Les mythes de l'athéisme

Problème du Mal :Pourquoi le mal existe si Dieu est miséricordieux ?

Si Dieu est Omnipotent (peut tout) et omniscient(sait tout) et miséricordieux, pourquoi le mal existe-t-il ? Pourquoi a-t-il laissé tellement de mauvaises choses ? Cette question soulève ce qu’on appelle « le problème du mal ».

Le problème du mal et l'islam

Dans une enquête aux USA , une question fut posée : « Si vous pouviez poser une seule question à Dieu et que vous saviez qu’il vous donnerait une réponse, que demanderiez-vous ? » La réponse la plus courante, offerte par 17% de ceux qui pouvaient penser à une question était « Pourquoi tant de mal et de souffrance dans le monde ? »

([Strobel, Lee. 2000. The Case for Faith: A Journalist Investigates the Toughest Objections to Christianity, Page 29] .

En islam, le problème du mal n’en est pas un, le coran ne laisse aucun doute sur la question et présente des réponses logiques et simples à la question de l’existence du mal, comme on le verra plus loin dans cet article

Le Coran Sourate 21-Les prophètes (Al-Anbiya) Verset 35 :
        
Toute âme doit goûter la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien [à titre] de tentation. Et c’est à Nous que vous serez ramenés.
كُلُّ نَفْسٍ ذَائِقَةُ الْمَوْتِ ۗ وَنَبْلُوكُم بِالشَّرِّ وَالْخَيْرِ فِتْنَةً ۖ وَإِلَيْنَا تُرْجَعُونَ
.

Pour les théologiens musulmans, la souffrance et le mal sont compris à la lumière de la Sagesse, de la Connaissance, de la Bienveillance, de la Volonté et du Pouvoir de Dieu. Toutefois, en dehors du cercle de l’islam, la question fait débat, pour de nombreux athées, le problème du mal constitue « la menace la plus fondamentale pour le concept occidental traditionnel » de Dieu, en particulier le Dieu tout-puissant, omniscient et omniscient du théisme orthodoxe . Si le mal ne peut être expliqué, affirment ses partisans, alors « la croyance dans le concept occidental traditionnel de Dieu est absurde ». Si le mal peut être expliqué, cependant, l’argument perd sa légitimité.

Cet article fait valoir que l’existence du mal ne constitue pas une preuve contre l’existence de dieu que ce soit dans sa forme logique ou dans sa forme probante. Et que l’Islam offre une solution multiperspective, rationnelle et intuitive au problème.

L’argument majeur de l’athéisme

Contrairement à ce que l’on pourrait croire , l’argument majeur de l’athéisme n’est pas un argument scientifique ou empirique mais un argument psychologique et philosophique , il s’agit en effet de l’argument du mal .

Pour cette raison, William Rowe qui a développé la version probante du problème du mal l’a appelé : un argument pour l’athéisme au lieu de l’appeler le problème probant du Mal.

David Hume
David Hume, appelait le problème du mal « le roc de l’athéisme »

Certains penseurs, comme le philosophe écossais David Hume, ont appelé le problème du mal « le roc de l’athéisme », suggérant que l’ensemble de la croyance athée pourrait être construite sur le problème du mal seul. George Bΰchner, un athée allemand et un poète, appelle le problème du mal le « bloc immuable de l’athéisme ».[Randy Alcorn If God is Good: Faith in the Midst of Suffering and Evil p. 11] .

Le philosophe athée Stephen Law, lors de son débat avec William Lane Craig sur l’athéisme en 2011 s’est pratiquement contenté du problème du mal pour dénier l’existence du créateur. Lors d’un autre débat de william lane craig , cette fois avec Michael tooley, ce dernier annonce que l’argument majeur de l’athéisme est le problème du Mal.

En apportant la réponse adéquate au problème du Mal, l’islam en finit avec un long débat et détruit l’argument majeur de l’athéisme.

Formulation du problème du Mal

On peut distinguer deux formes du problème du mal :

  • Le problème Logique du Mal
  • Le problème probant du Mal

Problème Logique du Mal

Le problème logique ou a priori cherche à démontrer qu’il est logiquement impossible que Dieu et le mal coexistent. Le problème logique du mal est souvent formulé comme suit :

  • P1. Si un dieu omnipotent, omnibienveillant et omniscient existe, alors le mal n’existe pas.
  • P2. Il y a du mal dans le monde.
  • C1. Par conséquent, un dieu omnipotent, omnibienveillant et omniscient n’existe pas.

Bien qu’il ait pris de l’importance au cours des années 1960, le problème logique du mal est considéré comme un échec par l’écrasante majorité des philosophes et des théologiens d’aujourd’hui. On va tout de même y répondre dans cet article.

Le problème Probant du Mal

Le problème probant ou a posteriori considère que, bien que Dieu et le mal puissent logiquement coexister, l’apparente contradiction constitue un argument en défaveur du théisme, c’est-à-dire que la thèse réductrice comme quoi le mal existe a une incidence négative sur la toute-puissance de Dieu parce qu’elle réduit théoriquement ses qualités naturelles. En d’autres termes : L’existence du Mal même si elle n’élimine pas l’existence de Dieu, nuit à la vision du Dieu puissent et miséricordieux auquel croient les théistes.

Sous le problème probant du mal se trouvent trois sous catégories de maux :

  • Le mal causé par l’Homme : la question ici est pourquoi Dieu n’empêche pas les hommes de commettre le Mal.
  • Le mal naturel : tout ce qui n’est pas causé directement par l’homme, les volcans, les morts tragiques, les épidémies, cela n’inclut pas les maux causés indirectement par l’homme comme le réchauffement climatique ou la mort des ours polaires qui se retrouvent dans la première catégorie.
  • Le mal gratuit, il s’agit ici de maux que l’athée considère que Dieu aurait pu les empêcher et qu’ils n’ont pas de sagesse visible derrière, comme la mort d’un nouveau-né ou la mort des animaux dans des incendies de forets.

Les mauvaises réponses au problème du Mal et le rôle du Coran

Entre 1960 et 1990, il y a eu plus de 4200 livres rédigés sur le sujet du mal
Entre 1960 et 1990, il y a eu plus de 4200 livres rédigés sur le sujet du mal

Celui qui étudie la littérature rédigée sur le sujet du mal se rend compte de l’effort intellectuel énorme pour comprendre le problème du mal, et qu’il y a beaucoup de grands cerveaux qui sont venus avec des propositions de solutions au problème du Mal, toutefois ces propositions de réponses ont eu du mal à cerner le problème du mal dans toutes ses facettes, en répondant à un aspect du problème ils se loupent sur un autre aspect en présentent une idée irréaliste ou non fondée.

Cela a poussé les philosophes de l’athéisme à continuer à considérer que le problème du mal n’a pas encore été résolu et à continuer à ressortir cet argument à chaque débat avec les théistes.

Examinons d’abord quelques-unes des mauvaises réponses :

Mauvaise réponse 1 : Que le mal n’existe pas

Selon cette vision , le mal n’existe pas il s’agit juste d’une illusion , ou une imagination d’un fait inexistant .

Les adeptes de ce dire se trouvent surtout parmi les hindous, chez qui le mal est juste un Maya(illusion), cette vision ne nécessite pas beaucoup d’efforts pour être réfutée , car le mal est un fait constaté et même si on considère que le mal est une illusion alors l’illusion du mal est elle-même un mal, car il s’agit toujours d’une expérience douloureuse.

Les adeptes de ce dire se trouvent surtout parmi les hindous, chez qui le mal est juste un Maya(illusion)

Les bouddhistes de leur côté considèrent que toute l’existence est « souffrance » et que le seul moyen de s’en débarrasser est de retrouver le nirvana, ce qui contredit aussi le ressenti de bonheur et de plaisir que nous reconnaissons dans nos cœurs et esprits et la réalité de l’ordre et la beauté dans notre monde.

Mauvaise réponse 2 : Le mal est un mystère

Ce dire prétend que le mal n’est qu’un mystère caché sous un habit que nous n’arrivons pas à déceler et qu’ainsi, nous ne pouvons pas l’appeler « mal » car c’est un mystère absolu que nous ne maitrisons pas .

Cette réponse amène non seulement à nier le mal mais aussi à nier le bien dans cet univers , car ne rien comprendre à la volonté de Dieu dans ce qui est mal signifie qu’on ne comprend pas non plus la volonté de Dieu dans ce qui est Bien , ce qui amène à un agnosticisme absolu, alors que nous constatons que le mal est une réalité cosmique . Allah dit dans le coran

Le Coran Sourate 17-Le voyage nocturne (Al-Isra) Verset 83 :
        
Et quand Nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et se replie sur lui-même; et quand un mal le touche, le voilà profondément désespéré.
وَإِذَا أَنْعَمْنَا عَلَى الْإِنسَانِ أَعْرَضَ وَنَأَىٰ بِجَانِبِهِ ۖ وَإِذَا مَسَّهُ الشَّرُّ كَانَ يَئُوسًا

Mauvaise réponse 3 :Apporter une réponse unique au problème du Mal ,

Le problème du mal est en réalité : le problème des Maux , car il existe des maux divers et variés et chacun a sa propre explication , se contenter donc de répondre au problème du mal avec une seule réponse du genre :  » le mal est résultat du libre arbitre humain » n’est pas suffisant car il couvre une seule facette du mal qui est le mal humain dans ce cas .

L’athée ne peut pas non plus exiger une seule réponse au problème du Mal , il devra lire la réponse à chacun des types de problèmes du mal et patienter en attendant la réponse aux autres types de maux .

Mauvaise réponse 4 : nier les noms de Dieu

Le Coran Sourate 7-Al-Araf Verset 180 :
        
C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms: ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait.
وَلِلَّهِ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَىٰ فَادْعُوهُ بِهَا ۖ وَذَرُوا الَّذِينَ يُلْحِدُونَ فِي أَسْمَائِهِ ۚ سَيُجْزَوْنَ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ

Dans son livre « Lorsque de mauvaises choses arrivent aux bonnes personnes » , le Rabbin Américain Harold Kushner, présente une réponse trés unorthodoxe , selon lui, même si Dieu est omini-bienveillant il ne serait pas omnipotent et c’est ainsi que selon lui, Dieu serait incapable de résoudre le problème du Mal .

Harold Kushner
Harold Kushner

En d’autre terme , kushner nie des attributs et des noms d’Allah pour expliquer l’origine du mal, cette vision est bien évidement rejetée par la majorité des théologiens juifs et chrétiens, mais kushner ne l’a pas inventé, car dans la thora altérée par les mains de l’homme, on retrouve le germe de cette idée .

Pourquoi le problème du Mal subsiste

Les réponses au problème du mal peuvent devenir problématiques dans deux situations :

  • Lorsque la réponse ignore complétement la révélation divine.
  • Lorsque la réponse entre en contradiction avec la théologie et les croyances du répondeur.

Dans le premier cas, Ceux parmi les philosophes ou intellectuels qui se sont aventurés à répondre à ces questions en négligeant la révélation divine ont fini par se confiner dans une optique personnelle, donnant lieu à des propos, divergents et contradictoires, tel que la double divinité (dieu du bien et dieu du mal) ou un Dieu qui a abandonné l’univers après l’avoir créé comme l’avait imaginé Aristote.

Dans le deuxième cas , on se retrouve avec des théologiens qui apportent des réponses logiques au problème du mal mais en même temps ces réponses restent biaisées par la théologie auquelle ils croient . C’est le cas des théologiens chrétiens qui , en apportant quelques réponses au problème du mal , vont se contredire avec leur propre croyances Les théologiens chrétiens ont beaucoup de mal à concilier le fait que Dieu soit « pur amour » , car cela se contredit avec l’existence du mal et de toutes ces épreuves sur terre, ils vont alors trouver des explications tirées par les cheveux afin de justifier différents types de mal , en réalité Allah n’est pas « pur amour », il est bien Alwadud (Al-Wadûd: Le Bien-Aimant et le Bien-Aimé, le Constant en amour, le Tout-Affectueux), mais il est aussi le juste, le sage et son amour pour sa création se manifeste parfois dans le fait de les éprouver par le bien et par le mal afin de les rapprocher de lui.

Le rôle du Coran

Un point épistémologique doit être abordé ici, et c’est que le problème du mal doit être compris à la lumière du discours divin , le Coran, plutôt que de nos interprétations inadéquates des événements (perçus comme « bons » ou « mauvais ») autour de nous.

Le saint coran

Les musulmans croient que le Coran est la Parole de Dieu inchangée, préservée et inimitable, une source d’orientation pour toute l’humanité et une source épistémologique rationnellement justifiée. En outre, alors que ceux qui rejettent l’Islam peuvent ne pas considérer la solution islamique au problème du mal comme une solution objective, les opposants ne peuvent pas prétendre qu’il ne s’agit pas d’une solution logiquement cohérente et rationnellement justifiée à ce problème. En fait, le paradigme islamique rationnellement justifié démontre que le problème du mal n’est pas vraiment un problème.

L’existence de Dieu et l’existence du Mal : le problème Logique du Mal

« Ceux qui n’ont pas Dieu dans leur cœur ne peuvent pas sentir son absence. »

Simon Will

«L’existence du mal » et « l’existence de Dieu » sont deux problèmes distincts qui ne doivent pas être confondus. Beaucoup de gens supposent que puisque le mal existe, Dieu doit soit être inconscient, indifférent ou incapable de le supprimer. Parce que Dieu est compris comme étant Omniscient, Tout Miséricordieux et Omnipotent, l’hypothèse est que l’existence du mal implique que Dieu ne doit pas exister. Cependant, même Richard Dawkins lui-même, le père emblématique du nouvel athéisme, déclare qu’imaginer simplement que Dieu est cruel est une solution logiquement plausible à cette impasse. Il écrit :

« Mais, pour un croyant plus averti en une sorte d’intelligence surnaturelle, il est enfantinement facile de surmonter le problème du mal. Postulez simplement un dieu méchant, comme celui qui rôde à chaque page de l’Ancien Testament »

[Richard Dawkins, The God Delusion (London: Bantam Press, 2006), p. 108]

Les croyants rejettent bien évidemment cette aberration dawkinienne du « Dieu méchant », mais soutiennent qu’il suffit que Dieu ait une raison morale de ‘existence du mal pour que tout le problème logique du mal tombe à l’eau, c’est pour cela que le philosophe agnostique Paul Draper explique :

« Bien que les arguments logiques du mal aient semblé prometteurs pour un certain nombre de philosophes dans les années 1950 et 1960 (par exemple, J. L. Mackie 1955), ils sont rejetés par la grande majorité des philosophes contemporains de la religion…… Pour qu’un argument logique du mal réussisse, il est nécessaire de montrer que, pour un fait connu sur le mal, il est logiquement impossible à Dieu d’avoir une bonne raison morale pour permettre que ce fait se produise. C’est pourtant précisément ce que la plupart des philosophes pensent aujourd’hui ne pas pouvoir être démontré

Paul Draper, “The Problem of Evil,” in The Oxford Handbook of Philosophical Theology, ed. Thomas Flint and Michael Rea (Oxford: Oxford University Press, 2011), 335.

Le philosophe athée William Rowe, dont les arguments seront examinés dans la version probante de l’argument, a déclaré :


Certains philosophes ont soutenu que l’existence du mal est logiquement incompatible avec l’existence du Dieu théiste. Personne, je pense, n’a réussi à établir une réclamation aussi extravagante. En effet, étant donné l’incompatibilité, il existe un argument assez convaincant pour l’idée que l’existence du mal est logiquement compatible avec l’existence du Dieu théiste.

William Rowe, “The Problem of Evil and Some Varieties of Atheism,” American Philosophical Quarterly 16, no. 4 (1979): 335–41.

Comme le problème logique du mal est un problème que la plupart des philosophes ne trouvent plus pertinent ou résilient, nous passons au problème probant du mal.

Le problème probant du mal et les réponses de l’islam

Comme déjà cité plus haut, le problème probant du mal se présente sous trois facettes principales (mal moral, mal naturel et mal gratuit), nous allons donc apporter une réponse adaptée à chacune de ces facettes.

Le mal moral ou le mal causé par l’homme

Pourquoi Allah n’empêche-t-il pas les hommes de commettre des actes non moraux ? nous savons qu’allah ne fait rien sans qu’il n’y ait une sagesse derrière , ayant cela en esprit nous pouvons examiner ou se trouve le mal moral dans le plan divin sur terre .

Le mal comme résultat du libre arbitre

Le Coran Sourate 30-Les romains (Ar-Rum) Verset 40 :
        
C’est Allah qui vous a créés et vous a nourris. Ensuite Il vous fera mourir, puis Il vous redonnera vie. Y en a-t-il, parmi vos associés, qui fasse quoi que ce soit de tout cela? Gloire à Lui! Il transcende ce qu’on Lui associe.
اللَّهُ الَّذِي خَلَقَكُمْ ثُمَّ رَزَقَكُمْ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ ۖ هَلْ مِن شُرَكَائِكُم مَّن يَفْعَلُ مِن ذَٰلِكُم مِّن شَيْءٍ ۚ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَىٰ عَمَّا يُشْرِكُونَ

Le sous-produit logique du libre arbitre est que de nombreux individus abuseront de leur libre arbitre et violeront les droits des autres êtres humains, des animaux et de l’environnement. Le fait que les humains aient été créés avec le libre arbitre, nécessite que certains individus utilisent leur libre arbitre pour répandre la corruption à travers le monde. Ce sous-produit logique est peut-être la raison pour laquelle les anges ont demandé :

Le Coran Sourate 2-La vache (Al-Baqarah) Verset 30 :
        
Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: «Je vais établir sur la terre un vicaire «Khalifa». Ils dirent: «Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?» – Il dit: «En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas!».
وَإِذْ قَالَ رَبُّكَ لِلْمَلَائِكَةِ إِنِّي جَاعِلٌ فِي الْأَرْضِ خَلِيفَةً ۖ قَالُوا أَتَجْعَلُ فِيهَا مَن يُفْسِدُ فِيهَا وَيَسْفِكُ الدِّمَاءَ وَنَحْنُ نُسَبِّحُ بِحَمْدِكَ وَنُقَدِّسُ لَكَ ۖ قَالَ إِنِّي أَعْلَمُ مَا لَا تَعْلَمُونَ
La réponse d’Allah suffisaient aux anges, car ils comprirent que la Sagesse et la Connaissance d’Allah dépassaient leurs capacités.

Dieu pouvait faire de nous tous des êtres excellents en nous contraignant de force à l’obéissance. Mais il aurait fallu, pour ce faire, nous priver de notre liberté de choix.

Bien évidement, nous serons jugés par Dieu au jour de la résurrection pour tous nos actes, Ceux qui dans ce bas monde auront mécru et commis des actes abominables seront jugés par Dieu à moins qu’ils ne se repentissent et regrettent leurs actes :

Le Coran Sourate 14-Abraham (Ibrahim) Verset 42 :
        
Et ne pense point qu’Allah soit inattentif à ce que font les injustes. Ils leur accordera un délai jusqu’au jour ou leurs regards se figeront.
وَلَا تَحْسَبَنَّ اللَّهَ غَافِلًا عَمَّا يَعْمَلُ الظَّالِمُونَ ۚ إِنَّمَا يُؤَخِّرُهُمْ لِيَوْمٍ تَشْخَصُ فِيهِ الْأَبْصَارُ

Le Mal naturel

Tout ce qui n’est pas causé directement par l’homme, les volcans, les morts tragiques, les épidémies, cela n’inclut pas les maux causés indirectement par l’homme comme le réchauffement climatique ou la mort des ours polaires qui se retrouvent dans la première catégorie.

Le mal absolu n'existe pas, les volcans par exemple portent plusieurs bénéfices : Refroidissement atmosphérique, Formation de la terre, Production d'eau, Les terres fertiles, L'énergie géothermique, Matières premières....
Le mal absolu n’existe pas, les volcans par exemple portent plusieurs bénéfices : Refroidissement atmosphérique, Formation de la terre, Production d’eau, Les terres fertiles, L’énergie géothermique, Matières premières….

Les musulmans considèrent que le mal absolu n’existe pas et que tout mal quelqu’il soit a derrière une sagesse qui mène vers un bien plus grand , à ce titre , ibn alqyim affirme :

Le mal, en tant que phénomène indépendant dans lequel aucune dimension du bien n’est impliquée, n’a pas d’existence dans ce monde. Il n’y a rien dans notre existence qui puisse être appelé mal pur, parce que chaque mal dans ce monde est bon sous un angle ou un autre. Par exemple, la maladie nuit au corps sous un certain angle, tandis que sous d’autres angles, elle teste la patience, évoque la résilience et peut même renforcer l’immunité. Les choses les plus détestées sont généralement de cette façon ; jamais dénué d’un bénéfice ou d’un autre pour l’être humain.

Ibn al-Qayyim, Shifā’ al-‘Alīl fī Masā’il al-Qaḍā’i wal-Qadari wal-Ḥikmati wat-Ta‘līl

Comprendre La nature de cette vie

Le Coran Sourate 67-La royauté (Al-Mulk) Versets 1-2 :
        
Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent.
تَبَارَكَ الَّذِي بِيَدِهِ الْمُلْكُ وَهُوَ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ
        
Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur.
الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا ۚ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْغَفُورُ

La vie terrestre comme épreuve

L’une des raisons pour laquelle le problème du Mal s’est accentué ces deux derniers siècles est que la vie est considérée comme sans but, La réorientation progressive de la mentalité occidentale du « but de la vie » à la « qualité de vie » était un sous-produit de la période des Lumières en Europe au XVIIIe siècle.

Lorsque la totalité de l’existence est réduite à cette seule vie et que la vie n’est plus considérée comme un moyen d’atteindre un but plus grand, on peut s’attendre à ce qu’assurer le plaisir immédiat et éviter la douleur deviennent les seuls objectifs – et des objectifs inaccessibles, bien sûr.

Maintenant l’islam propose de revenir au but initial de la création de l’homme , au fait que cette vie n’est qu’un passage vers une vie éternelle et qu’ainsi nous sommes tous des voyageurs vers notre destination finale .

Cette vie est ainsi une maison d’épreuve , réussir l’épreuve garantit le bonheur éternel , ainsi le mal et la souffrance dans ce monde ne sont que des outils de cette épreuve :

Le Coran Sourate 21-Les prophètes (Al-Anbiya) Verset 35 :
        
Toute âme doit goûter la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien [à titre] de tentation. Et c’est à Nous que vous serez ramenés.
كُلُّ نَفْسٍ ذَائِقَةُ الْمَوْتِ ۗ وَنَبْلُوكُم بِالشَّرِّ وَالْخَيْرِ فِتْنَةً ۖ وَإِلَيْنَا تُرْجَعُونَ

Comparer la vie d’ici-bas avec l’éternité de l’au-delà

En mesurant nos vies éphémères dans ce monde, en les mesurant à la vie de l’au-delà, le problème du mal et de la souffrance se désintègre. A quoi se mesurent 70 ans de misère supposée, à non pas 70 000 milliards, mais des années interminables de bonheur inimaginable ? À l’inverse, réduire notre existence à cette seule vie est ce qui amplifie négativement notre perception des moments « injustes » de la vie. Un musulman voit l’au-delà comme une réalité inévitable, une réalité qui éclipse notre existence dans cette vie à presque rien, comme le Prophète l’a dit,

« Si Allah avait considéré la vie mondaine comme valant l’aile d’un moustique, un incroyant ne serait pas autorisé d’y boire une gorgée d’eau. »

 Sunan at-Tirmidhi (2320)

Ali b. Abi Talib (qu’Allah l’agrée) a décrit plus en détail ce moment d’arrivée dans l’au-delà, et comment cela fera ressembler toute cette vie presque à un rêve, en disant :

« Les gens sont profondément endormis. Une fois qu’ils meurent, ils se réveillent. »

Ali b. Abi Talib – cité par Imam Suyuti (ra) dans ad-Durar al-Manthura (427)

Toute souffrance disparait dans l’au-delà

Il est courant de trouver des athées agrégeant les incidents du mal dans le monde, les empilant ensemble pour évoquer les émotions de leur public, essayant de persuader les gens de se mettre en colère contre Dieu. En faisant appel à l’émotion, ils cherchent à mettre en lumière ces douleurs et souffrances comme si elles n’étaient pas des exceptions, mais la règle.

Cependant, même si ces tactiques manipulatrices passaient inaperçues, les convictions fondées sur des preuves d’un musulman dans un au-delà suffiraient toujours à les contrer. Par exemple, le Prophète ﷺ a dit dans une profonde tradition :

« La personne la plus dévastée de ce monde – parmi les gens du Paradis – sera présentée le Jour de la Résurrection et plongera un seul coup dans le Paradis. On dira alors : « fils d’Adam, as-tu vu des épreuves ? Avez-vous éprouvé de la détresse ?’ Il dira : ‘Non, par Allah, mon Seigneur ! Je n’ai éprouvé aucune détresse ; Je n’ai pas vu une seule épreuve.’ »

Ṣaḥīḥ Muslim (2807)

Cette personne ne mentira pas mais oubliera toutes les difficultés antérieures avec ce seul plongeon dans l’extase. En un clin d’œil, cette personne qui a été défavorisée, prise en pitié et « lésée » dans le monde deviendra l’objet d’une intense admiration pour des milliards de spectateurs auparavant « privilégiés » ; le Prophète a dit :

« Le jour de la résurrection, lorsque les gens qui ont souffert de l’affliction recevront leur récompense, ceux qui ont été épargnés souhaiteront que leur peau ait été coupée en morceaux avec des lames lorsqu’ils étaient dans le monde. »

Sunan at-Tirmidhi (2402)

La vie est injuste? Oui, mais seulement si on ne croit pas en l’au delà

La souffrance humaine, les malheurs auxquels sont confrontés les innocents et l’affirmation selon laquelle «la vie est injuste» sont tous des griefs légitimes, mais seulement si la croyance en l’au-delà est niée. Les atrocités les plus laides comme celles commises par Hitler et Staline, ou celles perpétrées contre Hiroshima et Nagasaki, et les crises les plus tristes comme celles des enfants affamés ne représentent collectivement presque rien par rapport à la vie éternelle.

Le Prophète invoquait Dieu pour cette perspicacité perçante, priant dans de nombreux rassemblements pour obtenir « la certitude par laquelle Tu soulagerais pour nous les calamités de ce monde. »Sunan at-Tirmidhi(3502) Pour celui qui comprend la nature éternelle de l’au-delà, étant invité à « expliquer un enfant violé puis tué » ne les ébranle pas car ils comparent l’épreuve d’un moment à un plaisir sans fin qui s’améliore avec le temps et ne s’estompe jamais.
En réalité, c’est l’athéisme qui doit s’attaquer au problème du mal, pas ceux qui voient cette vie avec toutes ses difficultés comme un monde d’ombre à côté de la jouissance de la prochaine vie. Le croyant dont l’esprit est illuminé par la révélation comprend que tout comme la terre morte est ramenée à la vie chaque printemps, et tout comme nous n’étions pas vivants et sommes revenus à la vie avant la naissance, notre mort ne sera pas notre fin mais plutôt juste le début – la transition vers une nouvelle vie où chaque ennui et douleur seront oubliés.

Cette vie est un champ de labeur pour la vie éternelle

Il est intéressant de voir comment certaines personnes se moquent de la poursuite du paradis, mais en même temps embrassent des années d’études laborieuses afin d’obtenir un diplôme, de mettre de la nourriture sur la table et un toit au-dessus de leur tête. Pour sécuriser une maison avec des murs limités (peu importe la taille) et de la nourriture pour l’énergie (peu importe combien délicieuse), nous considérons tous qu’il est juste d’investir et de travailler dur pendant des années, mais certains trouvent injuste de travailler pour un bonheur inimaginable sans fin. En réalité cependant, peu importe quelles ambitions sont réalisées ici, quels plaisirs ont été garantis et quels « maux » ont été évités, on n’est pas vraiment reparti avec autre chose qu’une goutte d’un océan. Le Prophète a dit :

« L’exemple de cette vie mondaine par rapport à l’Au-delà n’est rien d’autre que l’exemple de l’un de vous plongeant son doigt dans la mer ; qu’il voie ce qu’il produit. »

Ṣaḥīḥ Muslim (2858)


Par conséquent, bien qu’un musulman conscient considère le problème du mal comme donnant plus de sens à cette vie, et reste donc à l’abri du nihilisme et de l’apathie, il ou elle voit simultanément les problèmes de la vie comme des graines pour cultiver sa vraie vie dans l’au-delà.

Le Coran Sourate 70-Les voies d'ascension (Al- Maarij) Versets 5-7 :
        
Supporte donc, d’une belle patience.
فَاصْبِرْ صَبْرًا جَمِيلًا
        
Ils le (le châtiment) voient bien loin,
إِنَّهُمْ يَرَوْنَهُ بَعِيدًا
        
alors que Nous le voyons bien proche,
وَنَرَاهُ قَرِيبًا

Le mal pour se purifier des péchés et élever son status

Les « maux » servent également de mécanisme de nettoyage pour les torts négligés et ce que certains érudits appellent les péchés (relativement) mineurs. Le Prophète a dit :

« Les épreuves continueront à s’abattre sur l’homme et la femme croyants, à l’égard d’eux-mêmes, de leurs enfants et de leurs richesses, jusqu’à ce qu’ils rencontrent Allah sans aucun péché sur eux. »

Sunan at-Tirmidhi (2399

Un autre récit précise :

« Aucune fatigue, ni la maladie, ni l’anxiété, ni la tristesse, ni la douleur, ni la détresse n’arrivent à un musulman, même si c’était la piqûre qu’il recevait d’une épine, sans qu’Allah expie certains de ses péchés pour cela.

 Ṣaḥīḥ al-Bukhārī(5641, 5642)


Le prophète a similairement affirmé que c’est par la miséricorde de Dieu que les croyants vivront des moments dévastateurs :

« Ma nation une nation [qui jouit d’une miséricorde distincte] ; elle n’a pas de tourment dans l’au-delà, mais plutôt son tourment est seulement dans ce monde : tribulations, tremblements de terre, meurtres et afflictions. »

Sunan Abū Dāwūd (4278) 


Dans son livre Ḥādī al-Arwāḥ, Ibn al-Qayyim explique la fonction thérapeutique de la douleur dans ce monde et dans l’autre, en disant :


La sagesse d’Allah exigeait qu’Il nomme un remède approprié pour chaque maladie, et remédier aux égarés exige les remèdes les plus difficiles. Un médecin compatissant peut cautériser le malade, le brûlant encore et encore de feu, afin d’éliminer les éléments infects qui ont saboté son état de santé naturel. Et s’il croit que l’amputation du membre est meilleure pour le malade, il le coupe, provoquant la douleur la plus intense. C’est le sort qu’Allah a destiné à éliminer les éléments étrangers qui nuisent à la bonne santé contre la volonté d’une personne, alors qu’en est-il lorsque la personne choisit délibérément d’admettre des éléments toxiques dans son âme pure ? Lorsqu’une personne intelligente réfléchit aux lois d’Allah (le Béni et l’Exalté), Son décret destiné dans ce monde, et Sa récompense et sa punition dans l’au-delà, elle les trouve parfaitement appropriées, appropriées et interconnectées. C’est parce que tout provient d’une connaissance parfaite, d’une sagesse impeccable et d’une miséricorde primordiale. Et en effet, Il – le Glorifié – est le Vrai Roi Suprême, et Sa Royauté est une royauté de miséricorde, de grâce et de justice.

Ibn al-Qayyim, Ḥādi al-Arwāḥ, pp. 756-761

Il est largement cité que le légendaire boxeur, Muhammad Ali (qu’Allah lui accorde sa miséricorde), aurait dit à propos de ses luttes avec sa dernière maladie : « Dieu m’a donné le syndrome de Parkinson pour me montrer que je ne suis pas « le plus grand », il l’est .  » Il a compris qu’il aurait pu rester inconscient si Dieu ne l’avait pas purifié de ses années d’arrogance à travers cette maladie. Pour Ali, goûter à l’impuissance était plus inestimable que son héritage de boxe, ses gains monétaires et sa lutte contre une guerre injuste, car il comprenait que tout cela s’effondrerait bientôt avec ses os à la fin de sa vie. Quant à la maladie de Parkinson, il la considérait comme la bénédiction ultime déguisée, qui pourrait bien lui accorder l’amour et la compagnie de Dieu pour toujours. Dans cette veine, comprenons-nous la déclaration du Prophète :

« Quand Allah aime un peuple, Il les éprouve. »

Sunan at-Tirmidhi (2396)

Il convient de noter que, du point de vue islamique, ce test d’effort implique de conserver ou de revenir à la pureté, et non de surmonter les « maux inhérents ». Dieu a créé l’homme avec droiture morale ;

Le Coran Sourate 95-Le figuier (At-Tin) Verset 4 :
        
Nous avons certes créé l’homme dans la forme la plus parfaite.
لَقَدْ خَلَقْنَا الْإِنسَانَ فِي أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ
. Ensuite, Dieu nous a doté de la capacité de discerner le bien du mal
Le Coran Sourate 91-Le soleil (Ach-Chams) Verset 8 :
        
et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété!
فَأَلْهَمَهَا فُجُورَهَا وَتَقْوَاهَا
et nous a envoyé dans cette vie pour que notre esprit, notre cœur et nos membres subissent un examen
Le Coran Sourate 76-L'homme (Al-Insan) Verset 2 :
        
En effet, Nous avons créé l’homme d’une goutte de sperme mélangé [aux composantes diverses] pour le mettre à l’épreuve. [C’est pourquoi] Nous l’avons fait entendant et voyant.
إِنَّا خَلَقْنَا الْإِنسَانَ مِن نُّطْفَةٍ أَمْشَاجٍ نَّبْتَلِيهِ فَجَعَلْنَاهُ سَمِيعًا بَصِيرًا
. Si nous évitons l’endoctrinement corrompu et les inclinations malavisées, nous resterons droits dans toutes nos affaires. Dieu a également doté chaque personne d’une fiṭra (disposition spirituelle) qui résiste aux mauvaises influences qui cherchent à ravager la beauté de sa nature originelle. Par conséquent, les humains droits et leur fiṭra pure sont ce qui définit l’humanité par essence. Quant aux éléments qui nous inclinent au mal, ce sont eux qui font de la vie un examen, mais ils n’ont d’effet que lorsque nous laissons s’affaiblir la voix de la fiṭra centrée sur Dieu, et lorsque sa flamme divine n’est pas alimentée.

On ne peut reconnaitre le bien sans l’existence du mal

Le bien et le mal sont les deux faces d’une même pièce, une paire cosmique inséparable qui a besoin l’un de l’autre pour exister. La valeur ne peut exister sans péril, le pardon ne peut exister sans offense et la persévérance ne peut exister sans obstacle. Le délice de la satiété n’est connu que de ceux qui sont mordus par la faim, et la sensation d’étanchéification n’est savourée que par ceux qui ont soif. Il faut qu’il y ait des manifestations du mal pour atteindre la vertu de les vaincre. Comme l’écrit Hubert S. Box dans The Problem of Evil :


« Ce n’est qu’avec la possibilité d’un échec que nous méritons la récompense du triomphe. »

Hubert S. Box, The Problem of Evil (London: The Faith Press, 1934), p. 56


Par conséquent, il doit y avoir une certaine imperfection chez les humains, et dans leur monde, pour servir d’étincelle aux flammes du bien que nous sommes censés allumer autour de nous. Dieu considère qu’il doit y avoir une maladie, pour que nous poursuivions et jouissions de la santé, et qu’il doit y avoir un échec, pour que nous soyons intéressés par l’accomplissement. Nous ne savourerons rien de nos vies sur cette terre à moins de goûter également son amertume sur nos langues et de sentir ses regrets couler sur nos joues.
Expliquant comment la douleur est le récipient dans lequel le plaisir est délivré, Ibn al-Qayyim dit :

Sa Sagesse (le Glorifié) a déterminé que le bonheur, le plaisir et le confort ne sont atteints que par le pont de la difficulté et de la fatigue, et qu’ils ne sont accessibles que par les portes des épreuves, de la patience et des difficultés persistantes. Pour cette raison, Il a entouré le Paradis de difficultés et l’Enfer de tentations. Pour cette raison, il a expulsé son élu, Adam ﷺ, du paradis bien qu’il l’ait créé pour lui ; Sa sagesse exigeait qu’il n’y entre de façon permanente qu’après des difficultés et des épreuves. Il ne l’en a donc retiré que pour le lui faire réadmettre d’une manière plus parfaite . Dieu seul connaît la disparité entre la première entrée et la seconde. Quelle grande disparité existe entre le Messager d’Allah entrant à La Mecque sous la protection d’al-Muṭ’im b. ‘Adi et son entrée le Jour de la Conquête. Quelle grande disparité existe entre le plaisir et le confort des croyants au Paradis après avoir enduré ce qui l’a précédé, et leur plaisir s’ils y avaient été créés. Quelle grande disparité existe entre la joie de quelqu’un qui est soulagé après l’affliction, et enrichi après la pauvreté, et guidé après s’être égaré, et recueilli son cœur après sa dispersion, et la joie de quelqu’un qui n’a pas goûté ces douleurs. Sa sagesse divine a prédéterminé que les difficultés sont la cause du plaisir et de la bonté, comme le Très-Haut l’a dit :

Le Coran Sourate 2-La vache (Al-Baqarah) Verset 216 :
        
Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.
كُتِبَ عَلَيْكُمُ الْقِتَالُ وَهُوَ كُرْهٌ لَّكُمْ ۖ وَعَسَىٰ أَن تَكْرَهُوا شَيْئًا وَهُوَ خَيْرٌ لَّكُمْ ۖ وَعَسَىٰ أَن تُحِبُّوا شَيْئًا وَهُوَ شَرٌّ لَّكُمْ ۗ وَاللَّهُ يَعْلَمُ وَأَنتُمْ لَا تَعْلَمُونَ
Ibn al-Qayyim, Shifā’ al-‘Alīl fī Masā’il al-Qaḍā’i wal-Qadari wal-Ḥikmati wat-Ta‘līl 

Un monde sans mal est comme un monde sans bien ; Ni l’un ni l’autre ne possède de sens qu’une personne s’efforcerait d’actualiser. Ainsi, lorsque les athées réclament un monde sans mal, ils demandent en même temps un monde stérile et dépourvu de tout bien. Expliquant la notion de « pas de douleur, pas de gain », Al-Jāhiẓ (m. 868) écrit:

Si le mal était absolu, la création serait détruite, et si le bien pur existait, alors l’épreuve de la vie prendrait fin et la pensée cesserait. Avec la cessation de la pensée serait l’absence de sagesse, et une fois que les choix disparaîtront, alors le discernement disparaîtra également et le savant deviendra incapable de vérifier, de délibérer et d’apprendre. Aucune connaissance n’existerait à ce moment-là, aucune enquête ne resterait possible, aucun mal ne serait repoussé, aucun avantage ne serait assuré, ni la patience à travers les difficultés et les remerciements à travers les bénédictions n’existeraient, ni la disparité dans l’éloquence, ni la compétition dans les rangs. La joie du triomphe et la gloire de la conquête seraient perdues, et aucune personne sur terre ne trouverait la gratification d’être juste, ni aucune mauvaise personne ne trouverait l’humiliation d’avoir tort, ni personne avec conviction ne goûterait la froideur de la certitude, ni Est-ce que quelqu’un dans le doute serait en proie à la détresse et hanté par l’inconnu. Les gens n’espéreraient plus ni ne seraient consumés par les ambitions, leurs âmes seraient dépouillées de tout but, leurs esprits de tous leurs fruits, et toutes choses perdraient leur valeur et leur juste droit.

Al-Jāḥiẓ, al-Ḥayawān

Le Mal permet de manifester les qualités divines

Dans son livre Ashifaa , Ibn alQayim affirme :

Créer des opposés tels que le bien et le mal vient de la perfection de la Sagesse de Dieu, et les rendre observables pour nous vient de Sa miséricorde.
Créer la nuit et le jour, le doux et l’aigre, le chaud et le froid, la douleur et le plaisir, la mort et la vie, la maladie et la santé, reflètent également Sa Grandeur et Sa Perfection. Bien que les attributs de Dieu soient intrinsèquement parfaits, ne pas les voir se manifester dans notre monde nous rendrait moins capables de reconnaître la grandeur de Dieu. Sans la création, il serait plus difficile de reconnaître la qualité de Dieu en tant que créateur ( Alkhaliq).
Si Allah n’avait pas créé des gens qui manifestent le mal, les qualités de Tolérance et de Pardon de Dieu, et même Ses qualités de Justice et de Domination, serait d’autant plus difficile à reconnaître.
Si un roi se limitait à une seule des nombreuses actions qu’il est capable d’accomplir, ce roi serait soit inconscient de ses propres capacités, soit inconscient du grand avantage que ces actions entraîneraient pour les autres. Quant à Celui qui possède une Connaissance parfaite et une Capacité parfaite, Il ne se limite pas à une seule action ou type d’action, car ce serait un défaut dans Sa Souveraineté.
C’est à partir de la capacité parfaite de Dieu qu’Il donne et retient, récompense et punit, élève et abaisse, honore et humilie, renforce et vainc, accélère et retarde, assiste et nuit. En même temps, c’est grâce à Sa Sagesse que, parce que les humains ne sont pas identiques, ils ne sont pas traités de manière identique, car cela serait contraire à Sa parfaite Justice. Le Coran est rempli de censure contre ceux qui assimilent des choses très différentes (comme Dieu et l’homme) et ceux qui font la distinction entre des choses équivalentes (comme les couleurs de peau), alors comment Dieu pourrait-il condamner quelque chose comme un défaut et ensuite être décrit avec cela Lui-même? Allah dit :

Le Coran Sourate 45-L'agenouillée (Al-Jathya) Verset 21 :
        
Ceux qui commettent des mauvaises actions comptent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, dans leur vie et dans leur mort? Comme ils jugent mal!
أَمْ حَسِبَ الَّذِينَ اجْتَرَحُوا السَّيِّئَاتِ أَن نَّجْعَلَهُمْ كَالَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ سَوَاءً مَّحْيَاهُمْ وَمَمَاتُهُمْ ۚ سَاءَ مَا يَحْكُمُونَ
.
Par conséquent, si les beaux Noms et Attributs de Dieu doivent être rendus manifestes, et cela n’est possible qu’avec l’existence d’opposés et de contreparties, la sagesse exige que ces opposés existent. S’ils étaient absents, alors les Attributs de Dieu n’existeraient pas, ce qui est inconcevable.

Ibn al-Qayyim, Shifā’ al-‘Alīl fī Masā’il al-Qaḍā’i wal-Qadari wal-Ḥikmati wat-Ta‘līl (pp. 439-440)

Le mal gratuit

Il s’agit ici de maux que l’athée considère que Dieu aurait pu les empêcher et qu’ils n’ont pas de sagesse visible derrière, comme la mort d’un nouveau-né ou la mort des animaux dans des incendies de forets.

Le mal gratuit et l’humilité envers le créateur

L’humilité avec Dieu et le fait de s’en remettre à la sagesse de Dieu constituent la plus haute forme de bien moral. Se résigner au fait que l’on ne peut voir que des pixels alors que Dieu voit l’ensemble de l’image est un énorme test d’humilité intellectuelle. Accepter d’être comme la fourmi sur le tapis qui voit le chef-d’œuvre sur lequel elle marche comme une jungle chaotique demande la plus grande dose d’humilité. Contempler la grandeur de Dieu, s’admettre que vous êtes différent de Dieu et s’attendre à avoir des « angles morts » qui rendent certains maux mystérieux, est le test le plus fondamental de la foi dans l’invisible. Comme Dieu le dit :

Le Coran Sourate 22-Le pélerinage (Al-Hajj) Verset 11 :
        
Il en est parmi les gens qui adorent Allah marginalement. S’il leur arrive un bien, ils s’en tranquillisent, et s’il leur arrive une épreuve, ils détournent leur visage, perdant ainsi (le bien) de l’ici-bas et de l’au-delà. Telle est la perte évidente!
وَمِنَ النَّاسِ مَن يَعْبُدُ اللَّهَ عَلَىٰ حَرْفٍ ۖ فَإِنْ أَصَابَهُ خَيْرٌ اطْمَأَنَّ بِهِ ۖ وَإِنْ أَصَابَتْهُ فِتْنَةٌ انقَلَبَ عَلَىٰ وَجْهِهِ خَسِرَ الدُّنْيَا وَالْآخِرَةَ ۚ ذَٰلِكَ هُوَ الْخُسْرَانُ الْمُبِينُ
.
De même, lorsque les anges ont demandé à Dieu de créer des humains qui commettraient des actes mauvais, ils ont été complètement satisfaits de la réponse que Dieu sait ce qu’ils ne font pas. Avec humilité et une foi totale en la Sagesse de Dieu, ils acceptèrent Sa connaissance supérieure :
Le Coran Sourate 2-La vache (Al-Baqarah) Verset 30 :
        
Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: «Je vais établir sur la terre un vicaire «Khalifa». Ils dirent: «Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?» – Il dit: «En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas!».
وَإِذْ قَالَ رَبُّكَ لِلْمَلَائِكَةِ إِنِّي جَاعِلٌ فِي الْأَرْضِ خَلِيفَةً ۖ قَالُوا أَتَجْعَلُ فِيهَا مَن يُفْسِدُ فِيهَا وَيَسْفِكُ الدِّمَاءَ وَنَحْنُ نُسَبِّحُ بِحَمْدِكَ وَنُقَدِّسُ لَكَ ۖ قَالَ إِنِّي أَعْلَمُ مَا لَا تَعْلَمُونَ
Ibn al-Jawzi (m. 1201) dit : « L’esprit en est venu à reconnaître la Sagesse du Créateur, et qu’il n’a ni défaut ni défaut. Cette reconnaissance l’oblige à renoncer [à s’opposer] à tout ce qui lui est caché de cette [sagesse]. Chaque fois qu’une question spécifique n’est pas claire pour lui, il serait donc incorrect de déterminer ensuite que le principe lui-même est invalide. Quelle sagesse pourrait-il y avoir dans le fait qu’un jeune enfant innocent soit tué ? Dans l’histoire du prophète Moïse et d’al-Khidr [18:60-82], ces maux apparemment inutiles ont été dévoilés pour nous montrer les subtils détails cachés de la tapisserie divine. Cette histoire démontre que nous ne pouvons souvent pas comprendre la sagesse ultime derrière les maux apparents. Moïse (la paix soit sur lui) ne réalisait pas qu’endommager ce bateau l’empêchait d’être pris de force par un roi pirate et que tuer cet enfant sans péché était par pitié ultime pour lui et ses parents, leur épargnant à tous un plus grand mal avait il grandit parmi eux.

Ce monde doit être régit par des lois fixes

Ce monde doit être régit par des lois fixes

Enfin, le test de la vie n’aurait pas non plus de sens si les lois naturelles de ce monde n’étaient pas en place puisque c’est notre reconnaissance de modèles cohérents – tels que les causes et les effets – qui nous oblige à engager nos réalités. Si les loups étaient aveugles aux agneaux, et que les anges transportaient les cerfs des incendies de forêt, et que les virus glissaient magiquement de nos corps, et que du gaz poivré apparaissait soudainement sur les yeux de chaque violeur, et que la paralysie se produisait au doigt de la gâchette de chaque tireur, et que de la nourriture émergeait dans le ventre de chaque enfant affamé, ce « monde parfait » serait en fait assez imparfait, car il n’aurait pas de lois permanentes ni de modèles de causalité, et parce que son « dysfonctionnement » exigerait constamment l’intervention de Dieu. En réalité, cependant, ces lois définissent ce monde tel qu’il était censé être, et sont là pour que la vie serve de scène pour l’épreuve de la vie. Des événements doivent exister qui appellent à faire appel avec confiance à Dieu dans la supplication, à secourir courageusement ceux qui sont en danger et à servir avec altruisme ceux qui sont dans le besoin. Il est vrai que les lois que Dieu a créées pour rendre la vie possible, stable et agréable, sont les mêmes lois qui rendent parfois la vie douloureuse et inconfortable. La fonte des glaciers irrigue les terres et étanche la soif des hommes et des animaux, mais peut également entraîner des inondations destructrices. La foudre fournit aux plantes de l’oxyde nitrique mais peut parfois frapper mortellement un être humain. Cependant, dans tous ces cas, Dieu a créé une loi naturelle qui offre un bien plus grand pour le monde que le mal occasionnel qu’elle cause. Ce plus grand bien comprend, sans s’y limiter, la capacité d’engager une réalité compréhensible (lois naturelles) et l’évaluation de la façon dont notre volonté est utilisée à la lumière de cette réalité.

La sagesse d’Allah , un exemple dans l’histoire de Mois et ‘al-Khidr

l'histoire de la rencontre du prophète Mois avec un homme saint( Al Khadir)

Dans le coran Dieu nous raconte un histoire , cette histoire explique à l’homme qu’il ne doit jamais donner des jugements précipités , car ce qui apparait être pou lui comme du mal , Dieu sait le mieux que c’est un grand bien .
C’est l’histoire de la rencontre du prophète Mois avec un homme saint( Al Khadir) , Mois lui demande de lui apprendre de sa science que Dieu lui a donné , l’ayant accompagné , Mois (paix sur lui) se rend compte que cet homme commet des actes que Mois qualifierait de maléfique , mais ensuite il apparait que tout le bien était derrière :

Le Coran Sourate 18-La caverne (Al-Kahf) Versets 65-82 :
        
Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous.
فَوَجَدَا عَبْدًا مِّنْ عِبَادِنَا آتَيْنَاهُ رَحْمَةً مِّنْ عِندِنَا وَعَلَّمْنَاهُ مِن لَّدُنَّا عِلْمًا
        
Moïse lui dit: «Puis-je te suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction?»
قَالَ لَهُ مُوسَىٰ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَىٰ أَن تُعَلِّمَنِ مِمَّا عُلِّمْتَ رُشْدًا
        
[L’autre] dit: «Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.
قَالَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا
        
Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance?»
وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَىٰ مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا
        
[Moïse] lui dit: «Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres».
قَالَ سَتَجِدُنِي إِن شَاءَ اللَّهُ صَابِرًا وَلَا أَعْصِي لَكَ أَمْرًا
        
«Si tu me suis, dit [l’autre,] ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention».
قَالَ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلَا تَسْأَلْنِي عَن شَيْءٍ حَتَّىٰ أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا
        
Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit: «Est-ce pour noyer ses occupants que tu l’as ébréché? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse!»
فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ خَرَقَهَا ۖ قَالَ أَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا
        
[L’autre] répondit: «N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie?»
قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا
        
«Ne t’en prends pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grande difficulté dans mon affaire».
قَالَ لَا تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلَا تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا
        
Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l’homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit: «As-tu tué un être innocent, qui n’a tué personne? Tu as commis certes, une chose affreuse!»
فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا لَقِيَا غُلَامًا فَقَتَلَهُ قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَّقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُّكْرًا
        
[L’autre] lui dit: «Ne t’ai je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie?»
۞ قَالَ أَلَمْ أَقُل لَّكَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا
        
«Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse], alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi».
قَالَ إِن سَأَلْتُكَ عَن شَيْءٍ بَعْدَهَا فَلَا تُصَاحِبْنِي ۖ قَدْ بَلَغْتَ مِن لَّدُنِّي عُذْرًا
        
Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit: «Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire».
فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَن يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَن يَنقَضَّ فَأَقَامَهُ ۖ قَالَ لَوْ شِئْتَ لَاتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا
        
«Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l’homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience.
قَالَ هَٰذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ ۚ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَيْهِ صَبْرًا
        
Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.
أَمَّا السَّفِينَةُ فَكَانَتْ لِمَسَاكِينَ يَعْمَلُونَ فِي الْبَحْرِ فَأَرَدتُّ أَنْ أَعِيبَهَا وَكَانَ وَرَاءَهُم مَّلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ غَصْبًا
        
Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance.
وَأَمَّا الْغُلَامُ فَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ فَخَشِينَا أَن يُرْهِقَهُمَا طُغْيَانًا وَكُفْرًا
        
Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux.
فَأَرَدْنَا أَن يُبْدِلَهُمَا رَبُّهُمَا خَيْرًا مِّنْهُ زَكَاةً وَأَقْرَبَ رُحْمًا
        
Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux-mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience».
وَأَمَّا الْجِدَارُ فَكَانَ لِغُلَامَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِي الْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُ كَنزٌ لَّهُمَا وَكَانَ أَبُوهُمَا صَالِحًا فَأَرَادَ رَبُّكَ أَن يَبْلُغَا أَشُدَّهُمَا وَيَسْتَخْرِجَا كَنزَهُمَا رَحْمَةً مِّن رَّبِّكَ ۚ وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِي ۚ ذَٰلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِع عَّلَيْهِ صَبْرًا

Dans l’histoire de Mūsá (Moïse) et d’al-Khiḍr, par exemple, les actes du « mal prima facie » de Khiḍr – faire couler un bateau, tuer un garçon – sont problématiques pour Mūsá car ses connaissances et sa sagesse dans ce scénario sont limitées.

Ainsi, Mūsá remet en question les actions « maléfiques » d’al-Khiḍr, et al-Khiḍr explique que la source de sa connaissance de ces questions venait de Dieu

Le Coran Sourate 18-La caverne (Al-Kahf) Verset 65 :
        
Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous.
فَوَجَدَا عَبْدًا مِّنْ عِبَادِنَا آتَيْنَاهُ رَحْمَةً مِّنْ عِندِنَا وَعَلَّمْنَاهُ مِن لَّدُنَّا عِلْمًا
La patience de Mūsá a été mise à l’épreuve jusqu’à ce que, après trois actes « maléfiques » à première vue, al-Khiḍr a expliqué à Mūsá la sagesse derrière les actions et a conclu par : « C’est l’interprétation de ce à propos de laquelle vous ne pourriez pas avoir de patience. Pour chacun des trois actes a précisé que, en fin de compte, ces actions n’étaient pas réellement mauvaises, mais étaient en fait des actes de maʿrūf (bon). Par exemple, le bateau a été endommagé par al-Khiḍr parce que le roi était en train de confisquer tous les bateaux pour lui-même ; cependant, al-Khiḍr savait que le roi ne le ferait pas si le bateau était inutilisable. « Quant au navire, il appartenait à des pauvres, qui travaillaient en mer. J’avais donc l’intention de l’endommager, car il y avait un roi [tyran] devant eux qui s’emparait de force de tout [bon] navire. »


Si l’on réfléchit à l’exemple d’un enfant qui désire des aliments malsains ou des activités nocives, on constate que l’interdiction par les parents de tels dommages est parfois considérée comme douloureuse et malfaisante pour l’enfant (« Je veux plus ! » ou « Tu ne m’aimes pas ! »). Cependant, le parent protège clairement l’enfant en raison de sa sagesse et de ses connaissances, et en tant que tels, leurs actes de bienveillance sont interprétés comme mauvais en raison des limites des connaissances et de la sagesse de l’enfant. Si des disparités aussi importantes sont couramment observées parmi les êtres humains, alors on doit se demander à quel point il existe une grande disparité dans la connaissance et la sagesse entre la création et le Créateur. Cette disparité n’est d’ailleurs pas limitée aux adultes et à leurs enfants, mais également au sein de la population adulte. La mort d’un enfant d’un cancer, par exemple, pourrait être liée à des milliers d’effets d’entraînement jusqu’à ce que le plus grand objectif de Dieu se manifeste plusieurs siècles plus tard, peut-être même dans d’autres régions du monde.

Quelques exemples de sagesses derrière des maux :

  • L’existence du mal et de la souffrance, partielle ou relative, peut se produire pour de nombreuses autres sagesses possibles qui nécessitent individuellement une élucidation approfondie :
  • La souffrance peut survenir pour tester le libre arbitre d’un être humain :
    Le Coran Sourate 67-La royauté (Al-Mulk) Verset 2 :
            
    Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur.
    الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا ۚ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْغَفُورُ
    .
  • La souffrance peut survenir pour guider une personne qui s’est égarée :
    Le Coran Sourate 16-Les abeilles (An-Nahl) Verset 53 :
            
    Et tout ce que vous avez comme bienfait provient d’Allah. Puis quand le malheur vous touche, c’est Lui que vous implorez à haute voix.
    وَمَا بِكُم مِّن نِّعْمَةٍ فَمِنَ اللَّهِ ۖ ثُمَّ إِذَا مَسَّكُمُ الضُّرُّ فَإِلَيْهِ تَجْأَرُونَ
  • La souffrance peut survenir comme un test pour ceux qui peuvent aider celui qui souffre :
  • Le prophète Mohammed sws dit : »Quiconque soulage la difficulté d’un croyant dans ce monde, Allah soulagera sa difficulté le jour de la résurrection. Quiconque aide à soulager une personne en difficulté, Allah lui facilitera la tâche dans ce monde et dans l’au-delà. Quiconque dissimule les fautes d’un musulman, Allah dissimulera ses fautes dans ce monde et dans l’au-delà. Allah aide le serviteur aussi longtemps qu’il aide son frère. »
  • La souffrance peut survenir pour rappeler aux êtres humains de revenir à Dieu.
    Le Coran Sourate 30-Les romains (Ar-Rum) Verset 41 :
            
    La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré; peut-être reviendront-ils (vers Allah).
    ظَهَرَ الْفَسَادُ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ بِمَا كَسَبَتْ أَيْدِي النَّاسِ لِيُذِيقَهُم بَعْضَ الَّذِي عَمِلُوا لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُونَ
  • La souffrance peut survenir pour éviter un plus grand mal, comme la mort d’un individu qui pourrait plus tard causer plus de mal ou éprouver plus de souffrance,l’exemple donné précédemment était celui du garçon tué par al-Khidr.
  • La souffrance peut être une bénédiction déguisée, qui sert de test au moment où la calamité frappe.
    Le Coran Sourate 2-La vache (Al-Baqarah) Verset 216 :
            
    Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.
    كُتِبَ عَلَيْكُمُ الْقِتَالُ وَهُوَ كُرْهٌ لَّكُمْ ۖ وَعَسَىٰ أَن تَكْرَهُوا شَيْئًا وَهُوَ خَيْرٌ لَّكُمْ ۖ وَعَسَىٰ أَن تُحِبُّوا شَيْئًا وَهُوَ شَرٌّ لَّكُمْ ۗ وَاللَّهُ يَعْلَمُ وَأَنتُمْ لَا تَعْلَمُونَ
  • La souffrance peut survenir afin que les rangs d’un croyant soient augmentés au Paradis: « Rien n’atteint un croyant, une [piqûre d’] épine ou plus que cela, mais Allah l’élèvera ainsi d’un degré dans son statut, ou effacera une mauvaise action. » Ṣaḥīḥ al-Bukhāri, no. 5641
  • La souffrance peut survenir afin de faciliter le chemin vers le Paradis pour un croyant ou ses proches : « Il sera dit aux enfants le jour de la résurrection : Entrez au Paradis. Ils diront : Notre Seigneur, [pas] à moins que nos pères et mères n’y entrent. Allah le Tout-Puissant dira : Pourquoi est-ce que je les vois hésiter à entrer au Paradis ? Ils diront : Seigneur, nos pères et nos mères. Allah dira : Entrez au Paradis, vous tous et vos parents. » Musnad Aḥmad, n° 16523.
  • La souffrance peut avoir lieu pour purifier le croyant de ses péchés afin qu’il rencontre Dieu sans péchés et donc sans aucune punition dans la prochaine vie : « Ô Messager d’Allah, qui parmi les gens est le plus éprouvé ? ». Il répondit :  » Les Prophètes, puis les meilleurs et les meilleurs suivants. Un homme sera testé en fonction de son niveau d’engagement religieux. Si son engagement religieux est solide, son épreuve sera plus sévère, mais s’il y a une faiblesse dans son engagement religieux, il sera éprouvé selon son niveau d’engagement religieux. Et la calamité continuera à s’abattre sur une personne jusqu’à ce qu’elle marche sur la terre sans aucun péché sur elle. » Jāmiʿ al-Tirmidhī, n° 2398.
  • La souffrance peut avoir pour but d’accroître la gratitude de l’être humain pour tout ce qu’il a pris pour acquis (par exemple, la bonne santé).
    Le Coran Sourate 14-Abraham (Ibrahim) Verset 7 :
            
    Et lorsque votre Seigneur proclama: «Si vous êtes reconnaissants, très certainement J’augmenterai [Mes bienfaits] pour vous. Mais si vous êtes ingrats, Mon châtiment sera terrible».
    وَإِذْ تَأَذَّنَ رَبُّكُمْ لَئِن شَكَرْتُمْ لَأَزِيدَنَّكُمْ ۖ وَلَئِن كَفَرْتُمْ إِنَّ عَذَابِي لَشَدِيدٌ
  • La souffrance peut survenir pour développer l’humilité et la soumission dans le cœur de celui qui est devenu arrogant et orgueilleux.
  • La souffrance peut être un moyen d’accéder à un bien supérieur, comme la bravoure.
  • La souffrance peut survenir pour rappeler l’insignifiance de cette vie.
  • La souffrance peut survenir en raison de la méchanceté des êtres humains qui abusent de leur libre arbitre.
  • La souffrance peut survenir afin de révéler le vrai visage des gens (les uns envers les autres):
    Le Coran Sourate 29-L'araignée (Al-Ankabut) Versets 2-3 :
            
    Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire: «Nous croyons!» sans les éprouver?
    أَحَسِبَ النَّاسُ أَن يُتْرَكُوا أَن يَقُولُوا آمَنَّا وَهُمْ لَا يُفْتَنُونَ
            
    Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.
    وَلَقَدْ فَتَنَّا الَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ ۖ فَلَيَعْلَمَنَّ اللَّهُ الَّذِينَ صَدَقُوا وَلَيَعْلَمَنَّ الْكَاذِبِينَ
  • La souffrance peut survenir afin de fortifier spirituellement et émotionnellement le croyant, car chaque difficulté d’aujourd’hui renforce l’être humain pour demain.
  • La souffrance peut survenir pour que les gens tirent des leçons des erreurs des nations et des peuples précédents.
    Le Coran Sourate 10-Jonas (Yunus) Verset 92 :
            
    Nous allons aujourd’hui épargner ton corps, afin que tu deviennes un signe à tes successeurs. Cependant beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à Nos signes (d’avertissement).
    فَالْيَوْمَ نُنَجِّيكَ بِبَدَنِكَ لِتَكُونَ لِمَنْ خَلْفَكَ آيَةً ۚ وَإِنَّ كَثِيرًا مِّنَ النَّاسِ عَنْ آيَاتِنَا لَغَافِلُونَ
  • La souffrance peut être l’occasion pour le croyant de gagner la satisfaction d’Allah: »Une grande récompense s’accompagne de grandes épreuves. Lorsqu’Allah aime un peuple, Il le met à l’épreuve, et celui qui l’accepte atteint Son agrément, tandis que celui qui manifeste son mécontentement encourt Sa colère. » Jāmiʿ al-Tirmidhī, n° 2396.

Bien qu’il existe de nombreuses autres théodicées possibles, la solution principale du paradigme islamique tourne autour de l’illimitation de la Sagesse et de la Connaissance de Dieu par rapport à notre connaissance extrêmement limitée, ainsi que du Discours de Dieu (c’est-à-dire le Coran) comme source d’élucidation de la Sagesse, de la Connaissance, de la Miséricorde et de la Permission de Dieu.

Le problème du Mal est un argument contre l’athéisme

Il est regrettable de voir de nombreux croyants coincés dans le rôle de l’accusé lorsqu’il s’agit du problème du mal, permettant à l’athée d’assumer le rôle d’interrogateur dans la conversation.

En réalité, le problème du mal est un problème pour les athées. Les athées qui s’interrogent pourquoi le mal existe révèlent de nombreuses incohérences dans leur vision du monde. Pour mieux comprendre ces incohérences citons d’abord les implications du credo de l’athéisme , tel que formulé par William B.Provine , professeur de biologie athée mort en 2015 :

Il n’y a pas de dieux, pas de forces réfléchies d’aucune sorte, pas de vie après la mort. Quand je mourrai, je suis absolument certain que je vais être complètement mort. C’est tout, ça va être la fin du moi. Il n’y a pas de base ultime pour l’éthique, pas de sens ultime dans la vie, et pas de libre arbitre pour les humains, non plus.

Provine, W.B., Darwinism: Science or Naturalistic Philosophy? The Debate at Stanford University, William B. Provine (Cornell University) and Phillip E. Johnson (University of California, Berkeley), videorecording © 1994 Regents of the University of California.

Lorsque l’athée vient ensuite poser la question : « pourquoit tant de mal dans ce monde » il entre en contradiction flagrante avec son propre crédo :

  • Tout d’abord, demander « pourquoi » implique que l’on suppose qu’il devrait y avoir une explication, révélant la conviction subconsciente de toutes ces personnes que nos vies ont une signification. Alors que normalement selon l’athéisme , il n’y a pas de sens ultime à la vie , et nous devrions tous nous soumettre tous à un nihilisme indifférent au bien et au mal.
  • Ensuite , pour qualifier quelque chose de Mal révèle que les athées se voient comme des créatures morales, mais cette qualité immatérielle de la moralité n’a aucune place dans la vision des athées puisque selon l’athéisme il n’y a pas de base ultime pour l’étique et donc l’athée se contredit en considérant « mal » les crimes et « bien » les bonnes actions.
  • L’athéisme qui nie que l’homme possède un libre arbitre, ne peut se permettre de juger qu’une personne soit mauvaise ou ait commis de mauvaises actions, car cette personne serait selon eux assujettie à ses propres gênes et hormones, c’est ce que Confirme Richard dawkins, le grand prêtre de l’athéisme contemporain qui selon sa vision matérialiste n’arrive pas à culpabiliser Hitler pour les maux qu’il a causés : « Qu’est-ce qui nous empêche de dire qu’Hitler n’avait pas raison ? Je veux dire, c’est une question vraiment difficile.« [« Richard Dawkins, the Atheist Evangelist », by Larry Taunton, byFaith (18 December 2007)]
  • Une autre facette de la discussion sur le mal implique la question : « Le mal objectif existe-t-il ? Prétendre qu’un événement ou une action est objectivement (c’est-à-dire factuellement) mauvais nécessite une norme factuelle de ce qui est bon. Comme C. S. Lewis l’a expliqué : « Un homme n’appelle pas quelque chose « tordue » à moins qu’il n’ait une idée d’une ligne droite. »[C. S. Lewis, Mere Christianity (New York: HarperCollins, 2009), 38.] Qu’est-ce qui est objectivement bon et qu’est-ce qui est objectivement mauvais ? Qu’est-ce que la justice et l’injustice ? Si l’athée rejette l’existence de Dieu, alors la moralité objective – bien et mal – est simultanément rejetée. Ainsi, toutes les occurrences et actions sont des questions de préférence, pas des questions de fait. En d’autres termes : si le mal objectif n’existe pas, alors ce dont une personne se plaint à l’égard de Dieu est une question de préférence personnelle et de désir, et non un mal factuel.

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