Mon grain de Sel

Alcool, quand tu nous Tiens…

« Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis: ‹Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité› ». Coran 2.219

Pourquoi les Jeunes Boivent-ils ?

 Trois spécialistes répondent : la chercheuse Marie Choquet*, le professeur Michel Reynaud ** et l’alcoologue Jean-Paul Jeannin***

      Les jeunes d’aujourd’hui boivent-ils réellement plus ? Non, la consommation globale d’alcool des jeunes semble stabilisée depuis quelques années. Mais les moins de 25 ans, tous milieux sociaux confondus, boivent beaucoup plus d’alcools forts dans un but affiché : la recherche d’ivresse. Depuis quinze ans, le nombre d’ivresses a augmenté de 30% dans cette tranche d’âge. Le modèle latin (la consommation élevée de vin pendant les repas), longtemps dominant, est dépassé par le modèle anglo-saxon. «Aujourd’hui, on ne boit plus à table. Mais on se défonce à la bière ou aux alcool forts le samedi soir», explique Jean-Paul Jeannin. Un nombre croissant de jeunes recherchent dans l’alcool l’effet d’une drogue et l’associent fréquemment à d’autres substances : médicaments psychotropes, cannabis, héroïne, LSD. Aussi inquiétant, le premier contact avec l’alcool se fait, apparemment, de plus en plus tôt. «On voit des gamins de 9-10 ans, souvent issus de milieux difficiles, prendre des cuites à la bière», assure Michel Reynaud. Enfin, si les filles continuent de boire moins d’alcool que les garçons, l’écart entre les deux sexes se resserre. Comment expliquer la défonce du samedi soir ? Dans l’imaginaire collectif, l’alcool est un produit associé à la fête, au plaisir. Valorisé socialement, il s’inscrit dans nos comportements ordinaires. Jean-Paul Jeannin multiplie les exemples : «Pourquoi n’offre-t-on pas du thé à la menthe à l’heure de l’apéritif ? Pourquoi parle-t-on de « vin d’honneur » et non pas de jus d’orange d’honneur ? Tout ceci n’est pas neutre.» «L’alcool est symbole de l’entrée dans le monde adulte et facteur de socialisation. Rien d’étonnant que les jeunes aient envie de boire», ajoute le psychiatre. Ces dernières années, l’alcool est aussi devenu beaucoup plus accessible. La loi n’est pas appliquée. Un adolescent peut aller dans un bar, un supermarché, et se procurer de la vodka ou du whisky. Et, avec les premix et les bières à 10 degrés, les alcooliers ont su séduire cette jeune clientèle, au pouvoir d’achat en augmentation. Marie Choquet insiste sur le mal-être de la génération actuelle : «La défonce est d’abord associée aux difficultés des adolescents.» Mais la chercheuse refuse toute stigmatisation : «Cessons de regarder les jeunes à la loupe. Ceux qui boivent le plus, c’est quand même nos vieux.» Jean-Paul Jeannin acquiesce. Pour lui, l’alcoolisation des moins de 25 ans est inséparable de celle du reste de la société. «Les Français sont parmi les plus gros consommateurs d’alcool et de psychotropes au monde. Comment voulez-vous qu’une société inquiète et intoxiquée ne produise pas une jeunesse intoxiquée ?» Quels sont les risques d’une consommation précoce ? D’abord les accidents de la route. Un taux d’alcoolémie supérieur à 0,5 g/l (environ 3 verres de vin) multiplie les risques d’accident par deux ; avec un taux de 1 g/l, le risque est décuplé. Les spécialistes plaident pour des contrôles renforcés à la sortie des bars et des boîtes de nuit le week-end. Une forte consommation d’alcool engendre aussi des comportements violents. Michel Reynaud rappelle que 50% des crimes et délits, en particulier les viols, sont commis sous l’emprise de l’alcool. Marie Choquet s’inquiète du nombre de «rapports sexuels non voulus et non protégés chez les jeunes filles qui boivent». Mais elle reste globalement optimiste : «Vers l’âge de 25 ans, à l’entrée de la vie professionnelle et familiale, la majorité des jeunes reviennent à une consommation normale.» Seul Jean-Paul Jeannin souligne réellement le risque de dépendance. «Aujourd’hui, on commence à accueillir dans les CHAA [Centres d’Hygiène alimentaire et d’Alcoologie] des alcoolo-dépendants qui ont 22-23 ans.» Surtout, les adultes qui ont bu à l’excès durant leur jeunesse seront plus enclins à se raccrocher à l’alcool en cas de coup dur, perte d’emploi ou divorce. L’alcoologue conclut : «On ne peut pas flirter avec des alcoolisations massives sans prendre des risques de dépendance, surtout chez un individu qui, au départ, a des fragilités biologiques ou psychiques. Une chose est sûre : nous sommes tous inégaux devant l’alcool
 

Propos recueillis par Sophie des Déserts (*) Chercheur à l’Inserm (Institut national de la Santé et de la Recherche médicale). (**) Professeur de psychiatrie au CHU de Clermont-Ferrand, auteur avec Philippe-Jean Parquet du rapport « les Personnes en difficulté avec l’alcool », publié en mars. (***) Alcoologue, enseignant à l’ENS (Ecole normale sociale).

Des Chiffres…

L’Européen boit entre 6 et 14 litres d’alcool pur par an, la palme étant détenue par les Français (14,1 litres) et les Luxembourgeois (14,6 litres). Réalistes pour la plupart des pays cités, les chiffres cités par l’ANPA sont cependant à prendre avec précaution car la fabrication et la consommation de boissons fabriquées clandestinement échappe à toutes les statistiques.

Taxés à 20,6 %, les vins et alcools ont rapporté un peu moins de 16 milliards de francs à l’Etat et la vignette spéciale frappant les boissons contenant plus de 25 % d’alcool a permis de verser directement 2,3 milliards supplémentaires à la « sécu ».

Des chiffres sans commune mesure avec le coût médical de l’alcoolisme. Selon l’INSERM, la mortalité par psychose alcoolique a diminué presque de moitié en trente ans, de 18.000 morts en 1960 à 11.000 en 1997 mais l’alcool coûte tout de même 65 milliards de francs en traitements, 8 milliards en hospitalisations et 500 millions pour les centres de désintoxication. Et si – comme vient de le faire l’économiste Pierre Kopp – on ajoute à la facture le « coût social » de l’alcool (pertes de productivité engendrées par les décès et absentéisme), on aboutit à la somme de 115 milliards de francs.

Ce que l’Alcool nous apporte

Il y a quelques années, on nous a dit que les Français avaient le plus faible risque de maladies cardio-vasculaires grâce à la consommation de vin rouge. Ce qu’on a oublié de dire est que les Français ont le pourcentage le plus élevé au monde d’alcoolisme, cancer du foie et cancer du pancréas. Le corps humain n’a PAS besoin d’alcool.

Aux Etats-Unis, chaque année, ce sont 400 milliards de dollars qui sont dépensés dans la publicité pour alcool et 100 milliards de dollars dépensés pour remédier aux dommages dus à l’alcool. Ce sont au moins 100,000 morts par an et un taux de 40% de lycéens qui boivent trop. Si l’alcool réduisait le risque de maladies cardio-vasculaires, les Américains devraient être les personnes les plus saines au monde. Au lieu de cela, les Etats-Unis sont le pays qui a les taux de maladies cardio-vaculaires, diabètes et cancers les plus élevés au monde ! (source : American Medical Association).

Une étude allemande a montré les effets de l’alcool sur les foetus quand le père boit : malformations physiques, dommages cérébraux, etc. La conclusion de l’étude est qu’il faudrait arrêter de boire de l’alcool 2 à 3 mois avant la conception du bébé.

A la vôtre!

Boire avec modération? Est-ce possible?

Quand on parle aux « buveurs », des dangers de l’alcool, la première réaction que l’on obtient est « le problème n’est pas l’alcool mais la quantité que l’on absorbe. Si on boit avec modération il n’y a aucun problème ».

Mais qu’entend-on par « modération » ? Certaines personnes disent qu’un ou deux verres de vins par jour est le maximum, tandis que d’autres acceptent un petit cognac ou 3 bières.

A vrai dire, « modération » ne veut rien dire et n’est pas applicable car nous sommes tous inégaux devant l’alcool.

Alors que Gérard a besoin de 3 scotchs, 3 bières et 2 vodka pour commencer à se sentir « bizarre », une seule bière est suffisante pour Michelle.

On ne peut pas fixer de limite de consommation au-delà de laquelle l’alcool est dangereux, pour la simple raison que cette limite est variable selon la personne concernée. Cette limite, si elle pouvait être définie, dépendrait du sexe de la personne, de son âge, de son poids et de sa taille, de sa santé, de son patrimoine héréditaire, de son « expérience » dans le domaine, etc.. En clair, chaque personne aura besoin d’une limite personnelle. On peut alors voir qu’il est totalement absurde de parler d’un maximum de 2 verres de vin ou de 1mg/L dans le sang. Si l’on fixe une limite, il faudra bien se rendre compte qu’en faisant cela, on « oublie » une partie de la population, pour qui cette limite est synonyme de « cuite ».

Tout cela est sans compter sur la dépendance.

On ne peut donc pas fixer de dose limite et boire « avec modération » ne signifie rien de concret.
L’alcool est dangereux dès la première goutte.
Si la dependance n’existait pas, les problèmes d’alcoolisme n’existeraient pas.
N’oubliez pas que l’alcool a tout son temps pour s’occuper personnellement de vous.

A-t-on besoin d’en savoir plus pour s’en éloigner?

L’alcool paralyse les sens,
L’alcool fait vomir,
L’alcool rend malade,
L’alcool tue,
L’alcool donne une image misérable de la personne que vous êtes,
L’alcool transforme le plus gentil des hommes en un monstre violent qui insulte et frappe tout ceux qui l’entourent,
L’alcool brise les couples,
L’alcool dissout les mariages,
L’alcool a tout son temps pour s’occuper de vous et de vos enfants.

Continuez à croire que vous êtes maître de vous-même.

Ça ne me concerne pas car je ne bois pas

Vous n’avez pas besoin de boire pour devenir une victime de l’alcool.

L’alcool peut vous tuer ou tuer l’un de vos proches ou l’un de vos amis sans même que ce dernier ait touché un verre. Les accidents de la route ne tuent pas que des buveurs. Beaucoup d’innocents trinquent. La même chose se produit avec les gens qui respirent les fumées de cigarettes alors qu’ils ne fument pas.

L’alcool peut gâcher votre vie ou celle de votre moitié. La majorité des agressions sexuelles (et des violences en général) sont commises sous l’emprise de l’alcool. C’est facile :  « Pas d’alcool = plus de 50% de viols en moins ».

L’alcool peut faire de vous une « victime innocente ».

A vous de choisir.

Si vous voulez rester muet quand des gens partout autour de vous peuvent tuer ou violer vos proches, c’est votre choix.
 

Il n’y a de Puissance ni de Force qu’en Allah.
Wassalamou Alaikoum,
Abdurrachid.

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