Le prophète Muhammad(ﷺ) était un modèle exemplaire à tous égards. Sa morale a servi de norme pour les individus et les communautés et de preuve définitive de sa prophétie. Grâce aux conseils divins qui lui ont été révélés, il a construit une nation à partir de rien et a établi une civilisation sans précédent fondée sur la moralité.
D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Certes je n’ai été envoyé que pour parfaire les nobles comportements » Al Boukharu dans al adab almoufrad
La suite de cet article présente quelques exemples des valeurs du prophète Muhammad(ﷺ), tels que rapportés par ceux qui ont vécu avec lui et observé tous les aspects de sa personnalité.
La clémence et le pardon du prophète
La clémence est définie comme le fait de renoncer à la réparation d’une offense subie par soi-même lorsqu’on a le droit et le pouvoir de la demander.
Le prophète Muhammad(ﷺ) a atteint le summum du pardon et de la clémence, en pardonnant à la fois à ses ennemis et à ses amis. Dieu lui a appris à être indulgent même envers ses pires adversaires.
Et Nous n’avons créé les cieux et la terre, et ce qui est entre eux, que pour une juste raison. Et l’Heure [sans aucun doute] arrivera! Pardonne-[leur] donc d’un beau pardon.
Et puis, à cause de leur violation de l’engagement, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs: ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d’un petit nombre d’entre eux. Pardonne-leur donc et oublie [leurs fautes]. Car Allah aime, certes, les bienfaisants.
عن عائشة -رضي الله عنها- مرفوعاً: ما خُيِّر رسول الله -صلى الله عليه وسلم- بين أمرين قط إلا أخذ أيسرهما، ما لم يكن إثما، فإن كان إثما، كان أبعد الناس منه، وما انتقم رسول الله -صلى الله عليه وسلم- لنفسه في شيء قط، إلا أن تُنْتهَك حرمة الله، فينتقم لله -تعالى-.
صحيح. متفق عليه.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais eu le choix entre deux choses sans choisir la plus facile, tant qu’il n’y avait pas un péché en cela. Mais s’il y avait un péché, il en était le plus éloigné des gens. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne s’est jamais vengé pour lui-même, cependant, lorsque les interdits d’Allah étaient transgressés, il se vengeait pour Allah, Exalté soit-Il. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
Sur le chemin de Médine, lors de son retour de Taboûk, les hypocrites complotèrent contre sa vie. Il le sut. On lui suggéra, alors contre eux (des sanctions). Cependant, il leur pardonna et dit : « On n’aura pas à dire que Mohamed tue (ce qui paraît pour les infidèles être) ses compagnons ! »
Rapporté par mouslim
عن جابر -رضي الله عنه-: أنه غزا مع النبي -صلى الله عليه وسلم- قِبَل نَجْد، فلما قَفل رسول الله -صلى الله عليه وسلم- قفل معهم، فأدركتهم القَائِلَةُ في وَادٍ كثير العِضَاه، فنزل رسول الله -صلى الله عليه وسلم- وتفرق الناس يَسْتَظِلُّونَ بالشجر، ونَزل رسول الله -صلى الله عليه وسلم- تحت سَمُرَة فعلق بها سيفه وَنِمْنَا نومةً، فإذا رسول الله -صلى الله عليه وسلم- يدْعونا وإذا عنده أعرابي، فقال: «إن هذا اخْتَرَطَ عليَّ سَيفِي وأنا نائم فاستيقظت وهو في يده صَلتًا، قال: من يَمْنَعُكَ مِنِّي؟ قلت: الله -ثلاثا-» ولم يُعاقِبْهُ وجلس، متفق عليه.
وفي رواية قال جابر: كنَّا مع رسول الله -صلى الله عليه وسلم- بذَاتِ الرِّقَاعِ، فإذا أَتَيْنَا على شجرة ظَلِيلَةٍ تَرَكْنَاهَا لرسول الله -صلى الله عليه وسلم- فجاء رجُل من المشركين وسيف رسول الله -صلى الله عليه وسلم- معَلَّقٌ بالشجرة فَاخْتَرطَهُ، فقال: تَخَافُنِي؟ قال: «لا»، فقال: فمن يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قال: «الله».
وفي رواية أبي بكر الإسماعيلي في «صحيحه»، قال: من يَمْنَعُكَ مِنِّي؟ قال: «الله»، قال: فسقط السيف مِن يَدهِ، فأخذ رسول الله - صلى الله عليه وسلم - السيف، فقال: « من يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟»، فقال: كُنْ خَيرَ آخِذٍ، فقال: «تَشهد أن لا إله إلا الله وَأَنِّي رسول الله؟» قال: لا، ولكني أُعَاهِدُكَ أن لا أُقَاتِلَكَ، ولا أكُون مع قوم يُقَاتِلُونَكَ، فَخَلَّى سَبيلَهُ، فأتى أصحابه، فقال: جئتُكُمْ من عندِ خير الناسِ.
صحيح. متفق عليه.
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a pris part avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à une expédition militaire du côté du Najd. Durant le retour, ils se trouvèrent à l’heure de la sieste dans une vallée couverte d’arbres épineux. Les Compagnons se dispersèrent cherchant l’ombre des arbres. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) campa aussi sous un arbre Samurah, où il accrocha son épée. Nous fîmes un somme et voilà que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous appelle ! Nous allâmes le voir ; auprès de lui se trouvait un bédouin assis. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s’empara de mon sabre, je me suis réveillé subitement alors qu’il avait le sabre dégainé en main. Il me dit par trois fois : ' Qui te protège de moi ? ' et je répondis à trois reprises : « Allah ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’en voulut pas à l’homme et s’assit. Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version, Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à atteindre « Dhât Ar-Riqâ’ ». Quand nous trouvions un arbre ombrageux, nous le laissions pour le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Un homme parmi les polythéistes arriva. Le sabre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était accroché à un arbre. L’homme s’en saisit, le dégaina et dit au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Me crains-tu ? - Non ! Répondit-il. - L’homme reprit : Qui te protège de moi ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Et dans la version de Abu Bakr al-Ismâ’îly, dans son ouvrage authentique, l’homme dit : « Qui te protège de moi ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Alors, l’épée tomba de sa main et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) la récupéra puis lui dit : « Qui donc te protège de moi ? - L’homme répliqua : Sois meilleur preneur et indulgent ! - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Veux-tu témoigner qu’il n’y a de divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah ? - L’homme répondit : Non ! Mais je te promets que je ne te combattrai pas et ne collaborerai en aucun cas avec un groupe qui te combattrait ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa poursuivre son chemin, l’homme alla trouver ses compagnons et leur dit : « Je reviens de chez un homme parmi les meilleurs personnes ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants.
أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَدَّثَتْهُ أَنَّهَا قَالَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَلْ أَتَى عَلَيْكَ يَوْمٌ كَانَ أَشَدَّ مِنْ يَوْمِ أُحُدٍ قَالَ ' لَقَدْ لَقِيتُ مِنْ قَوْمِكِ مَا لَقِيتُ، وَكَانَ أَشَدُّ مَا لَقِيتُ مِنْهُمْ يَوْمَ الْعَقَبَةِ، إِذْ عَرَضْتُ نَفْسِي عَلَى ابْنِ عَبْدِ يَالِيلَ بْنِ عَبْدِ كُلاَلٍ، فَلَمْ يُجِبْنِي إِلَى مَا أَرَدْتُ، فَانْطَلَقْتُ وَأَنَا مَهْمُومٌ عَلَى وَجْهِي، فَلَمْ أَسْتَفِقْ إِلاَّ وَأَنَا بِقَرْنِ الثَّعَالِبِ، فَرَفَعْتُ رَأْسِي، فَإِذَا أَنَا بِسَحَابَةٍ قَدْ أَظَلَّتْنِي، فَنَظَرْتُ فَإِذَا فِيهَا جِبْرِيلُ فَنَادَانِي فَقَالَ إِنَّ اللَّهَ قَدْ سَمِعَ قَوْلَ قَوْمِكَ لَكَ وَمَا رَدُّوا عَلَيْكَ، وَقَدْ بَعَثَ إِلَيْكَ مَلَكَ الْجِبَالِ لِتَأْمُرَهُ بِمَا شِئْتَ فِيهِمْ، فَنَادَانِي مَلَكُ الْجِبَالِ، فَسَلَّمَ عَلَىَّ ثُمَّ قَالَ يَا مُحَمَّدُ، فَقَالَ ذَلِكَ فِيمَا شِئْتَ، إِنْ شِئْتَ أَنْ أُطْبِقَ عَلَيْهِمِ الأَخْشَبَيْنِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَلْ أَرْجُو أَنْ يُخْرِجَ اللَّهُ مِنْ أَصْلاَبِهِمْ مَنْ يَعْبُدُ اللَّهَ وَحْدَهُ لاَ يُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا '. صحيح البخاري
Un jour, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud ? - Il répondit : Oui ! J’ai supporté de la part de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus grande souffrance qu’ils m’ont infligée a été le jour d’Al-‘Aqabah, lorsque je me suis présenté à ibn ‘Abd Yâlîl ibn ’abd Kulâl et qu’il a repoussé mes sollicitations. Je m’en suis retourné le visage marqué par l’inquiétude et l’amertume. Je n’ai repris mes esprits qu’à Qarn Ath-Tha’âlib. En levant la tête, j’ai vu un nuage qui me couvrit de son ombre. J’ai regardé dans le nuage et j’ai vu l’Ange Gabriel qui m’appela en disant : Certes Allah, Exalté soit-Il, a entendu les propos de ton peuple et la réponse qu’il t’a donné. Il t’a envoyé l’Ange des montagnes afin que tu lui ordonnes ce que tu souhaites à leur encontre. A ce moment, l’Ange des montagnes m’appela, me salua puis déclara : Ô Muhammad ! Allah a bien entendu les propos que ton peuple t’a adressés et je suis l’Ange des montagnes. Mon Seigneur m’a envoyé à toi afin que tu me donnes ton ordre. Que désires-tu ? Si tu le souhaites, je peux les écraser entre les deux montagnes qui entourent La Mecque ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir d’entre eux une progéniture qui L’adorera, Seul sans rien Lui associer. »Boukhari
عن ابن مسعود -رضي الله عنه- قال: كنا مع رسول الله -صلى الله عليه وسلم- في سفر، فانطلق لحاجته، فرأينا حُمَّرَةً معها فرخان، فأخذنا فرخيها، فجاءت الحُمَّرَةُ فجعلت تَعْرِشُ فجاء النبي -صلى الله عليه وسلم- فقال: «من فجع هذه بولدها؟ ردوا ولدها إليها» ورأى قرية نمل قد حرقناها، فقال: «من حَرَّقَ هذه؟» قلنا: نحن قال: «إنه لا ينبغي أن يعذِّب بالنار إلا رب النار».
صحيح. رواه أبو داود.
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il partit afin d’accomplir un besoin. C’est alors que nous vîmes une alouette avec ses deux oisillons. Nous prîmes ses deux oisillons et l’alouette s’approcha alors de nous en battant des ailes. De retour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous a dit : ' Qui l’a peinée en prenant ses enfants ? Rendez-lui donc ses enfants ! ' Ensuite, il vit une fourmilière que nous avions brûlée et, là encore, il a demandé : « Qui a brûlé cette fourmilière ? » Nous lui avons répondu que c’était nous, il a alors dit : « Personne n’a le droit de punir par le feu, à part le Seigneur du feu ! »
Rapporté par Abû Dâwud. Authentique.
عن عائشة -رضي الله عنها- قالت: قَدِمَ نَاسٌ مِنَ الأَعْرَابِ عَلَى رَسُولِ اللهِ -صلى الله عليه وسلم- فقالوا: أَتُقَبِّلُونَ صِبْيَانَكُمْ؟ فقال: «نعم» قالوا: لَكِنَّا واللهِ ما نُقَبِّلُ! فقال رسولُ اللهِ -صلى الله عليه وسلم-: «أَوَ أَمْلِكُ إن كانَ اللهُ نَزَعَ مِنْ قُلُوبِكُم الرَّحْمَةَ!».
صحيح. متفق عليه.
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un groupe de bédouins vint chez le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et ils lui demandèrent : ' Embrassez-vous vos enfants ? - Il répondit : Oui ! - Ils dirent : Par contre nous, je jure par Allah que nous ne les embrassons jamais ! ' Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : ' Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ? ' »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
Ses manières
Il ne suivait pas et ne fixait pas les choses d’un regard lourd. Son regard était le plus souvent bref, et il regardait le sol plus longtemps que le ciel.
Lorsqu’il marchait avec ses compagnons, il ne les précédait pas mais saluait ceux qu’il rencontrait en premier.
Il parlait avec le « summum du langage » (jawâmi’ al-kalim), exprimant des significations profondes en peu de mots, assurant une facilité de compréhension et démontrant une maîtrise du langage.
Son discours était distinct, évitant toute verbosité inutile ou brièveté excessive. Cela fait partie de la sagesse, comme il l’a dit :
عن عبد الله بن مسعود، رضي الله عنه، قال: نام رسول الله صلى الله عليه وسلم، على حصير، فقال وقد أثر في جنبه. قلنا: يا رسول الله لو اتخذنا لك وطاء! فقال: ' مالي وللدنيا؟ ما أنا في الدنيا إلا كراكب استظل تحت شجرة ثم راح وتركها”.
((رواه الترمذي وقال: حديث حسن صحيح)).
« Parmi la bonne façon qu’a la personne de pratiquer l’islam, il est pour elle de laisser ce qu’il ne la regarde pas ».
Rapporté par Thirmidi
عن أبي هريرة -رضي الله عنه- مرفوعاً: «من كان يؤمن بالله واليوم الآخر فليقل خيرًا أو ليصْمُت، ومن كان يؤمن بالله واليوم الآخر فليُكْرِم جارَه، ومن كان يؤمن بالله واليوم الآخر فليكرم ضَيْفَه».
صحيح. متفق عليه.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, qu’il honore son voisin. Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, qu’il honore son invité. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
Il exprimait clairement ses pensées pour s’assurer d’être entendu et compris. Il évitait les paroles inutiles et faisait souvent de longues pauses.
Il était souvent triste et toujours en pleine réflexion. Facilement accessible, il n’était ni hautain ni insignifiant. Il appréciait chaque avantage, aussi petit soit-il, sans critique ni flatterie.
Le manque d’avantages matériels ne le mettait pas en colère. Cependant, lorsqu’il s’agissait de vérité et de justice, sa colère était indomptable et il devenait intransigeant jusqu’à la victoire. Mais lorsqu’il s’agissait de lui-même, il ne perdait jamais son sang-froid et ne cherchait pas à se venger.
S’il se mettait en colère, il se détournait ; s’il se réjouissait, il baissait le regard. Le plus souvent, son rire est un sourire qui révèle des dents blanches comme la neige.
Lorsqu’il parle, salue ou demande la permission d’entrer, il le répète trois fois pour s’assurer d’être entendu et compris. Le devoir de transmettre la religion l’y incite.
Il se joignait aux discussions en cours avec ses compagnons. Il participe avec eux, qu’il s’agisse des affaires du monde, de l’au-delà, de la nourriture ou de la boisson.
Lorsqu’il s’asseyait, il relevait ses genoux et les entourait de ses mains. S’il s’asseyait pour manger, il redressait sa jambe droite et s’asseyait sur la gauche.
عن أبي هريرة -رضي الله عنه- قال: ما عاب رسول الله -صلى الله عليه وسلم- طعاما قط، إن اشتهاه أكله، وإن كرهه تركه.
صحيح. متفق عليه.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais critiqué une nourriture. S’il la désirait, il en mangeait, et s’il répugnait à en manger, il la délaissait.
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
Sa noblesse de caractère
عن أبي هريرة -رضي الله عنه- مرفوعاً: «أكمل المؤمنين إيمانا أحسنهم خلقا، وخياركم خياركم لنسائهم».
حسن. رواه أبو داود والترمذي والدارمي وأحمد.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Celui dont la foi est la plus complète parmi les croyants est celui qui a le meilleur comportement, et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs épouses ! »
Rapporté par At-Tirmidhî. Bon.
عن جابر بن عبدالله -رضي الله عنهما- مرفوعاً: «إن من أحبكم إلي وأقربكم مني مجلساً يوم القيامة أحاسنكم أخلاقاً، وإن أبغضكم إلي وأبعدكم مني يوم القيامة الثرثارون والمتشدقون والمتفيهقون» قالوا: يا رسول الله قد علمنا «الثرثارون والمتشدقون»، فما المتفيهقون؟ قال: «المتكبرون».
صحيح. رواه الترمذي.
Jâbir ibn ’Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Parmi ceux d’entre vous que j’aime le plus et qui seront les plus proches de moi au Jour de la Résurrection, il y a ceux qui sont dotés des meilleurs caractères. Et ceux d’entre vous que je déteste le plus et qui seront les plus éloignés de moi au Jour de la Résurrection sont les bavards, les vantards et ' Al-Mutafayhiqûn '. Les Compagnons (qu’Allah les agrée) demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Nous connaissons les deux premières catégories : les bavards et les vantards, mais que veut dire : « Al-Mutafayhiqûn » ? Il leur répondit : « Les orgueilleux. »
Rapporté par At-Tirmidhî. Authentique.
عن أبي ذر و معاذ بن جبل -رضي الله عنهما- عن النبي -صلى الله عليه وسلم- قال: «اتق الله حيثما كنت، وأَتْبِع السيئةَ الحسنةَ تمحها، وخالقِ الناسَ بخلقٍ حسنٍ».
حسن. حديث أبي ذر: رواه الترمذي وأحمد والدارمي.
حديث معاذ -رضي الله عنه-: رواه الترمذي وأحمد.
Abû Dharr et Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah les agrée) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Crains Allah où que tu sois ! Fais suivre la mauvaise action par une bonne, elle l’effacera ; et comporte-toi bien avec les gens ! »
Rapporté par At-Tirmidhî. Bon.
عن عائشة -رضي الله عنها- مرفوعاً: «إن المؤمن ليدرك بحسن خلقه درجة الصائم القائم»
صحيح. رواه أبو داود وأحمد.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le croyant atteint certainement, par son bon comportement, le degré de celui qui jeûne le jour et prie la nuit. »
Rapporté par Abû Dâwud. Authentique.
Un bon caractère vaut mieux que l’or et l’argent. Pour y parvenir, suivez l’exemple du prophète Muhammad (ﷺ) (que la paix et les bénédictions soient sur lui).
La générosité du prophète Muhammad(ﷺ)(ﷺ)
Sa générosité était légendaire. Il ne refusait jamais de donner ce qu’on lui demandait s’il l’avait. Personne ne quittait jamais sa maison les mains vides, et il faisait toujours passer les besoins des nécessiteux avant les siens.
Sa générosité se manifestait de différentes manières. Parfois, il offrait des cadeaux, d’autres fois il empruntait quelque chose et le remboursait généreusement. Parfois, il achetait des objets et payait le vendeur plus que le prix demandé, et d’autres fois, il donnait simplement par charité. Il acceptait les cadeaux qu’on lui offrait, mais donnait toujours plus en retour.
عن عبدالله بن عباس -رضي الله عنهما- قال: «كان رسول الله -صلى الله عليه وسلم- أَجْوَدَ الناسِ، وكان أَجْوَدَ ما يكونُ في رمضانَ حِينَ يَلْقاهُ جبريلُ، وكان يَلْقاهُ في كلِّ ليلة مِن رمضانَ فَيُدارِسُه القرآن، فَلَرسولُ الله -صلى الله عليه وسلم- أجْوَدُ بالخير من الريح المُرسَلة».
صحيح. متفق عليه.
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était le plus généreux des gens. Le moment où il était le plus généreux était le mois de Ramadan, quand Jibrîl venait à sa rencontre. Il venait le voir chaque nuit de Ramadan et lui enseignait le Coran. Là, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était encore plus généreux que le vent qui souffle ».
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن سهل بن سعد -رضي الله عنه-: أن امرأةَ جاءت إلى رسولِ اللهِ -صلى الله عليه وسلم- بِبُرْدَةٍ مَنسُوجَةٍ، فقالت: نَسَجتُها بيديَّ لأَكْسُوَكَها، فأخذها النبيُّ -صلى الله عليه وسلم- محتاجاً إليها، فخرجَ إلينا وإنها إزارُهُ، فقال فلانٌ: اكسُنِيها ما أحسَنَها! فقال: 'نعم'، فجلسَ النبيُّ -صلى الله عليه وسلم- في المجلسِ، ثم رجع فطَوَاها، ثم أرسلَ بها إليه، فقال له القومُ: ما أحسَنتَ! لبسها النبيُّ -صلى الله عليه وسلم- محتاجاً إليها، ثم سألته وعَلِمتَ أنه لا يَرُدَ سائلاً، فقال: إني واللهِ ما سألتُهُ لألبِسَها، إنما سألتُهُ لتكُونَ كَفَنِي. قال سهلٌ: فكانت كَفَنَهُ.
صحيح. رواه البخاري بنحوه، للفائدة: قد يكون النووي أخذه من كتاب الحميدي، انظر: الجمع بين الصحيح (1/556 رقم925).
Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme apporta au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges, puis qu’elle dit : « Je l’ai tissé moi-même et je te l’offre pour t’en vêtir. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’accepta car il en avait besoin. Il le porta et sortit vers nous. Un homme s’exclama : « Qu’il est beau ! Offre-le-moi ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Puis il s’assit dans l’assemblée, plia le manteau et le lui fit parvenir. Les personnes présentes dirent à l’homme : « Tu as mal agi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’a porté parce qu’il en avait besoin et tu le lui demandes, sachant bien qu’il ne refuse pas lorsqu’il est sollicité ! » L’homme répondit : « Je ne le lui ai certainement pas demandé afin de le porter, je ne le lui ai demandé qu’afin qu’il soit mon linceul ! » Sahl (qu’Allah l’agrée) dit : « Il fut effectivement son linceul. »
Rapporté par Al-Bukhârî de manière similaire. Authentique.
عن جابر بن عبد الله -رضي الله عنهما- قال: ما سُئل رسول الله - صلى الله عليه وسلم- شيئا قطُّ، فقال: لا.
وعن أنس -رضي الله عنه- قال: ما سئل رسول الله -صلى الله عليه وسلم- على الإسلام شيئا إلا أعطاه، ولقد جاءه رجل، فأعطاه غنما بين جبلين، فرجع إلى قومه، فقال: يا قوم، أسلموا فإن محمدا يعطي عطاء من لا يخشى الفقر، وإن كان الرجل ليسلم ما يريد إلا الدنيا، فما يلبث إلا يسيرا حتى يكون الإسلام أحب إليه من الدنيا وما عليها.
صحيح. حديث جابر متفق عليه ، وحديث أنس رواه مسلم.
Jâbir ibn ’Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu : « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait. » Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « On n’a jamais demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de donner une chose sans qu’il ne l’ai donnée. Une fois, un homme est venu le voir et il lui donna un troupeau de moutons remplissant l’espace compris entre deux montagnes. De retour auprès des siens, l’homme s’exclama : « Ô gens ! Entrez en islam ! Car Muḥammad donne comme quelqu’un qui ne craint pas la pauvreté. » Et s’il arrivait qu’un homme entre en islam uniquement par appât du gain, peu de temps s’écoulait avant que l’islam ne devienne plus cher à ses yeux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن جابر بن عبد الله -رضي الله عنهما- قال: ما سُئل رسول الله - صلى الله عليه وسلم- شيئا قطُّ، فقال: لا.
وعن أنس -رضي الله عنه- قال: ما سئل رسول الله -صلى الله عليه وسلم- على الإسلام شيئا إلا أعطاه، ولقد جاءه رجل، فأعطاه غنما بين جبلين، فرجع إلى قومه، فقال: يا قوم، أسلموا فإن محمدا يعطي عطاء من لا يخشى الفقر، وإن كان الرجل ليسلم ما يريد إلا الدنيا، فما يلبث إلا يسيرا حتى يكون الإسلام أحب إليه من الدنيا وما عليها.
صحيح. حديث جابر متفق عليه ، وحديث أنس رواه مسلم.
Jâbir ibn ’Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu : « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait. » Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « On n’a jamais demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de donner une chose sans qu’il ne l’ai donnée. Une fois, un homme est venu le voir et il lui donna un troupeau de moutons remplissant l’espace compris entre deux montagnes. De retour auprès des siens, l’homme s’exclama : « Ô gens ! Entrez en islam ! Car Muḥammad donne comme quelqu’un qui ne craint pas la pauvreté. » Et s’il arrivait qu’un homme entre en islam uniquement par appât du gain, peu de temps s’écoulait avant que l’islam ne devienne plus cher à ses yeux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن عبدالله بن عباس -رضي الله عنهما- قال: «كان رسول الله -صلى الله عليه وسلم- أَجْوَدَ الناسِ، وكان أَجْوَدَ ما يكونُ في رمضانَ حِينَ يَلْقاهُ جبريلُ، وكان يَلْقاهُ في كلِّ ليلة مِن رمضانَ فَيُدارِسُه القرآن، فَلَرسولُ الله -صلى الله عليه وسلم- أجْوَدُ بالخير من الريح المُرسَلة».
صحيح. متفق عليه.
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était le plus généreux des gens. Le moment où il était le plus généreux était le mois de Ramadan, quand Jibrîl venait à sa rencontre. Il venait le voir chaque nuit de Ramadan et lui enseignait le Coran. Là, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était encore plus généreux que le vent qui souffle ».
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن أبي هريرة -رضي الله عنه- عن رسول الله -صلى الله عليه وسلم- قال: «لو كان لي مِثْلُ أحدٍ ذهبًا، لسرني أن لا تمر عليَّ ثلاث ليالٍ وعندي منه شيءٌ إلا شيء أرْصُدُهُ لِدَيْنٍ».
صحيح متفق عليه واللفظ للبخاري.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si je possédais l’équivalent de la montagne d’Uḥud en or, je serais certes heureux de ne pas laisser passer trois jours alors que j’en garde encore quelque chose, si ce n’est de quoi rembourser une dette. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon la narration d’Al-Bukhârî. Authentique.
عن عقبة بن الحارث -رضي الله عنه- قال: صليت وراء النبي -صلى الله عليه وسلم- بالمدينة العصر، فسَلَّمَ ثم قام مُسرعًا، فتَخَطَّى رِقَابَ الناس إلى بعض حُجَرِ نِسائه، فَفَزِعَ الناسُ من سُرْعَتِهِ، فخرج عليهم، فرأى أنهم قد عجبوا من سُرْعَتِهِ، قال: «ذكرت شيئاً من تِبْرٍ عندنا فكرهت أن يَحْبِسَنِي، فأمرتُ بِقِسْمَتِهِ».
وفي رواية: «كنت خَلَّفْتُ في البيت تِبْرًا من الصدقة، فكرهت أن أُبَيِّتَهُ».
صحيح. رواه البخاري.
Uqbah ibn Al-Ḥârith relate : « J’ai prié la prière de l’après-midi derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) à Médine. Après avoir prononcé le salut final, il se leva avec empressement et passa entre les gens afin d’entrer dans les appartements de l’une de ses épouses. Les gens furent stupéfaits par sa précipitation. Quand il sortit et vit leur étonnement à l’égard de sa précipitation, il dit : « Je me suis rappelé qu’une certaine quantité d’un métal précieux se trouvait chez nous et, craignant qu’elle ne me retienne, j’ai ordonné qu’on la distribue. » Et dans une autre version : « J’avais laissé une certaine quantité d’un métal précieux issu de l’aumône et il me déplut qu’il passât la nuit chez moi. »
Rapporté par Al-Bûkhârî. Authentique.
La modestie du prophète Muhammad(ﷺ)
عن أبي سعيد الخدري -رضي الله عنه- قال: كان رسول الله -صلى الله عليه وسلم- أَشَدَّ حياءً من العَذْرَاءِ في خِدْرِهَا، فإذا رأى شيئا يَكْرَهُهُ عرفناه في وجهه.
صحيح. متفق عليه.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était plus pudique qu’une vierge la nuit de ses noces. Ainsi, lorsque quelque chose l’incommodait, on le voyait sur son visage.
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ، - يَعْنِي الْحِمَّانِيَّ - حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ مُسْلِمٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ، رضى الله عنها قَالَتْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا بَلَغَهُ عَنِ الرَّجُلِ الشَّىْءُ لَمْ يَقُلْ مَا بَالُ فُلاَنٍ يَقُولُ وَلَكِنْ يَقُولُ ' مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَقُولُونَ كَذَا وَكَذَا ' .
سنن أبي داوود
‘Aicha (رضي الله عنها) a dit : « Le prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il lui était apparu de quelqu’un ce qu’il réprouve, ne nommait pas alors la personne en question, mais disait : « Qu’en est-il de gens qui font telle ou telle chose ou disent telle ou telle chose… » Il dénonçait la chose mais ne nommait pas la personne ».
Rapporté par Abu dawoud
عن أبي عبد الله الجَدَلِي قال: سألتُ عائشة -رضي الله عنها-، عن خُلُق رسول الله -صلى الله عليه وسلم- فقالت: «لم يكن فاحِشًا ولا مُتَفَحِّشًا ولا صَخَّابًا في الأسواق، ولا يَجْزي بالسيئةِ السيئةَ، ولكن يَعْفو ويَصْفَح».
صحيح. رواه الترمذي وأحمد.
Abû ’Abdillah Al-Jadalî relate : « J’ai interrogé ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) à propos du comportement du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) elle a alors dit : 'Il n’était ni pervers, ni grossier, ni criard dans les marchés. Il ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur.' »
Rapporté par At-Tirmidhî. Authentique.
Son courage
Qualité noble, surtout lorsqu’elle se trouve également dans l’esprit et le cœur, et que son détenteur est une personne de foi et de connaissance. Le courage du cœur permet de ne pas craindre ce que l’on craint habituellement et d’affronter résolument les menaces. La raison permet de persévérer dans ses convictions sans en appréhender les conséquences, tant que la cause semble vraie et juste.
Le Prophète Muhammad(ﷺ) (صلى الله عليه و سلم) était le plus courageux des hommes. On n’a jamais vu son égal. C’est pourquoi Allah le Très-Haut l’a chargé de mener la bataille, même seul :
Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition.
عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَأَلَ رَجُلٌ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ يَا أَبَا عُمَارَةَ، أَوَلَّيْتُمْ يَوْمَ حُنَيْنٍ قَالَ الْبَرَاءُ وَأَنَا أَسْمَعُ أَمَّا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يُوَلِّ يَوْمَئِذٍ، كَانَ أَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ آخِذًا بِعِنَانِ بَغْلَتِهِ، فَلَمَّا غَشِيَهُ الْمُشْرِكُونَ نَزَلَ، فَجَعَلَ يَقُولُ أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ، أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ قَالَ فَمَا رُئِيَ مِنَ النَّاسِ يَوْمَئِذٍ أَشَدُّ مِنْهُ.. رواه البخاري
Un homme demanda à Al-Bara : 'Ô Abu ’`Umara, as-tu fui le jour (de la bataille) de Hunain ? ' Al-Bara répondit alors que j’écoutais : ' Quant au Messager d’Allah (ﷺ), il n’a pas fui ce jour-là. Abu Sufyan bin Al- Harith tenait les rênes de sa mule et lorsque les païens l’attaquèrent, il descendit de cheval et se mit à dire : 'Je suis le Prophète, et il n’y a pas de mensonge à ce sujet ; je suis le fils de `Abdul Muttalib. Ce jour-là, personne n’a été vu plus courageux que le Prophète. Rapporté par Al Boukhari
عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَجْرَإِ النَّاسِ وَأَجْوَدِ النَّاسِ وَأَشْجَعِ النَّاسِ . قَالَ وَقَدْ فَزِعَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ لَيْلَةً سَمِعُوا صَوْتًا قَالَ فَتَلَقَّاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَرَسٍ لأَبِي طَلْحَةَ عُرْىٍ وَهُوَ مُتَقَلِّدٌ سَيْفَهُ فَقَالَ ' لَمْ تُرَاعُوا لَمْ تُرَاعُوا ' . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ' وَجَدْتُهُ بَحْرًا ' . يَعْنِي الْفَرَسَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ صَحِيحٌ
جامع الترمذي
Raconté par Anas :
Le Prophète (ﷺ) était la personne la plus gentille parmi les gens, la plus généreuse parmi les gens, et la plus courageuse parmi les gens.' Il a dit : 'Les habitants d’Al-Madinah eurent peur une nuit en entendant un grand bruit : 'Le Prophète (ﷺ) les rencontra sur un cheval non sellé appartenant à Abu Talhah, avec une épée accrochée à son cou. Il dit : 'Je l’ai trouvé rapide comme la mer'. - parlant du cheval-.
Jamie Attirmidi
La patience du prophète Muhammad(ﷺ)
Qualité par laquelle on maîtrise son âme pour persévérer dans l’obéissance à Allah, s’abstenir de lui désobéir et accepter ses décrets sans colère ni mécontentement. Ce sont les trois domaines dans lesquels la patience doit se manifester. C’est une noble qualité que nous devons nous efforcer d’acquérir et à laquelle nous nous habituons progressivement.
Durant sa mission de vingt-trois ans, le Prophète Muhammad(ﷺ) (صلى الله عليه و سلم) a fait preuve d’une grande patience, sans jamais s’alarmer ni se lasser de transmettre le message qui atteignait les horizons voulus par Allah.
Il a également enduré les mauvais traitements des Quraysh : ils l’ont battu, ont jeté l’enveloppe fœtale d’une chamelle sur son dos pendant la prière et l’ont mis en quarantaine pendant trois ans avec les Banu Hashim dans la vallée d’Abou Talib. Ils le condamnèrent à mort et envoyèrent des hommes pour l’exécuter, mais Allah le protégea.
Tout cela ne l’ébranla pas et il poursuivit sa mission, propageant la religion de près et de loin. Sa patience durant l’année de la douleur, lorsque sa femme bien-aimée Khadija et son défenseur dévoué Abu Talib moururent, ne l’affaiblit pas.
Sa patience s’est manifestée lors de batailles telles que Badr, Uhud, le fossé, la prise de la Mecque, Hunayn, Ta’if et Tabuk. Au cours de ces batailles, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a pas faibli, n’a pas perdu le moral et n’a pas fléchi, continuant pendant dix ans sans relâche.
Il fit preuve d’une patience inébranlable face au complot juif à Médine et à l’incitation des Arabes à former une coalition pour en finir avec lui et sa mission. Il a patiemment enduré la faim et a quitté ce monde sans avoir été rassasié de pain d’orge deux fois dans la même journée.
Malgré ces épreuves, il n’a pas faibli, et sa noblesse et son honneur sont restés intacts. Allah a préservé le Prophète (صلى الله عليه و سلم), en le dotant de patience, en le réconfortant, en le protégeant et en le fortifiant pour qu’il accomplisse sa mission et en faisant de lui un exemple pour toute l’humanité. Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui.
Sa sociabilité
La sociabilité et les relations bienveillantes avec sa famille font partie des qualités qui contribuent au succès. Le comportement du Prophète d’Allah (صلى الله عليه و سلم) à cet égard est exemplaire.
عن أنس -رضي الله عنه-، قَالَ: مَا مَسِسْتُ دِيبَاجاً وَلاَ حَرِيراً ألْيَنَ مِنْ كَفِّ رسولِ اللهِ -صلى الله عليه وسلم-، وَلاَ شَمَمْتُ رَائِحَةً قَطُّ أطْيَبَ مِنْ رَائِحَةِ رسولِ اللهِ -صلى الله عليه وسلم-، وَلَقَدْ خدمتُ رسول اللهِ -صلى الله عليه وسلم- عَشْرَ سنين، فما قَالَ لي قَطُّ: أُفٍّ، وَلاَ قَالَ لِشَيءٍ فَعَلْتُهُ: لِمَ فَعَلْتَه؟، وَلاَ لشَيءٍ لَمْ أفعله: ألاَ فَعَلْتَ كَذا؟.
صحيح. متفق عليه.
تنبيه:
أخرجه البخاري ومسلم في حديثسن متفرقين في موضعين.
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais touché de brocart ou de soie aussi doux que la paume du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! De même, je n’ai jamais senti d’odeur aussi agréable que celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! J’ai servi le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans. Par Allah ! Jamais il ne m’a dit : ' Fi ! ' ni il ne m’a dit concernant une chose : ' Pourquoi as-tu fait ceci ? ' et pour une chose que je n’avais pas accomplie : ' Pourquoi n’as-tu pas fait cela ? ' »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن أنس -رضي الله عنه- قَالَ: كَانَ رسولُ اللهِ -صلى الله عليه وسلم- أحسنَ النَّاس خُلُقاً.
صحيح. متفق عليه.
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était la personne dotée du meilleur comportement. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن أنس -رضي الله عنه- قال: إنْ كانَتْ الأَمَةُ من إمَاءِ المدينةِ لتَأخُذُ بيدِ النبيِّ -صلى الله عليه وسلم- فَتَنْطَلِقُ بِهِ حيثُ شَاءتْ.
صحيح. رواه البخاري .
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « N’importe laquelle esclave parmi les esclaves de Médine pouvait prendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) par la main et le conduire là où elle le désirait. »
Rapporté par Al-Bûkhârî. Authentique.
Un de ceux qui l’ont connu l’a décrit ainsi : « Il plaisantait avec ses compagnons, se mêlait à eux, conversait avec eux, jouait avec les enfants et les mettait sur ses genoux. Il répondait à l’appel du libre, de l’esclave et du pauvre, rendait visite aux malades dans les régions éloignées de Médine et acceptait les excuses ».
Sa bonne blague
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم), en raison de son caractère distingué, de sa mission et de ses responsabilités, a-t-il jamais plaisanté ?
Oui, il plaisantait, mais seulement de temps en temps, car ses fonctions ne lui laissaient pas beaucoup de temps pour cela. Cependant, lorsqu’il plaisantait, il disait toujours la vérité. Ce faisant, il agissait comme un bienfaiteur, apportant de la gaieté dans le cœur de ses compagnons et s’amusant avec leurs enfants pour les distraire et les amuser.
Ana ben Mâlik (رضي الله عنه) dit : « Un homme vint voir le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui demanda de quoi être transporté, un chameau ou autre monture. Il lui répondit : « Nous te porterons sur l’enfant de la chamelle ».
« Envoyé d’Allah, que ferais-je avec le petit de la chamelle ? »
« Est-ce que les chameaux n’engendrent pas que des chameaux ? » dit alors l’Envoyé d’Allâh (صلى الله عليه و سلم).
Abou Dawoud
Son humilité
Son Seigneur lui a donné le choix entre être un roi-prophète ou un humble adorateur-prophète. Il a choisi d’être un simple serviteur. Allah le Très-Haut l’a récompensé pour cette décision en faisant de lui le plus illustre des fils d’Adam, le premier à sortir de terre (à ressusciter) et le premier à intercéder. Son choix était une démonstration claire de son humilité.
عن عمر بن الخطاب -رضي الله عنه- قال: سمعت النبي -صلى الله عليه وسلم- يقول: «لا تُطْروني كما أَطْرت النصارى ابنَ مريم؛ إنما أنا عبده، فقولوا: عبد الله ورسوله».
صحيح. رواه البخاري.
‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne m’encensez pas comme les chrétiens l’ont fait avec le fils de Marie ! Je ne suis qu’un serviteur, dites plutôt : Le serviteur d’Allah et Son Messager ! »
Rapporté par Al-Bûkhârî. Authentique.
Ce qui est connu de lui et rapporté par plusieurs de ses compagnons, c’est qu’il montait sur l’âne, prenait une croupe derrière lui sur sa monture, visitait les pauvres, s’asseyait avec les indigents, répondait à l’invitation de l’esclave, s’asseyait parmi ses compagnons, se mêlait à eux, prenait une place partout où il en trouvait une. On l’invitait à manger du pain d’orge et du beurre rance, et il venait.
Et lorsque la Mecque fut conquise pour lui et qu’il y entra avec les armées des musulmans, il baissa la tête jusqu’à toucher sa monture par humilité envers Dieu Tout-Puissant. ( ABou Isaaq)
عن عمر بن الخطاب -رضي الله عنه- قال: سمعت النبي -صلى الله عليه وسلم- يقول: «لا تُطْروني كما أَطْرت النصارى ابنَ مريم؛ إنما أنا عبده، فقولوا: عبد الله ورسوله».
صحيح. رواه البخاري.
‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne m’encensez pas comme les chrétiens l’ont fait avec le fils de Marie ! Je ne suis qu’un serviteur, dites plutôt : Le serviteur d’Allah et Son Messager ! »
Rapporté par Al-Bûkhârî. Authentique.
Certaines de ses épouses ont rapporté qu’il était au service de sa famille lorsqu’il était à la maison. Il nettoyait leurs vêtements, trayait les brebis, raccommodait leurs vêtements et leurs sandales, s’occupait de ses propres besoins, entretenait la maison, attachait la chamelle, la nourrissait, mangeait avec le servant et transportait leurs marchandises (achats) du marché.
عن عبدِ اللهِ بنِ بُسْرٍ -رضي الله عنه- قال: كان للنبيِّ -صلى الله عليه وسلم- قَصْعَةٌ يقالُ لها: الغَرَّاءُ يحملها أَرْبَعَةُ رِجَالٍ؛ فلما أَضْحَوْا وسَجَدُوا الضُّحَى أُتِيَ بتلك القَصْعَةِ -يعني وَقَدْ ثُرِدَ فيها- فالتَفُّوا عليها، فلَمَّا كَثُرُوا جَثَا رسولُ اللهِ -صلى الله عليه وسلم- فقال أعرابيٌّ: ما هذه الجِلْسَةُ؟ فقال رسولُ اللهِ -صلى الله عليه وسلم-: «إِنَّ اللهَ جَعَلَنِي عَبْدًا كَرِيمًا، ولم يَجْعَلْنِي جَبَّارًا عَنِيدًا»، ثم قال رسولُ اللهِ -صلى الله عليه وسلم-: «كُلُوا مِنْ حَوَالَيْهَا، ودَعُوا ذِرْوَتَهَا يُبَارَكْ فِيهَا».
صحيح. رواه أبو داود وابن ماجه.
Abdullah ibn Busr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l’on nommait « al-gharrâ’ » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, après que les Compagnons aient accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, et comme ils étaient nombreux, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’agenouilla. Un bédouin l’interpella en ces termes : ' Mais quelle est donc cette façon de s’asseoir ? ' Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : ' Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n’a pas fait de moi un tyran entêté ! ' Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : ' Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie ! ' »
Rapporté par Ibn Mâjah. Authentique.
L’ascétisme du prophète Muhammad(ﷺ)
Une représentation imaginaire de la maison du Prophète Muhammad(ﷺ), basée sur des récits historiques, nous permet de constater que
Le détachement des convoitises mondaines permet de se prémunir contre l’avidité et de se contenter du strict nécessaire.
Le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) était le plus détaché des biens de ce monde parmi les hommes. C’était l’une de ses nobles caractéristiques.
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَتْ وِسَادَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الَّتِي يَضْطَجِعُ عَلَيْهَا مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ .
رواه الترمذي و أحمد
Il a été rapporté d’après ‘Âicha (رضي الله عنها) que l’oreiller sur lequel le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s’appuyait pour dormir était en cuir bourré d’écorces.
(Abou Dâwûd et Ahmad et cité dans : sahîh al-djâmi’ n° 4714)
Abu Umamah a rapporté que le Prophète (s.a.w) a dit : « Mon Seigneur m’a proposé de transformer la vallée de la Mecque en or pour moi , je dis : Non, Seigneur ! Mais étant rassasié pendant un jour et affamé pendant un jour ( ou il a dit trois jours ou quelque chose comme cela ) alors quand j’ai faim, je T’implorerais et me souviendrais de Toi, et quand je suis rassasié, je Te serais reconnaissant et Te louerais ».
Attirmidi Grade : Da’if (Darussalam)
عن أبي هريرة، رضي الله عنه، قال: قال رسول الله، صلى الله عليه وسلم : ' اللهم اجعل رزق آل محمد قوتاً' ((متفق عليه)).
« Abu Hurairah (qu’Allah soit satisfait de lui) a rapporté :
Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de supplier : « Seigneur, Fais que la subsistance de la famille de Mohamed soit ce qui suffit. »
[Al-Bukhari et Muslim]. »
Dans le terme « subsistance », il y a déjà le sens de ce qui procure sans surplus ni diminution. Il disait aussi : « Un peu qui suffit vaut mieux que trop qui inquiète… ».
عن عائشة -رضي الله عنها- قالت: تُوُفِّيَ رسول الله -صلى الله عليه وسلم- وما في بيتي من شيء يَأكُلُهُ ذُو كَبدٍ إلا شَطْرُ شَعير في رَفٍّ لي، فأكَلتُ منه حتى طال عليَّ، فَكِلْتُهُ فَفَنِيَ.
صحيح. متفق عليه.
ʽ‘ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) mourut alors que sur mon étagère il n’y avait rien qui puisse être consommé par un être vivant, si ce n’est un peu d’orge sur une étagère. J’en mangeais au point de commencer à trouver le temps long. Puis je l’ai pesé, et il s’épuisa. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
La grande dévotion du Prophète Muhammad(ﷺ)
عن الأغر بن يسار المزني -رضي الله عنه- قال: قال رسول الله -صلى الله عليه وسلم-: «يا أيُّهَا النَّاسُ، تُوبُوا إلى اللهِ واسْتَغْفِرُوهُ، فَإنِّي أَتُوبُ في اليَّومِ مائةَ مَرَّةٍ».
صحيح. رواه مسلم.
Al-Aghr ibn Yasâr Al-muzanî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Ô vous les gens ! Repentez-vous à Allah et demandez-Lui pardon ! Car certes, je me repens cent fois par jour. »
Rapporté par Muslim. Authentique.
عن عائشة -رضي الله عنها- والمغيرة بن شعبة -رضي الله عنه-: أن النبي -صلى الله عليه وسلم- كان يقوم من الليل حتى تَتَفَطَّرَ قَدَمَاهُ فقلت له: لم تَصْنَعُ هذا يا رسول الله، وقد غفر اللهُ لك ما تقدم من ذنبك وما تأخر؟ قال: «أَفَلَا أحب أن أكونَ عبدا شَكُورًا».
صحيح. حديث عائشة -رضي الله عنها-: متفق عليه.
حديث المغيرة بن شعبة -رضي الله عنه-: متفق عليه.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) et Al-Mughîrah ibn Shu’bah (qu’Allah l’agrée) relatent : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de prier la nuit jusqu’à ce que ses pieds se fendent. ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) lui dit : ' Ô Messager d’Allah ! Pourquoi fais-tu cela alors que tes péchés passés et futurs t’ont été pardonnés ? - Il lui répondit : N’aimerais-je pas être un serviteur reconnaissant ? ' »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
عن حذيفة بن اليمان -رضي الله عنهما- قال: صليت مع النبي -صلى الله عليه وسلم- ذات ليلة فَافْتَتَحَ البقرة، فقلت: يركع عند المئة، ثم مضى، فقلت: يصلي بها في ركعة فمضى، فقلت: يركع بها، ثم افتتح النساء فقرأها، ثم افتتح آل عمران فقرأها، يقرأ مُتَرَسِّلًا: إذا مَر بآية فيها تَسبِيحٌ سَبَّحَ، وإذا مَر بسؤال سَأل، وإذا مَر بِتَعَوُّذٍ تَعَوَّذَ، ثم ركع، فجعل يقول: «سبحان ربي العظيم» فكان ركوعه نحوًا من قِيَامِهِ، ثم قال: «سمع الله لمن حمده، ربنا لك الحمد» ثم قام طويلًا قريبا مما ركع، ثم سجد، فقال: «سبحان ربي الأعلى» فكان سجوده قريبًا من قيامه.
صحيح. رواه مسلم.
Abû ‘Abdillah Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai prié avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) cette nuit-là, et il entama la prière en récitant la sourate : « La vache ». Je me suis dit : « Il va certainement s’incliner après cent versets. » Mais, il poursuivit sa récitation. Je me suis alors dit : « Il va certainement la réciter entièrement au cours de la prière, mais il continua la lecture. Je pensai alors qu’il s’inclinerait après avoir terminé cette sourate, mais il entama la sourate : « Les femmes », qu’il lut entièrement, puis il lut la sourate : « La Famille de ‘Imrân » dont il acheva également la lecture. Il lisait clairement et soigneusement. Lorsqu’il arrivait à un verset où il y avait une glorification, il glorifiait ; lorsqu’il arrivait à un verset où il y avait une demande, il demandait ; et lorsqu’il arrivait à un verset où il y avait une demande de protection, il demandait protection. Puis, il s’inclina en disant : « Gloire et Pureté à mon Seigneur, le Majestueux ! » (« Subhâna Rabbiya-l-Aẓîm »). Son inclinaison était aussi longue que sa position debout. Puis, il a dit : « Allah a entendu celui qui L’a loué ! Notre Seigneur ! La louange Te revient ! » (« Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah, Rabbanâ Laka-l-Ḥamd »). Il se releva puis resta debout presque aussi longuement qu’il s’était incliné. Ensuite, il se prosterna en disant : « Gloire et Pureté à mon Seigneur, le Très-Haut ! » (« Subhâna Rabbil A’lâ »). Sa prosternation était presque aussi longue que sa position debout.
Rapporté par Muslim. Authentique.
La justice du Prophète
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était juste dans ses paroles, ses actes et ses décisions. Il était d’une impartialité inflexible, un trait qui le caractérisait déjà avant l’islam.
Par exemple, lorsque les Quraysh lui confièrent le soin d’arbitrer l’emplacement de la pierre noire à la suite d’une grave dispute entre eux, il fit preuve d’équité et de sagesse.
عن عَائِشَةُ -رضي الله عنها- «أَنَّ قُرَيْشا أَهَمَّهُم شَأن المَخْزُومِيَّة التي سَرَقَتْ، فَقَالُوا: مَنْ يُكَلِّمُ فيها رسول الله -صلى الله عليه وسلم-؟، فقالوا: وَمَنْ يَجْتَرِئُ عليه إلا أسامة بن زيد حِبُّ رسول الله -صلى الله عليه وسلم- فَكَلَّمَهُ أسامة، فَقَالَ: أَتَشْفَعُ فِي حَدٍّ مِنْ حُدُودِ الله؟ ثُمَّ قَامَ فَاخْتَطَبَ، فقال: إنَّمَا أَهْلَكَ الذين مِنْ قَبْلِكُمْ أنهم كانوا إذا سرق فيهم الشريف تركوه، وإذا سرق فيهم الضعيف أَقَامُوا عليه الحد، وَأَيْمُ الله: لَوْ أَنَّ فاطمة بنت محمد سَرَقَتْ لَقَطَعْتُ يَدَهَا».
وَفِي لَفْظٍ «كانت امرأة تَسْتَعِيرُ المَتَاعَ وَتَجْحَدُهُ، فَأَمَرَ النبي -صلى الله عليه وسلم- بِقَطْعِ يَدِهَا».
صحيح. متفق عليه.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Les Quraysh furent préoccupée par le cas de la femme de [la tribu de] Makhzum qui avait volé. « Qui parlera au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à son sujet ? se demandèrent-ils. Et qui osera sinon Usâmah, le bien aimé du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ? » Usâmah (qu’Allah l’agrée) alla donc parler au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui s’exclama : « Intercéderais-tu concernant l’une des peines légiférées par Allah? » Puis, il se mit debout et fit un sermon : « Ô, vous les gens ! Ce qui a causé la perte de ceux qui vous ont précédés, c’est uniquement le fait que, lorsqu’un noble parmi eux volait, ils le laissaient, tandis que lorsque c’était un faible, ils appliquaient la peine. Par Allah ! Si Fâṭimah, la fille de Muḥammad, avait volé, je lui aurai coupé la main ! » Dans une autre version: « C’était une femme qui empruntait des ustensiles mais niait les avoir empruntés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna alors qu’on lui coupât la main. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
C’était une preuve éclatante de sa justice.
Sa magnanimité
Il s’agit de la maîtrise de soi, au point de ne rien exprimer de désagréable en paroles ou en actes lorsqu’on est en colère.
عن أنس -رضي الله عنه- قَالَ: كُنْتُ أمشي مَعَ رسول الله -صلى الله عليه وسلم- وَعَلَيْهِ بُرْد نَجْرَانيٌّ غَلِيظُ الحَاشِيَةِ، فأدْرَكَهُ أعْرَابِي فَجَبذَهُ بِرِدَائِهِ جَبْذَة شَديدة، فَنَظَرْتُ إِلَى صَفْحَةِ عَاتِقِ النَّبيِّ -صلى الله عليه وسلم- وَقَدْ أثَّرَتْ بِهَا حَاشِيَة الرِّدَاءِ مِنْ شِدَّةِ جَبْذَتِه، ثُمَّ قَالَ: يَا مُحَمَّدُ، مُر لِي مِنْ مَالِ اللهِ الَّذِي عِنْدَكَ. فَالتَفَتَ إِلَيْهِ، فَضَحِكَ ثُمَّ أَمَرَ لَهُ بِعَطَاءٍ.
صحيح. متفق عليه.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je marchais avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui portait une tunique de Najrân aux bords épais. Un bédouin le rencontra et le tira si violemment par sa tunique que lorsque je regardais le cou du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), les bords de la tunique y avaient laissé une marque. Ensuite, il demanda : ' Ô Muḥammad ! Ordonne que l’on me donne une part de la richesse d’Allah qui est à ta disposition ! ' Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se tourna vers lui et sourit. Puis, il ordonna qu’on lui fasse un don.
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Authentique.
Alors que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) était assis dans la maison de ses compagnons, un homme nommé Zayd ibn Sa’na, un érudit juif, entra chez le Prophète (paix et bénédictions sur lui), perça les rangs de ses compagnons jusqu’à ce qu’il arrive au Prophète (paix et bénédictions sur lui), le saisit par les fronces de son vêtement et le tira violemment.
Il lui dit durement : « Paie tes dettes, ô Mohammed(ﷺ), car vous, les fils d’AbdelMottalib, procrastinez dans le paiement des dettes ! ».
Le Prophète (sur lui la paix) avait emprunté quelques dirhams à ce juif, mais il n’était pas encore temps de payer la dette, alors ‘Umar ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait de lui) se leva, secoua son épée et dit : » Permets-moi de frapper son cou, ô Messager d’Allah » : « Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à Omar ibn al-Khattab (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ordonne-lui de bien demander, et ordonne-moi de bien faire », et le Juif dit : « Je suis venu pour tester ta moralité : J’ai lu toutes vos descriptions dans la Torah et je les ai toutes vues se réaliser en vous, à l’exception d’une qualité que je n’ai pas essayée avec vous, à savoir que vous êtes sages lorsque vous êtes en colère, et que l’intensité de l’ignorance ne fait que vous rendre plus sages, et je l’ai vu aujourd’hui en toi, alors je témoigne qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad (ﷺ) est le messager d’Allah, et quant à la dette que tu as, j’en ai fait une charité pour les musulmans pauvres, et l’Islam de ce juif s’est amélioré et il a été martyrisé dans la bataille de Tabuk. (rapporté par Ibn Hibban)