parmi ses compagnons, mêlé à eux, prenait une place là où il en trouvait une. On l’invitait à manger du pain d’orge et du beurre rance et il venait.

Et quand la Mecque lui fut conquise et y pénétra avec les armées des musulmans, il baissa la tête jusqu’à ce qu’il touche sa monture par humilité à Dieu Tout-Puissant 13. ( ABou Isaaq)

Il dit aussi : « N’en rajoutez pas à mon sujet comme ont fait les Chrétiens avec le fils de Marie. Je ne suis qu’un adorateur, alors dîtes « l’adorateur d’Allâh et son Prophète » ».

Boukhari

Ce qu’ont rapporté quelques unes de ses épouses : qu’il était dans sa maison au service de sa famille, nettoyait son vêtement, trayait la brebis, raccommodait son habit et ses sandales, se chargeait de son propre service, entretenait la maison, attachait le chameau, lui donnait sa nourriture, mangeait avec le serviteur, pétrissait avec elle la pâte, portait sa marchandise (courses) du marché…

Abdullah ibn Busr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l’on nommait « al-gharrâ’ » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, après que les Compagnons aient accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, et comme ils étaient nombreux, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’agenouilla.

Un bédouin l’interpella en ces termes :  » Mais quelle est donc cette façon de s’asseoir ?  » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors :  » Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n’a pas fait de moi un tyran entêté !  » Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta :  » Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie !  » »

Rapporté par Ibn Mâjah – Rapporté par Abû Dâwud

L’ascétisme du prophète Mohammed

Une représentation imaginée de la maison du prophète Mohammed sws en se basant sur les récits historiques, on constate

Se détacher de la convoitise de ce monde. Cela prémunit donc contre cette convoitise et amène l’homme à se contenter du juste nécessaire.

L’Apôtre d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) était le plus détaché, quant aux biens de ce monde, parmi les hommes. C’était l’un de ses nobles caractères.

Il a été rapporté d’après ‘Âicha (رضي الله عنها) que l’oreiller sur lequel le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s’appuyait pour dormir était en cuir bourré d’écorces.

(Abou Dâwûd et Ahmad et cité dans : sahîh al-djâmi’ n° 4714)

D’après Ibn Abbas (رضي الله عنهما), ‘Umar Ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه) était entré chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et le trouvait assis sur une natte qui avait laissé des traces sur son noble flanc et lui avait dit :
– « Ô Prophète d’Allâh, ne peux-tu pas te trouver une natte plus souple que ça ? »
– « Qu’est ce que j’ai à faire de la vie d’ici-bas ? Par rapport à elle, je ne suis que comme une personne qui voyage à dos d’une monture au cours d’un jour d’été et qui se réfugie un moment sous l’ombre d’un arbre, s’y repose (brièvement) puis le quitte. ».

(Ahmad et Al-Hâkim, cité dans : sahîh al-djâmi’ n° 5545).

A son retour de Taef, blessé et en peine, Allâh (تعالى) lui proposa de lui changer les deux montagnes de la Mecque) en or et en argent. Il dit alors : « Mon Seigneur. Je me rassasie un jour et T’en remercie, et je supporte la faim un autre et T’invoque et Te supplie ». (*)

َRapporté par Ahmad et Thrimidi

Ce qui apparaît le plus de son détachement est son invocation répétée : « Seigneur, Fais que la subsistance de la famille de Mohamed soit ce qui suffit ».

Boukhari et Mouslim

Et dans le terme « subsistance » il y a déjà le sens de ce qui pourvoit, sans surplus ni diminution. Il disait aussi : « Le peu qui suffit vaut mieux que trop qui préoccupe… »

‘Aicha (رضي الله عنها) dit : « L’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) mourut et il n’y avait pas dans ma chambre de quoi manger pour une créature ayant un foie, si ce n’est une moitié (de pain) d’orge sur une étagère à moi ». ( Boukhari et Mouslim)

Et il mourut en ayant gagé son armure chez un juif, pour trente mesures d’ogres ( Boukhari )

Sa fidélité

Le même fait s’est produit pour son ancêtre Ismaël qui lui a valu l’éloge d’Allâh le Très Haut :

Le Coran Sourate 19-Marie (Maryam) Verset 54 :
        
Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c’était un Messager et un prophète.
وَاذْكُرْ فِي الْكِتَابِ إِسْمَاعِيلَ ۚ إِنَّهُ كَانَ صَادِقَ الْوَعْدِ وَكَانَ رَسُولًا نَّبِيًّا
 

Anas ben Mâlik (رضي الله عنه) a dit : « Lorsqu’on offrait au Prophète quelque chose, il disait : « Allez avec cela à la maison d’une telle. Elle est une amie de Khadidja, elle aimait Khadidja » ». 

(Al-Boukhâri)


Abou Tofeyl (رضي الله عنه) rapporte : « Je vis l’Apôtre alors que j’étais un jeune garçon. Une femme vint et s’approcha de lui. Il étendit pour elle, sur le sol, son vêtement d’épaule et elle y prit place. Je dis alors : « Qui est-elle ? »
– « Sa mère (par le lait) qui l’a allaité » me répondit-on ». ( َAl Bayhaki )

Sa grande dévotion

Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô gens ! Repentez vous à Allah ! Certes, je me repens à lui moi-même cent fois par jour »

[Muslim 2702]

‘Aisha (رضي الله عنها) rapporte : Le Prophète ﷺ passait ses nuits en prière au point de fendiller la plante de ses pieds. Je lui demandai alors : « Pourquoi agir ainsi, ô Messager d’Allah, alors qu’Allah t’a déjà pardonné tes péchés passés et futurs ? » Il répondit ﷺ : « Ne serais-je pas un serviteur reconnaissant ? »

[Bukhari et Muslim, riyad as-salihin n°1160]

‘Aicha (رضي الله عنها) rapporte : « L’Apôtre (صلى الله عليه و سلم) persévérait dans tout ce qu’il faisait. Qui pourrait endurer ce qu’il endurait ? ( Boukhari )

Il jeûnait à tel point qu’on disait : il ne mange pas et ne jeûnait pas, à tel point qu’on disait : il ne jeûne pas. Voulais-tu le voir priant la nuit que tu le voyais et voul ais-tu le voir y dormir que tu le voyais ».

‘Awf ben Mâlik (رضي الله عنه) a dit : « J’étais avec le Prophète d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) une nuit. Il se brossa les dents, fit ses ablutions, puis se tint debout pour prier et je me mis avec lui. Il commença et récita la sourate « al-Baqara » (la Vache). Il ne passait à un verset décrivant la miséricorde qu’il s’arrêtât et la demandait, et n’arrivait à un verset décrivant le tourment, qu’il s’arrêtât et demandait à Allâh de l’en protéger. Ensuite, il s’inclina et resta ainsi un temps semblable à celui qui fut debout, et disait : « Gloire au Possesseur de la domination, de la royauté, de l’ordre de la création et de la puissance ». Puis il se prosterna et dit de même. Ensuite, il se leva et il récita la sourate « Ali ‘Imran » (La Famille de Imran). Et ainsi de suite, sourate après sourate, il faisait de même ».

(Abou Dâwoud)

Sa justice

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était équitable dans ses propos, ses actes et décisions. Il était d’une impartialité inflexible. C’était son caractère propre et sa réputation, avant même l’islam

Ainsi, par exemple, lorsque Qoreych lui confia l’arbitrage pour la pose de la pierre noire, après un grave différent entre eux.

Lorsque la Makhzoûmite vola et qu’il sembla difficile aux musulmans (sa famille et Qoreych) de lui appliquer la peine entraînant l’amputation de sa main, et qu’ils envoyèrent alors intercéder en sa faveur Ousâma ben Zeyd, être cher, fils d’un être cher au Prophète, celui-ci lui dit : « Est-ce que pour une peine parmi les peines instituées par Allâh tu intercèdes , ô Ousâma. Par Allah, si même Fatima fille de Mohamed avait volé, je lui aurai coupé la main ! »

Boukhari et Mouslim

Ce fût là, une preuve éclatante de sa justice.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait neuf femmes. Il tâchait d’être le plus juste entre elles. Mais craignant quelque impartialité, il s’excusait auprès d’Allâh et disait : « Seigneur ! C’est le partage que je peux faire. Ne me tiens pas rigueur de ce qui est de ton domaine et qui me dépasse ».  ( Aboud Daoud)

Lorsque le bédouin lui dit : « Sois équitable ! Ce partage n’est pas pour plaire à Allâh ! » Il lui répondit alors : « Préserve ta personne de sa perte [wayhak] ! Qui serait donc juste, si je n’étais pas équitable ? Quelle déception et quelle perte pour moi, si je ne pratiquais pas la justice !  » [Boukhari et Mouslim]

D’autre part, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) divisait son temps en trois parties : une pour son Seigneur, le Très Haut, une pour sa famille et la troisième pour lui-même. Il partageait celle pour lui-même, entre lui et les gens. Ainsi, il s’aidait de notables pour instruire le commun du peuple et disait : « Rapportez-moi les requêtes de ceux qui ne peuvent me les formuler. Car celui qui transmet la requête de qui ne peut la communiquer, Allâh lui assurera la sérénité le jour de la grande épouvante ».

al-Hasan (رضي الله عنه), son petit-fils disait : « L’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم), ne culpabilisait personne à partir d’une (simple) accusation ou pour la faute d’un autre, ni confirmait les paroles de quelqu’un contre un autre ».

Ainsi se manifeste sa justice qui appelle tout croyant à s’en imprégner.

 A cet endroit du hadith, Boukhari et Mouslim rapportent (d’après ‘Aicha) :  » …Ensuite, le Prophète se leva et fit un discours : ô gens ! Ont péri ceux qui vous ont précédés, car lorsque volait le noble (en lignée), comme le Makhzoûmite) parmi eux, ils le laissaient, et lorsque volait le faible parmi eux, ils lui appliquaient la peine.  » Nombres conditions restreignent l’application de la  » sariqa  » en question qui n’a pas le sens large et vague de « vol » (voir les livres de droit).

En plus, aussi, de nombreuses règles de procédures instituées par l’islam telles « la preuve incombe au demandeur », « la présomption d’innocence en l’absence de preuves ». « Surtout, les peines de  » hadd « , comme la  » sariqa « , ne sont sujettes à l’application que si l’affaire arrive jusqu’au juge, (comme ce fut le cas pour la Makhzoûmite). Autrement, les gens devraient trouver une conciliation et ne pas ébruiter les choses comme le conseillait l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم).

 En effet, si l’homme est tenu obligatoirement de l’équité envers ses femmes, quant aux dépenses ménagères et au partage des nuits, choses que le Créateur a rendu possibles, il n’a par contre pas été tenu de l’impossible, tel ce qui concerne le domaine de l’attirance de l’âme, plus ou moins forte pour telle ou telle créature licite.

Sa magnanimité

Il s’agit de la maîtrise de soi au point de ne rien montrer en paroles ou en actes, de désagréable, au moment de la colère.

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je marchais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui portait une tunique de Najrân aux bords épais. Un bédouin le rencontra et le tira si violemment par sa tunique que lorsque je regardais le cou du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les bords de la tunique y avaient laissé une marque. Ensuite, il demanda :  » Ô Muḥammad ! Ordonne que l’on me donne une part de la richesse d’Allah qui est à ta disposition !  » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se tourna vers lui et sourit. Puis, il ordonna qu’on lui fasse un don.

Boukhari et Mouslim

On n’a jamais rapporté que le Prophète (saw) s’est vengé pour un outrage personnel, ou battu un domestique ou une femme. A ce sujet, ‘Aicha (رضي الله عنها) dit : « Je n’ai jamais vu l’Envoyé d’Allâh (saw) faire front pour réparer une injustice contre lui-même, sauf pour une transgression envers Allah. Et jamais, il ne leva la main sur quelqu’un, sauf au combat dans la voie d’Allah. Il n’a jamais frappé de domestique ni de femme ».

Zeyd ben Sa’na, un savant juif de Médine vint au Prophète (صلى الله عليه و سلم) exiger sa créance. Il lui tira l’habit de son épaule, le prit au col brutalement et lui dit avec dureté :
« Vous, les Beni ‘AbdelMottalib, vous atermoyez vos dettes ! » ‘Omar (رضي الله عنه) alors, le réprimanda et durcit le ton. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) sourit et lui dit : « Moi et lui, nous avions plus besoin d’autre chose de ta part, ô ‘Omar : que tu me recommandes de bien régler ma dette, et que tu lui recommandes de réclamer son dû de bonne façon ». Puis il ajouta : « Il reste (en fait) au terme (de la dette) trois (jours) ». Et il ordonna à ‘Omar de le payer et de lui donner en plus vingt mesures  » çâ « , pour l’avoir effrayé.
Ce fut la cause de l’entrée à l’islam de cet homme qui disait : « Il ne manquait aucun signe parmi les signes de la prophétie de Mohamed (صلى الله عليه و سلم), que je ne reconnus, sauf deux : sa magnanimité prime sa colère et le surplus d’emportement aveugle ne fait qu’ajouter à sa magnanimité. Ainsi, je l’éprouvai avec cette histoire « de dette » ». Et il le trouva alors, tel que décrit (dans les anciens livres).

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